Genkan
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Le genkan (玄関, littéralement « porte de la connaissance profonde[1] »), au Japon, est un vestibule situé à l'entrée des logements, des temples bouddhistes, des bains et d'autres types bâtiments, dans lequel on retire ses chaussures.
La coutume de retirer ses chaussures avant d'entrer dans un logement date au moins de l'époque de Heian (794-1185)[2]. En effet, des rouleaux de peinture de cette époque montrent des nobles de cour sans chaussures dans leurs résidences. Il se pourrait même que cette coutume date de la période Yayoi (environ 800-400 av. J.-C. - 250 apr. J.-C.)[3].
Dans les temples zen, le genkan se trouvait à l'entrée, et signalait à celui qui le franchissait qu'il devait se soumettre aux préceptes zen[réf. nécessaire]. Vers le XVIIe siècle, des samouraïs s'inspirèrent de ces temples en faisant construire un genkan devant leurs maisons. Cet élément se répandit ensuite dans les maisons de la bourgeoisie et dans toutes les habitations japonaises[1]. L'intérieur de la maison étant considéré comme « pur » (propre) par rapport au monde extérieur rempli de souillures (sale), le genkan permet de marquer la limite entre les deux zones[3].
À partir des années 1950 — moment où leur mode de vie s’est occidentalisé, avec des logements équipés d'une salle à manger avec table, chaises hautes et parquet — les Japonais ont adopté les chaussons d'intérieur[3].
