Get Shorty
film de Barry Sonnenfeld, sorti en 1995
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Get Shorty (parfois sous-titré Stars et truands en France), ou C'est le petit qu'il nous faut au Québec, est un film américain réalisé par Barry Sonnenfeld et sorti en 1995. Il est adapté du roman ZigZag Movie (Get Shorty) d'Elmore Leonard, publié en 1990.
| Titre québécois | C'est le petit qu'il nous faut |
|---|---|
| Titre original | Get Shorty |
| Réalisation | Barry Sonnenfeld |
| Scénario | Scott Frank |
| Musique | John Lurie |
| Acteurs principaux |
John Travolta Gene Hackman Rene Russo Danny DeVito |
| Sociétés de production |
MGM Jersey Films |
| Pays de production |
|
| Genre | comédie noire |
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 1995 |
Série
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le film met en vedette John Travolta, Gene Hackman, Rene Russo, Delroy Lindo, James Gandolfini, Dennis Farina et Danny DeVito. Le premier y incarne Chili Palmer, un mafieux et usurier de Miami qui veut se recycler dans la production cinématographique à Hollywood. Le succès du film a donné naissance Une suite est sortie en 2005 : Be Cool, réalisée par F. Gary Gray. Une série télévisée, plus ou moins basé sur le même roman, lancée en 2017.
Synopsis
Chili Palmer est un prêteur sur gage de Miami. Alors que Miami connait une vague de froid, Chili est dans un restaurant avec son ami Tommy Carlo. Passionné de cinéma, Chili se plaint d'une salle de cinéma qui va bientôt fermer. Il y croise Ray Barboni — alias « Bones » —, qui travaille pour un boss de la mafia locale, Jimmy Capp.
En voulant récupérer son manteau en cuir, offert par son ex-femme, l'employé du vestiaire l'informe que Bones le lui a emprunté. Chili se rend chez Bones, lui casse le nez et récupère son manteau. Fou de rage, Ray veut le tuer et se rend au Rich's Barber Shop que gère Chili. Il pense le surprendre mais Chili lui tire une balle qui blesse Bones au cuir chevelu. Bones se plaint à son patron, Jimmy Capp. Ce dernier lui rétorque que Chili bosse pour Momo à Brooklyn et que ce n'est pas son problème. Mais le soir suivant, Momo meurt d'une crise cardiaque, lors d'une surprise organisée pour son anniversaire.
Quelques jours plus tard, Bones a repris les affaires de Momo. Il charge Chili de récupérer la dette de Leo Devoe, un de ses emprunteurs, mort dans un accident d'avion. Mais lorsque Chili interroge Fay, la veuve, il découvre que Leo n'était pas dans l'avion. Fay a reçu de l'argent en dédommagement de la mort accidentelle de son ami, que ce dernier a ensuite joué à Las Vegas.
Chili se rend donc dans le Nevada pour retrouver Leo. Il y s'informe auprès de Dick Allen, le patron du casino. Ce dernier lui demande de se rendre à Los Angeles. Chili atterrit donc dans la « Cité des Anges ». Alors qu'il avait demandé une belle Cadillac, l'agence de location lui fournit une... Oldsmobile Silhouette. Chili est chargé par Dick Allen de récupérer 150 000 $ que doit Harry Zimm, un producteur de films de série B. En pleine nuit, il s'introduit chez le producteur pour réclamer à celui-ci ce qu'il doit. Cependant, il sympathise rapidement avec lui, et lui raconte son histoire. Chili et Harry se mettent d'accord pour en faire un film, même si Chili n'a pas encore le fin mot de histoire. Ils sont interrompus par la petite amie de Harry, la Scream Queen Karen Flores. Harry demande alors à Chili de l'aider.
Pendant ce temps, à l'aéroport international de Los Angeles, le trafiquant de drogue Bo Catlett doit remettre 500 000 $ à Yayo Portillo, envoyé par un certain M. Escobar, son fournisseur de drogue. Décelant la présence d'agents de la DEA, il met la somme dans un casier de l'aéroport. Officiellement loueur de limousines, Bo investit de l'argent dans des films de monstres produits par Harry. Bo travaille avec Ronnie Wingate et un ancien cascadeur nommé Bear.
