Saint-Julien-du-Pinet

commune française du département de la Haute-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Julien-du-Pinet est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Julien-du-Pinet
Saint-Julien-du-Pinet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes des Sucs
Maire
Mandat
Christian GIBERT
2020-2026
Code postal 43200
Code commune 43203
Démographie
Gentilé Julipinois, Julipinoise
Population
municipale
481 hab. (2023 en évolution de +2,12 % par rapport à 2017)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 10″ nord, 4° 02′ 24″ est
Altitude Min. 637 m
Max. 1 186 m
Superficie 17,2 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Yssingeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Yssingeaux
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Saint-Julien-du-Pinet
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Saint-Julien-du-Pinet
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Voir sur la carte topographique de la Haute-Loire
Saint-Julien-du-Pinet
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Saint-Julien-du-Pinet
Fermer

Géographie

Suc de Jorance.

C’est une commune de moyenne montagne, qui culmine à 1 186 m au suc de Jorance, dans l’extrême sud de son territoire. Parmi les autres sommets situés dans la commune on peut citer le suc des Horts (914 m), le Pied de Glavenas (1 045 m, un peu au nord du piton rocheux que coiffe la chapelle de Glavenas), le suc de Charbonnière (981 m) et le suc d’Alibert (939 m). Se trouvent en partie sur le territoire de la commune le suc de Cornavy (943 m) et le suc d'Ayme (1 137 m), dont le flanc sud-ouest et ouest, respectivement, appartiennent à Saint-Julien-du-Pinet.

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Saint-Julien-du-Pinet se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 27 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, et à 11 km d'Yssingeaux[2], sous-préfecture

Les communes les plus proches[Note 2] sont[3] : Mézères (1,8 km), Rosières (4,5 km), Bessamorel (5,1 km), Beaux (5,7 km), Retournac (5,8 km), Le Pertuis (6,4 km), Yssingeaux (6,7 km), Chamalières-sur-Loire (6,9 km).

Communes limitrophes de Saint-Julien-du-Pinet
Mézères Retournac Beaux
Saint-Julien-du-Pinet Yssingeaux
Rosières Le Pertuis Bessamorel

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 879 mm, avec 8,9 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pertuis à 6 km à vol d'oiseau[10], est de 8,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 918,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Julien-du-Pinet est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Yssingeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,9 %), forêts (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (15 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 305, alors qu'il était de 297 en 2013 et de 283 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 66,2 % étaient des résidences principales, 22 % des résidences secondaires et 11,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,6 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Julien-du-Pinet en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,9 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

Davantage d’informations Typologie, Haute-Loire ...
Le logement à Saint-Julien-du-Pinet en 2018.
Typologie Saint-Julien-du-Pinet[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 66,2 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 22 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 11,8 12,4 8,2
Fermer

Toponymie

Anciennes mentions : Prior S. Juliani de Pineto (1303), Parochia S. Juliani al Pinel (1451), Prior S. Julhani de Pineto (1516), Mont-Alibert (1793)[14].

Le toponyme Saint-Julien-du-Pinet tire son origine de Julien de Brioude et de Pinet, et selon le toponymiste Ernest Nègre, il provient du francoprovençal pinet ou piné, signifiant « forêt de pins »[15].

Histoire

Vers le XIIe siècle est bâti un château-fort sur un piton rocheux, à 979 mètres d'altitude. La seigneurie de Glavenas, dont ce bâtiment constituait le centre, fut confisquée par Philippe Auguste et mise sous tutelle de l'évêché du Puy[16], puis divisée en deux mandats. Le château fut alors laissé à l'abandon. Il en reste la chapelle, qui fut agrandie au XVe siècle, puis en 1772. La localité de Glavenas, qui comptait plus de 300 habitants, fut rattachée à Saint-Julien après la Révolution.

Une maison-forte est bâtie au lieu-dit Mortessagne, du XIIe au XIVe siècle.

Un fort donjon fut bâti au XIVe siècle près du hameau de Veyrines, puis acheté en 1653 par la famille Jourda de Vaux. C'est aujourd'hui le Château de Vaux.

La commune s'appelait Mont-Alibert en 1789, puis au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale Saint-Julien-du-Pinet[17].

