Dominique-Alexandre Godron

botaniste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique-Alexandre Godron, né le à Hayange et mort le à Nancy, est un médecin, botaniste, géologue, archéologue et spéléologue français.

Décès
Nom dans la langue maternelle
Dominique Alexandre GodronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Recteur d'académie, à partir du 10 août 1850 ...
Dominique-Alexandre Godron
Fonction
Recteur d'académie
à partir du
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Dominique Alexandre GodronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Alexandre Godron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marguerite Thérèse Louise Hanriot (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Faculté des sciences de Nancy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinction
Abréviation en botanique
Godr.Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Flore de Lorraine : (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Né dans une famille modeste, d'un père employé aux forges d'Hayange qui meurt alors que Dominique-Alexandre n'a que cinq ans, il effectue des études secondaires au collège Stanislas à Paris grâce au mécénat de la famille de Wendel[1], propriétaire des forges. De retour auprès de sa mère gravement malade, il devient commis aux forges.

Après la mort de sa mère en 1827, il entre à la faculté de médecine de Strasbourg et obtient son doctorat en 1833 grâce à une thèse sur « L'implantation du placenta sur l'orifice interne du col utérin ». Néanmoins, en parallèle de ses études, il s'intéresse à la botanique. Il étudie notamment l'histoire naturelle sous la direction du professeur Christian Gottfried Nestler.

Il ouvre un cabinet à Metz avant d'être nommé professeur à l'école de médecine de Nancy, en 1835. Durant ces années, il prépare un doctorat en sciences consacré à l'étude de l'hybridité chez les végétaux, qu'il obtient le à Strasbourg[2]. En parallèle, il a rédigé une Flore de la Lorraine la même année[3]. En 1850, il devient recteur de l'académie de la Haute-Saône, puis recteur de l'académie de l'Hérault en 1851 et enfin recteur de l'académie du Doubs en 1853 pendant un an[4]. En 1854, il est nommé professeur d'histoire naturelle à la toute jeune Faculté des sciences de Nancy et devient directeur du Jardin botanique[5] de Nancy qu'il transforme et auquel il donne l'aspect actuel[3],[6]. Puis, en 1855, il devient doyen de la faculté des sciences de Nancy. En parallèle, il est élu correspondant de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier de 1851 à 1855 au siège VIII de la section des sciences[7].

Il est membre correspondant de la Société philomathique de Verdun en 1843[8], membre de la Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy en 1844, comme médecin, et est également, de 1862 à 1871, membre correspondant du Comité des travaux historiques et scientifiques[9] puis membre correspondant de l'Académie des sciences en 1877. En tout il fut membre ou correspondant de 31 sociétés savantes régionales, nationales ou internationales.

Travaux

Dominique-Alexandre Godron a écrit 140 publications (articles, ouvrages ou notes) qui traitent de médecine, de botanique, de phytogéographie, de géologie ou de spéléologie. Parmi elles, la Zoologie de la Lorraine publiée en 1863, est encore souvent citée[2]. En particulier, il a établi les fondements de la génétique et de l'hybridation trois ans avant Gregor Mendel grâce à ses expériences de croisement. Il a laissé son nom à divers végétaux, comme l'œillet de Godron[10].

La section vosgienne du Club alpin français (CAF) a été fondée à Nancy le . À cette occasion, Dominique-Alexandre Godron en a été fait, à l'unanimité, président d'honneur pour ses travaux sur la flore lorraine et le massif des Vosges. Trois mois plus tard, lors de la première assemblée générale du CAF le , il a été nommé membre correspondant pour les Vosges[11]. Jusqu'à sa mort il a été un collaborateur de l'Annuaire de la section vosgienne du CAF. Dès la première année de parution de l'Annuaire, Godron y publie des articles scientifiques, le premier en date étant intitulé « Migration de quelques végétaux dans les vallées de la Moselle et de la Meurthe ».

En 1877, il publie, dans les Mémoires de l'Académie de Stanislas 1876, « Du passage des eaux et des alluvions anciennes de la Moselle dans les bassins de la Meurthe en amont de Nancy et de la Meuse par la vallée de l'Ingressin »[12], participant ainsi aux premiers travaux autour de la capture de la Moselle par la Meurthe. Il s'intéresse également à la spéléologie et écrit, en 1879, un article sur les grottes de Pierre-la-Treiche dans lequel il invite les « Cafistes » à explorer ces cavernes comme ils le font des sommets : « [...] s'il leur prenait fantaisie de varier leurs impressions de voyage et surtout s'ils aiment les contrastes, nous les engageons à visiter les Trous de Sainte-Reine. »[13]

En archéologie, il travaille en parallèle de Nicolas Husson sur les « premières industries recueillies dans la région »[14] de Toul, notamment au travers des explorations dans les grottes de Pierre-la-Treiche.