Au volant de sa Mercedes-Benz 220 SE cabriolet, Harry révèle à Chili qu'il a perdu à Las Vegas les 500 000 $ prêtés par Bo. Il lui fallait cet argent pour acheter un script qu'il juge très bon, Mister Lovejoy écrit par son vieil ami Murray Saffrin, aujourd'hui décédé. Harry veut en faire son chef-d'œuvre, avec en vedette la star du moment Martin Weir. Dans les bureaux de la société Zimm Filmz, Chili tente d'aider Harry face aux loueurs de limousines et se fait passer pour son associé. Mais le producteur ne suit que très peu les conseils du prêteur sur gages et évoque leur projet Mister Lovejoy. Bo semble plus intéressé par ce film que par le film de monstres de Harry sur lequel il a investi.
À Miami, Bones apprend toute l'histoire auprès de la veuve de Leo. Pendant ce temps, à Vegas, Chili retrouve Leo et lui reprend les 300 000 dollars. Il se rend ensuite dans les bureaux de Harry, où Bo s'est introduit par effraction pour lire en cachette Mister Lovejoy. Le trafiquant fait part à Chili de son envie de faire le film. Mais Chili le rembarre.
Chili se rend ensuite au cinéma voir La soif du mal. Il y croise Karen, qui lui explique vouloir produire le film avec Martin Weir, son ex-mari, en tête d'affiche. Pendant ce temps, Yayo, paranoïaque, n'a toujours pas récupéré la somme dans le casier de l'aéroport. Il se rend alors chez Bo, qui l'abat froidement. Avec Bear, Bo commence à envisager de tuer Chili pour pouvoir produire seul Mister Lovejoy et ainsi devenir un producteur à succès.
Accompagné de Karen, Chili rencontre Martin et découvre que sa petite-amie, Nicki, est une vieille connaissance de Miami. Chili raconte alors son histoire à l'acteur star, qui semble très intéressé par le rôle du prêteur sur gages. De son côté, Harry est à nouveau approché par Bo à propos du film et souhaite lui prêter 500 000 $ de plus. Toujours gaffeur, Harry raconte l'histoire de Leo. Bo lui remet la clef de la consigne de l'aéroport pour récupérer la somme. Il demande à Harry d'envoyer Chili récupérer l'argent pour qu'il se fasse arrêter. Le soir, Harry reçoit la visite de Doris Saffrin, la veuve de Murray. Il tente, sans succès, de faire baisser un peu le prix du scénario de Mister Lovejoy. Se prenant pour Chili, Harry contacte Bones pour le faire chanter et récupérer ses 300 000 $.
Le lendemain, Chili se rend à l'aéroport et y remarque les agents de la DEA, et ne tombe pas dans le piège. Il demande à un jeune homme de mettre un sac dans la consigne C17, mitoyenne de la C18 renfermant l'argent du deal de drogue. Il récupère ensuite son sac mais les fédéraux l'arrêtent pensant qu'il a pris le contenu de la consigne C18. Au même moment, Bones arrive à l'aéroport ; tout comme M. Escobar qui est à la recherche de son neveu et surtout de son argent.
Harry Zimm reçoit ensuite la visite de Bones Barboni dans ses bureaux. Le mafieux lui demande où sont Chili, Leo et l'argent. Il s'énerve et frappe violemment Harry. Bones tue Ronnie Wingate, l'associé de Bo, en faisant croire que c'est Harry qui a tiré. De son côté, Escobar met la pression à Bo pour retrouver Yayo. Le loueur de limousines lui parle de l'argent dans la consigne.
Chili se rapproche de Karen Flores. Il lui révèle qu'il envisage d'appeler son film Stars et truands. Ils font l'amour puis sont appelés en urgence par Doris : Harry a été hospitalisé au Cedars-Sinai Medical Center et est dans un sale état et accusé d'avoir tué Ronnie.