En 1851 le périmètre de la commune a été modifié : Veyrines a été détaché de la commune de Retournac pour être rattaché à celle de Saint-Julien-du-Pinet[18].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Saint-Julien-du-Pinet est membre de la communauté de communes des Sucs[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Yssingeaux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[19].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Yssingeaux pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[20].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1822 Jean-Claude Metail    
1822 1865 Jean-Pierre Brun    
1865 1907 Antoine Brun    
1907 1947 Jean-Claude Sabatier    
1947 1962 Joseph Charbonnier    
1962 1965 Jean Fouvet    
1965 1977 Noël Charbonnier    
1977 1989 Antoine Joumard    
1989 2020 Etienne Charbonnier[21]    
2021 en cours Christian Gibert    
Fermer

Jean- Claude Sabatier a été nommé chevalier de la légion d'honneur en 1937 pour avoir exercé la fonction de maire durant plus de 30 ans[22].

Font partie de la commune, outre le bourg-centre éponyme, les villages et hameaux suivants : Mortessagne, Veyrines (la localité la plus importante en nombre de maisons), Glavenas, la Gare, la Blache, les Sagnolles et Jorance.

Depuis 1999, Saint-Julien-du-Pinet fait partie de la communauté de communes des Sucs avec huit communes limitrophes.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Château et hameau de Vaux.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2023, la commune comptait 481 habitants[Note 5], en évolution de +2,12 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328256232283660678717702693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0701 0261 0141 0031 0601 0211 1011 0321 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 014980999845750674658600498
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
474437336301301345422444453
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
478481-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,3 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 237 hommes pour 241 femmes, soit un taux de 50,42 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,4 
7,6 
75-89 ans
9,1 
19,0 
60-74 ans
20,3 
23,2 
45-59 ans
18,3 
16,9 
30-44 ans
21,6 
14,3 
15-29 ans
10,8 
19,0 
0-14 ans
19,5 
Fermer
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2022 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,5 
8,7 
75-89 ans
11,8 
20,7 
60-74 ans
20,7 
21 
45-59 ans
20,2 
16,7 
30-44 ans
16,2 
15,2 
15-29 ans
13,2 
16,7 
0-14 ans
15,3 
Fermer

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 199 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 464 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 760 [I 12] (20 800  dans le département[I 13]).

Emploi

Davantage d’informations Division ...
Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 14]4,3 %5,8 %7,6 %
Département[I 15]6,3 %7,7 %7,7 %
France entière[I 16]8,3 %10 %10 %
Fermer

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 289 personnes, parmi lesquelles on compte 77,5 % d'actifs (69,9 % ayant un emploi et 7,6 % de chômeurs) et 22,5 % d'inactifs[Note 7],[I 14]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Yssingeaux, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 17]. Elle compte 73 emplois en 2018, contre 79 en 2013 et 64 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 205, soit un indicateur de concentration d'emploi de 35,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,8 %[I 18].

Sur ces 205 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 32 travaillent dans la commune, soit 16 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 92,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % les transports en commun, 2,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église romane du XVIIe siècle, dans le bourg-centre.
  • La chapelle castrale de Glavenas (dans le sud de la commune) est le seul édifice à subsister d’un château fort construit vers le XIIe siècle sur un piton rocheux, à 979 m d'altitude. La seigneurie de Glavenas, dont ce château constituait le centre, connut rapidement le déclin dans la première moitié du XIIIe siècle, à la suite d'une saisie par Philippe-Auguste, à la mise sous tutelle de l’évêché du Puy, et enfin, à la scission de la seigneurie en deux mandements distincts ; le château fut alors laissé à l'abandon.
    La chapelle reçut des absidioles au milieu du XVe siècle et s’augmenta d’une travée en 1772. Les vitraux sont modernes.
    La localité de Glavenas, longtemps commune autonome, compta plus de 300 habitants avant son incorporation dans la commune de Saint-Julien-du Pinet.
  • le château de Vaux, non loin du hameau de Veyrines, dans le nord de la commune, comporte un donjon de la fin du XIVe siècle, avec mâchicoulis, bretèche défensive et tourelles d’angle, mais fut pour le reste reconstruit à la fin du XIXe siècle. Protégé au titre des monuments historiques, il est cependant la propriété privée de la famille Jourda de Vaux (cf. le maréchal Noël), qui l’acquit en 1653, et ne peut être visité.
  • La maison forte de Mortessagne, datée des XIIe et XVe siècles, comprend une tourelle d’escalier circulaire et une bretèche défensive surplombant l’entrée.
  • Four à pain de Veyrines.
  • Moulin du Pinard avec une représentation d'une galoche (train).

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI