Gondrin
commune française du département du Gers
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Gondrin est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.
| Gondrin | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Gers | ||||
| Arrondissement | Condom | ||||
| Intercommunalité | CC du Grand Armagnac | ||||
| Maire Mandat |
Hélène Grillon 2025-2026 |
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| Code postal | 32330 | ||||
| Code commune | 32149 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gondrinois, Gondrinoise | ||||
| Population municipale |
1 175 hab. (2023 |
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| Densité | 34 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 53′ 10″ nord, 0° 14′ 16″ est | ||||
| Altitude | 161 m Min. 80 m Max. 181 m |
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| Superficie | 34,76 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Armagnac-Ténarèze | ||||
| Législatives | 2e circonscription du Gers | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Gers
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | https://gondrin.fr/accueil | ||||
| modifier |
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Cette commune rurale et viticole située dans le Bas-Armagnac dispose d'un patrimoine architectural apprécié et d'un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Géographie
Localisation
Gondrin est une commune située dans l'ouest du dépoartement du Gers et, sur le plan historique et culturel, dans le Bas-Armagnac, ou Armagnac noir, un pays s'inscrivant entre les vallées de l'Auzoue, la Gélise, la Douze et du Midou,
À vol d'oiseau, Gondrin se trouve à 16 km au sud-ouest de Condom et 46 km d'Agen, 39 km au nord-ouest d'Auch, 73 km au nord de Tarbes, 10 km à l'est d'Eauze et 58 km de Mont-de-Marsan.
Elle se trouve dans la zone d'emploi d'Auch et dans le bassin de vie d'Eauze[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Courrensan, Lagardère, Lagraulet-du-Gers, Lauraët, Mansencôme, Mouchan, Roques et Valence-sur-Baïse.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 34,76 km2 ; son altitude varie de 80 à 181 mètres[2].
Hydrographie

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3].
Elle est drainée par l'Osse, l'Auzoue, le ruisseau du Gressillon, le ruisseau de Bourras, le ruisseau de Castagnériou, le ruisseau de la Brouquère, le ruisseau de la Gourgue, le ruisseau de la Hillasse, le ruisseau de Lasdouts, le ruisseau de Magret, le ruisseau de Menon, le ruisseau de Mons, le ruisseau de Saint-André, le ruisseau de Tonnetau et par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 32 km de longueur totale[4],[Carte 1].
L'Osse, d'une longueur totale de 120,3 km, prend sa source dans la commune de Bernadets-Debat et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Gélise à Andiran, après avoir traversé 36 communes[5].
L'Auzoue, d'une longueur totale de 74,3 km, prend sa source dans la commune de Mascaras et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Gélise à Réaup-Lisse, après avoir traversé 19 communes[6].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Beaucaire à 13 km à vol d'oiseau[13], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[17] : la « forêt de Gondrin » (315 ha), couvrant 3 communes du département[18].
Urbanisme
Typologie
Au , Gondrin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].
Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (46,3 %), terres arables (30,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (1,8 %)[19].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 744, alors qu'il était de 694 en 2016 et de 671 en 2011[I 5].
Parmi ces logements, 77,4 % étaient des résidences principales, 11,5 % des résidences secondaires et 11,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,5 % des appartements[I 6].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gondrin en 2022 en comparaison avec celle du Gers et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,5 %) supérieure à celle du département (9,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports
La commune est desservie par l'ancienne route nationale 131 (actuelle RD 931) qui la relie à Eauze et à Condom.
La voie verte de l'Armagnac, aménagée sur l'emprise de l'ancienne ligne de Port-Sainte-Marie à Riscle relie Condom à Lagraulet-du-Gers en passant par la commune[20].
La ligne 952 du réseau liO relie la commune à Condom depuis Cazaubon.
Risques naturels et technologiques
Le territoire de la commune de Gondrin est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible)[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 722 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 703 sont en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[21].
Gondrin se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[25].
Toponymie
Gondrin étant en Gascogne, la plupart des lieux-dits y sont explicables par le gascon, par exemple Lasdoutz, le Pitourret, Bacara, la Couture, Betbéze, Carreron, L’Hérété, Larriou, Las Cassagnoles, Labartète, Loulié, Mounissot, Sourbès, Toumieu, le Baradé, le Pesqué, les Toupiès, la Hitte, Peyruc, la Carrérasse, la Bourdasse, la Brouquère, le Caillaou, le Coussau[26]…
Histoire
Moyen Âge
Gondrin est un village très ancien, transformé en bastide au début du XIVe siècle. Une halle surmontée de la maison commune est attestée par un acte de 1395. Dans la seconde moitié du XVe siècle, le nombre de feux fiscaux s’élève à 100[27].
