GenerationLibre

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GenerationLibre, parfois orthographié Génération Libre et abrégé GL, est un laboratoire d'idées français d'obédience libérale fondé en 2013 par le philosophe et écrivain Gaspard Koenig et présidé depuis septembre 2025 par Nathalie Janson.

Faits en bref Fondation, Sigle ...
GenerationLibre
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
GLVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
GénéralisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Présidente
Nathalie Janson (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Idéologie
Site web
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Conférence donnée à Sciences-Po Lille par Gaspard Koenig, fondateur de GenerationLibre, en mai 2019.

Prises de position

  • Éducation : Dans sa note « Révolutionner les frais d’inscription », GenerationLibre propose de s’inspirer du système de frais d’inscription mis en place par l’État américain du Colorado : les étudiants ne payent pas de frais d’inscription dans l’enseignement supérieur, et versent en contrepartie un pourcentage de leur revenu ultérieur pendant une certaine durée[1].
  • Entreprises : Cette rubrique rassemble plusieurs publications en faveur de la baisse des aides publiques aux entreprises françaises ainsi que la baisse de leur charge fiscale[2], dont l'objectif serait de réduire les freins à l'innovation et de rendre ces entreprises plus compétitives sur le marché international. GenerationLibre défend également la libre concurrence des échanges et soutient à ce titre la fin de l'oligopole bancaire[3] et du monopole des autoécoles[4].
  • Environnement : Dans ses travaux, GenerationLibre tente de montrer qu'il est possible de concilier libéralisme et préservation de l'environnement. Le laboratoire d'idées propose notamment de supprimer les subventions aux énergies fossiles, et d'instaurer un prix carbone au niveau européen[5].
  • Europe : GenerationLibre est un laboratoire d'idées pro-européen[6]. Dans l'optique des élections européennes de 2019, le laboratoire d'idées a rassemblé les textes de sept personnalités, journalistes, politiques et universitaires qui évoquent les défis auxquels est confrontée l'Union européenne[7]. Plus généralement, le laboratoire d'idées est favorable à une poursuite de l'intégration européenne, défend la libre-circulation des travailleurs et a réfléchi à la création d'un statut d'auto-entrepreneur européen[8].
  • Justice : GenerationLibre souhaite une réforme du système carcéral français qu'il juge trop punitif, et privilégie le développement des prisons ouvertes[9]. Cette réforme a fait l'objet d'échanges avec Yaël Braun-Pivet et d'une question au gouvernement de Pierre Morel-À-L'Huissier.
  • Numérique : GenerationLibre défend le développement des outils numériques et encourage la France à engager une politique de robotisation de sa production[10]. Parallèlement, le think tank propose la patrimonialité des données numériques pour protéger l'individu face aux entreprises du numérique[11].
  • Réforme de l'État : GenerationLibre a formulé un certain nombre de propositions qui visent à responsabiliser les citoyens face à un État qui les infantiliserait. Le laboratoire d'idées se présente comme très décentralisateur. À ce titre, il propose que les collectivités territoriales puissent acquérir leur autonomie fiscale, et qu'elles aient également la possibilité de s'autosaisir des compétences de leur choix. Le think tank défend une simplification du droit[12], l'abandon du statut général des fonctionnaires[13], et la mise en place d'une consultation budgétaire citoyenne intégrée à la procédure budgétaire. Lors de la déclaration de ses revenus, le contribuable pourrait donner un avis sur la façon dont se répartit le budget de l’État.
  • Social : GenerationLibre soutient l'idée de protéger l'individu plutôt que le statut. Dans cette logique, le think tank propose de remplacer les allocations familiales actuelles par un forfait unique par enfant, ou encore d'instaurer un revenu universel[14],[15],[16].
  • Société : En faveur d'une société plus libre, GenerationLibre défend la liberté d'expression, la libre disposition de soi[17], qui comprend notamment la légalisation de la gestation pour autrui[18] ou de l'euthanasie[19], et la légalisation du cannabis[20]. GenerationLibre milite également pour la suppression de la réserve héréditaire[21].
  • Travail : GenerationLibre propose de redéfinir le contrat de travail[22], en substituant à la notion de subordination juridique, celle de coopération. Pour le think tank, le Code du travail doit être modernisé pour adapter le droit aux transformations du marché du travail, sur la base du constat que ce n'est plus le lien hiérarchique qui prévaut entre le salarié et l'employeur, mais une relation de coopération dans une trajectoire de formation de l'individu tout au long de son parcours professionnel.

Distinctions

GenerationLibre est présent dans deux catégories du classement international du Global Go To Think Tank de l'Université de Pennsylvanie en 2019 : "2019 Top Think Tanks in Western Europe" et "2019 Top Think Tanks with Annual Operating Budgets of Less Than $5 Million USD"[23].

Critiques

Dans un article du Monde de 2013, Marc Roche déclare que la création de GenerationLibre allait « à contre-courant » de son temps[24].

Dans un article de 2017, le journal L'Humanité qualifie GenerationLibre de « think tank de la loufoquerie »[25].

Liens avec d'autres associations

Dans les années 2010, la branche française de Students for Liberty investit notamment GenerationLibre[26].

Notes et références

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