Taxons dédiés

Un certain nombre de plantes portent son nom, notamment :

Hommages

À Nancy, la rue des Champs a été renommée rue Godron en 1889 en hommage à Dominique-Alexandre Godron.

Rétrocédé en 1993 à la ville de Nancy, celle-ci donne son nom actuel à l'ancien jardin botanique de Nancy, en hommage à Dominique-Alexandre Godron : le Jardin Alexandre-Godron.

Le samedi , ont été ouvertes les festivités du bicentenaire de la naissance d'Alexandre-Dominique Godron au muséum-aquarium de Nancy, à l'occasion d'une séance publique de l'Académie de Stanislas. À cette occasion, un lilas Godron vulgaris (double classe 3 bleu, no 170 du catalogue de Victor Lemoine de 1908) a été planté dans le jardin par Anne-Marie Marc-Breuil, arrière-arrière-petite-fille de Godron, et André Rossinot, maire de Nancy.

Les villes de Metz et de Pont-à-Celles ont donné son nom à une rue.

Décorations

Principales publications

Ouvrages

  • Essai sur les renoncules à fruits ridés transversalement, Nancy, Grimblot, Raybois et Cie, (lire en ligne sur Gallica).
  • avec Charles Grenier, Flore de France ou description des plantes qui croissent naturellement en France et en Corse, Paris, J.-B. Baillière, 1848, t. 1 sur Google Livres, t. 2 sur Google Livres, t. 3 sur Google Livres.
  • De l'ægilops triticoïdes et de ses différentes formes, Nancy, Grimblot et veuve Raybois, (lire en ligne sur Gallica).
  • Flore de Lorraine, Paris, J.-B. Baillière, , 2e éd., t. 1 sur Gallica, t. 2 sur Gallica
  • De l'espèce et des races dans les êtres organisés et spécialement de l'unité de l'espèce humaine, Paris, J.-B. Baillière, , t. 1 sur Google Livres, t. 2 sur Google Livres.
  • Essai sur la géographie botanique de la Lorraine, Nancy, Académie de Stanislas, (lire en ligne sur Gallica).
  • Zoologie de la Lorraine : ou catalogue des animaux sauvages observés jusqu'ici dans cette ancienne province, Nancy, Académie de Stanislas, (lire en ligne sur Gallica).
  • Examen ethnologique des têtes de St Mansuy et de St Gérard évêques de Toul, Nancy, Académie de Stanislas, (lire en ligne sur Gallica).
  • Des hybrides et des métis de Datura étudiés spécialement dans leur descendance, Nancy, Berger-Levrault, (lire en ligne sur Gallica).
  • Notice sur les explorations botaniques faites en Lorraine de 1857 à 1875 et de leurs résultats, Nancy, Berger-Levrault, (lire en ligne sur Gallica).
  • Le Rôle politique des fleurs, Nancy, Berger-Levrault, (lire en ligne sur Gallica).

Articles

  • « Mémoire sur des ossements humains trouvés dans une caverne des environs de Toul », Mémoires de l'Académie de Stanislas, Nancy, , p. 166-181 (lire en ligne sur Gallica).
  • « Arrivée à Nancy de l’Elodea canadensis L. Cl. Rich. », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, Nancy, iI, t. III fascicule VI], , p. 99-102 (lire en ligne).
  • « Du passage à la fin de la période quaternaire des eaux et des alluvions anciennes de la Moselle dans les vallées de la Meurthe, au-dessus de Nancy et de la Meuse par la vallée de l'Ingressin », Annuaire du Club alpin français, Paris, vol. 3, , p. 442-457 (lire en ligne sur Gallica).
  • « Du passage des eaux et des alluvions anciennes de la Moselle dans les bassins de la Meurthe en amont de Nancy et de la Meuse par la vallée de l'Ingressin », Mémoires de l'Académie de Stanislas 1876, 4e série, vol. CXXVII, t. IX, , p. 46-67 (lire en ligne sur Gallica).
  • « Histoire des premières découvertes faites aux environs de Toul et de Nancy de produits de l'industrie primitive de l'Homme », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, Nancy, iI, t. IV fascicule VIII, , p. 47-55 (lire en ligne).
  • « Les migrations des végétaux qui se sont produites dans les bassins de la Moselle et de la Meurthe », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, Nancy, iI, t. IV fascicule VIII, , p. 65-78 (lire en ligne).
  • « Les Cavernes des environs de Toul et les mammifères qui ont disparu de la vallée de la Moselle », Annuaire du Club alpin français, Paris, vol. 4, , p. 383-399 (lire en ligne sur Gallica).
  • « Les Cavernes des environs de Toul et les mammifères qui ont disparu de la vallée de la Moselle », Mémoires de l'Académie de Stanislas 1878, Nancy, 4e série, vol. CXXIX, t. XI, , p. 1-28 (lire en ligne sur Gallica).

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

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