Bo menace Bear, qui veut tout abandonner. Sous pression, Bo veut prendre Karen en otage, pour obliger Chili à lui donner l'argent de Leo. De leur côté, Chili, Karen et Harry déjeunent avec Martin pour parler du film. L'acteur semble vraiment habité par l'idée de jouer un prêteur sur gages. Le soir, Bo s'introduit chez Karen et menace Chili pour récupérer les 300 000 $ volés par Leo. Bo kidnappe Karen et fixe rendez-vous à Chili dans sa luxueuse propriété de Laurel Canyon. Chili s'y rend ensuite avec la somme demandée. Avec la complicité de Bear, il parvient à se débarrasser de Bo.
Chili retourne à son hôtel, où l'attend Barboni, venu récupérer les 300 000 dollars. En fouillant Chili, il trouve la clef de la consigne C18. Chili laisse entendre que l'argent de Leo s'y trouve. Barboni considère alors que le conflit entre eux est désormais enterré et se rend peu après à l'aéroport, pour récupérer l'argent et se fait arrêter par les agents de la DEA.
Finalement, Zimm et Chili tournent un film sur les aventures de Chili à Las Vegas, réalisé par Penny Marshall, avec Harvey Keitel dans le rôle de Barboni et Martin Weir dans le rôle de Chili. Mais Chili et Karen ne sont pas satisfaits du casting de Martin Weir et regrettent qu'il ne ressemble pas plus à Mel Gibson. Ils quittent le studio pour se rendre dans un bon restaurant.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original et français : Get Shorty
- Sous-titre français : Stars et truands
- Titre québécois : C'est le petit qu'il nous faut
- Réalisation : Barry Sonnenfeld
- Scénario : Scott Frank, d'après le roman ZigZag Movie (Get Shorty) d'Elmore Leonard
- Musique : John Lurie, avec la participation de Billy Martin
- Direction artistique : Steve Arnold
- Décors : Peter S. Larkin
- Costumes : Betsy Heimann
- Photographie : Donald Peterman
- Montage : Jim Miller
- Production : Danny DeVito, Michael Shamberg et Stacey Sher
- Coproduction : Graham Place
- Production associée : Susan Ringo
- Production déléguée : Barry Sonnenfeld
- Sociétés de production : Jersey Films et Metro-Goldwyn-Mayer
- Sociétés de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer (États-Unis), United International Pictures (France)
- Budget : 30 000 000 USD[1]
- Pays de production :
États-Unis - Langue originale : anglais
- Format : couleurs - 35 mm - 1.85:1- son Dolby Digital et DTS
- Durée : 105 minutes
- Genre : comédie noire
- Dates de sortie[2] :
- États-Unis :
- Belgique, France :
Distribution
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- John Travolta (VF : Renaud Marx et VQ : Jean-Luc Montminy) : Chili Palmer
- Gene Hackman (VF : Jacques Richard et VQ : Yvon Thiboutot) : Harry Zimm
- Rene Russo (VF : Véronique Augereau et VQ : Hélène Mondoux) : Karen Flores
- Danny DeVito (VF : Daniel Russo et VQ : Ronald France) : Martin Weir
- Bette Midler (VF : Michèle Bardollet et VQ : Anne Caron) : Doris (non créditée au générique)
- Dennis Farina (VF : Michel Fortin et VQ : Yves Corbeil) : Ray « Bones » Barboni
- Delroy Lindo (VF : Pascal Renwick et VQ : Victor Désy) : Bo Catlett
- Miguel Sandoval : Escobar
- James Gandolfini (VF : Bruno Carna et VQ : Mario Desmarais) : Bear
- Jon Gries (VF : Philippe Peythieu) : Ronnie Wingate
- David Paymer (VF : Daniel Lafourcade) : Leo Devoe
- Martin Ferrero (VF : Gilbert Lévy) : Tommy Carlo
- Linda Hart (en) (VF : Marie Vincent) : Fay Devoe
- Bobby Slayton (en) (VF : Hervé Bellon) : Dick Allen
- Jacob Vargas (VF : Emmanuel Garijo) : Yayo Portill
- Barry Sonnenfeld : un portier de l'hôtel (caméo)
- Patrick Breen (VF : Éric Missoffe) : le médecin résident
- Harvey Keitel (VF : Bernard-Pierre Donnadieu) : lui-même interprétant Ray « Bones » Barboni dans le film (caméo non crédité au générique)
- Penny Marshall (VF : Marie-Laure Beneston) : la réalisatrice du film (caméo non crédité au générique)
- Alex Rocco (VF : Patrick Messe) : Jimmy Capp
- Vito Scotti (VF : Mario Santini) : le directeur du Vesuvio
Production
Développement
Le studio voulait à l'origine que le film soit réalisé par Quentin Tarantino[6]. Deux ans plus tard, Quentin Tarantino adaptera un autre roman d'Elmore Leonard, Rum Punch, pour son 3e film Jackie Brown. De plus, c'est Quentin Tarantino lui-même qui a convaincu John Travolta d'accepter le rôle, car ce dernier l'avait dans un premier temps refusé[7]. Par ailleurs, la MGM rechignait à l'idée de s'appuyer trop fortement sur les dialogues originaux du roman. Des exécutifs ont donc fait pression sur Barry Sonnenfeld et le scénariste Scott Frank pour qu'ils suppriment plusieurs passages et les remplacent par des dialogues plus génériques et moins imagés. Une fois lié au film, John Travolta exige que le studio conserve le scénario original intact, avec les dialogues du roman d'Elmore Leonard[7].
Attribution des rôles
Michael Keaton, Bruce Willis, Warren Beatty, Robert De Niro, Al Pacino et Dustin Hoffman ont été envisagés pour le rôle de Chili Palmer[6],[7]. Ben Stiller a joué dans le film mais sa scène a été coupée. Il jouait le rôle d'un jeune réalisateur de films d'horreur[6],[7].
Barry Sonnenfeld a un temps pensé à Samuel L. Jackson pour le rôle de Bo Catlett[8]. Steve Buscemi et Matthew McConaughey ont quant à eux été envisagés pour incarner Ronnie Wingate[9].
Harvey Keitel fait une très courte apparition à la fin du film. Il joue, dans le film de Chili, le personnage de Ray Barboni. C'est un exemple de film dans le film[6]. Ernest « Chili » Palmer, ami d'Elmore Leonard, fait également un caméo dans le film, dans le rôle d'un ami de Ray Barboni[6]. L'actrice-réalisatrice Penny Marshall fait une courte apparition en tant que réalisatrice du « film dans le film ».
Le rôle de Bo Catlett était à l'origine écrit pour Samuel L. Jackson, John Goodman était choisi pour incarner Bear mais déclina l'offre.
Tournage
Le tournage a eu lieu du au . Il se déroule en Californie (Los Angeles : aéroport international de Los Angeles Beverly Hills, Venice Beach ; Sony Pictures Studios de Culver City, Malibu, Marina Del Rey, Santa Monica), en Floride et à Las Vegas dans le Nevada[10].
Bande originale
The Spy Who Shagged Me
Original MGM Motion Picture Soundtrack
| Sortie | 1995 |
|---|---|
| Genre | musique de film, jazz, soul, rhythm and blues, acid jazz |
Bandes originales de Get Shorty / Be Cool
La musique du film est composée par John Lurie. l'album de la bande originale, édité par Verve Records, contient également les chansons non originales du film de divers artistes comme Us3, Morphine, Booker T. and the M.G.'s ou encore Medeski, Martin and Wood[11]. L'album est nommé aux Grammy Awards 1997 dans la catégorie meilleure composition instrumentale écrite pour un film ou une émission de télévision[12].
- Liste des titres[13]
- Us3 – Chilli Hot
- Booker T. and the M.G.'s – Green Onions
- John Lurie – Nose Punch
- John Lurie – Stink (Short Version)
- Morphine – I Had My Chance
- John Lurie – To Be Alive And In A Convertible
- Greyboy – Panacea
- John Lurie – Chili At Airport (Part 1)
- John Lurie – Vesuvio's
- Morphine – Bo's Veranda
- Booker T. and the M.G.'s – Can't Be Still
- John Lurie – Bo At Airport
- John Lurie – Romantic Walk
- Medeski, Martin and Wood – Chubb Sub
- John Lurie – Chili At Airport (Part 2)
- John Lurie – Chili And Karen At Sunset
- John Lurie – Stink
Accueil
Initialement distribué dans 1 612 salles aux États-Unis, Get Shorty prend directement la première place du box-office pour son premier week-end d'exploitation avec 12 700 007 $ de recettes[14] et garde la tête du box-office durant les deux semaines suivantes en ayant engrangé plus de 40 000 000 $ depuis sa sortie, voyant sa combinaison monter jusqu'à 2 103 salles[14]. Il totalise 72 101 622 $ en fin d'exploitation[14]. À l'international, il engrange 43 000 000 $, pour un total mondial de 115 101 622 $[14].
Le succès du film reste modéré en France, avec seulement 320 330 entrées en fin d'exploitation, où il fut distribué dans 235 salles[15].
Distinctions
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
Récompenses
- Golden Globes 1996 : meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour John Travolta[16]
- ASCAP Film and Television Music Awards 1996 : Top Box Office Film
- American Comedy Awards 1996[17] :
- Acteur le plus drôle dans un premier rôle pour John Travolta ;
- Acteur le plus drôle dans un second rôle pour Dennis Farina ;
- Actrice la plus drôle dans un second rôle pour Bette Midler.
- Southeastern Film Critics Association Awards 1996 : meilleur acteur pour John Travolta
Nominations et sélections
- Berlinale 1996 : sélection officielle, en compétition pour l'Ours d'or
- American Comedy Awards 1996 : acteur le plus marrant dans un premier rôle pour Gene Hackman
- Casting Society of America Awards 1996 : prix Artios pour le meilleur casting d'une comédie
- Edgar Allan Poe Awards 1996 : meilleur film
- Golden Globes 1996 :
- Screen Actors Guild Awards 1996 : meilleur casting
- WGA Awards 1996 : meilleur scénario adapté
- Grammy Awards 1997 : meilleure composition écrite pour le cinéma ou la télévision pour John Lurie
Clins d’œil
Le film fourmille de petits détails et d'allusions au cinéma et à la carrière des acteurs du film. Dans une scène, John Travolta dit à Rene Russo « you can't turn him [Martin Weir] into Mel Gibson ». Rene Russo a travaillé avec Mel Gibson notamment dans L'Arme fatale 3, La Rançon et L'Arme fatale 4.
Dans le livre, le producteur Harry Zimm dit à Chili qu'il veut contacter Gene Hackman pour jouer dans l'un de ses films. C'est Hackman lui-même qui incarne Zimm dans l'adaptation au cinéma[7]. Par ailleurs, selon l'écrivain Elmore Leonard, le personnage de la vedette de cinéma Martin Weir serait inspiré de Dustin Hoffman[7].
Le titre original du roman d'Elmore Leonard et du film, Get Shorty, est inspiré du nom du chauffeur dOrson Welles, George « Shorty » Chirello. Dans le film, Chili Palmer regarde le film La Soif du mal d'Orson Welles, dans une salle de cinéma. Il récite même une réplique pendant la projection[7]. Par ailleurs, le film contient de nombreuses affiches de films, notamment Casablanca (1942) de Michael Curtiz, ou mentionne divers oeuvres comme Ombres vers le sud (1932)[18].
Barry Sonnenfeld confie le rôle de Jimmy Capp, le patron de Ray Bones, à Alex Rocco. Ce dernier incarnait Moe Green dans Le Parrain (1972). Une scène le montre brièvement en train de recevoir un massage, comme Moe Green avant d'être assassiné dans le film de Francis Ford Coppola. Par ailleurs, on retrouve dans Get Shorty l'acteur Vito Scotti (dans son dernier rôle au cinéma). Il incarnait Nazarine le boulanger dans Le Parrain[7].
Lors de la scène du déjeuner, Martin Weir mentionne Eddie Solomon alias « le clown pédophile ». C'est un clin d'œil du scénariste Scott Frank à son ami Ed Solomon, qui écrira ensuite Men in Black (1997) pour Barry Sonnenfeld. Ed Saloman répliquera en y incluant une réplique faisant référence à « cet idiot de Scott Frank »[6].