Temps modernes
Au début du XVIIe siècle, les maisons du bourg, dominées par le château féodal délabré des Pardaillan, seigneurs de Gondrin, avec ses dépendances et sa chapelle (future église paroissiale Saint-Michel) sont encore entourées d'un mur d'enceinte percé de quatre portes aux points cardinaux (dont les principales sont orientées au nord et au sud)[28].
Le village doit son essor à Paule de Saint-Lary (morte en 1651), fille de Jean de Saint-Lary (mort en 1586), baron de Termes, et sœur de Roger II de Saint-Lary (mort en 1646), premier Duc de Bellegarde (1619), mort sans descendance[29]. Elle épousa le Antoine-Arnaud de Pardaillan (1562-1624), seigneur de Gondrin au bénéfice duquel le roi Louis XIII érigera en marquisat les terres de Montespan (1612) et d'Antin (1615). Paule de Saint-Lary donna neuf fils (trois morts jeune) et quatre filles à son époux qui avait déjà eu deux filles d'un premier lit[30]. Veuve en 1624, elle lui survécut 27 ans. Par son fils Roger-Hector elle est l’aïeule de Louis Henri de Pardaillan de Gondrin (1640-1701), marquis de Montespan, dont la femme, née Françoise de Rochechouart de Mortemart dite Athénaïs, connue comme Madame de Montespan devint en 1668 favorite de Louis XIV.
Dès 1609 Paule de Saint-Landry, qualifiée de grande bâtisseuse[31] entreprit la restauration et l'embellissement du château, puis racheta les lopins de terre situés entre le bourg et le hameau de Peyruc pour concrétiser plusieurs projets comme la création d'un parc orné de pièces d'eau et de bosquets, la plantation d'un potager et d'un verger et l'installation d'une volière[28]. Suivant les dispositions testamentaires consignées — selon Aubert de la Chesnaye des Bois — le par son mari, mort en 1624 à Saint-Léger et inhumé dans l'église paroissiale de Gondrin, la dame de Gondrin fit également bâtir un couvent initialement destiné, selon le vœu du fondateur, à une communauté de Capucins, mais finalement occupé par des Récollets. Paule de Saint-Lary de Bellegarde mourut le à Toulouse, dans la maison de Monsieur de Théron, rue de la Pomme, paroisse Saint-Étienne. Son corps fut amené à Gondrin le 20 ou et inhumé dans l'église auprès de la sépulture de son mari[32].
Révolution française et Empire
Durant la Révolution française, la commune fait partie du district de Condom.
Époque contemporaine
Au XXIe siècle il ne reste rien des fortifications du bourg, hormis quelques éléments très remaniées de la porte nord du bourg. Seuls quelques vestiges subsistent du château, de l'ancienne église et du couvent.
En 1888 est mise en service par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne la section de Condom à Eauze de la ligne de Port-Sainte-Marie à Riscle[33], comprenant une gare à Gondrin, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises et permettant de relier la ligne Bordeaux-Toulouse à celle de moindre importance de Tarbes à Mont de Marsan par Riscle. Après une période d'abandon, la ligne est juridiquement déclassée en 1975 et 1999 et son emprise entre Condom et Eauze acquise par le département du Gers qui y a aménagé la voie verte de l'Armagnac[20]. L'ancienne gare de Gondrin est réaménagée en gite touristique[34].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Condom du département du Gers[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Montréal[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Armagnac-Ténarèze[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Gers.
Intercommunalité
Gondrin est membre de la communauté de communes du Grand Armagnac[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Les enfants de Gondrin sont scolarisés avec ceux de Courrensan dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal. L'école de Gondrin accueille les élèves depuis la maternelle jusqu'au CE2[40].
Population et société
Les habitants sont appelés les Gondrinois ou Gondrinoises.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].
En 2023, la commune comptait 1 175 habitants[Note 3], en évolution de −1,59 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Revenus
En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 526 ménages fiscaux[Note 4], regroupant 1 094 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 070 €[I 9] (20 820 € dans le département[I 10]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 11] | 9 % | 5,9 % | 8,8 % |
| Département[I 12] | 6,1 % | 7,5 % | 8,2 % |
| France entière[I 13] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 693 personnes, parmi lesquelles on compte 76,3 % d'actifs (67,5 % ayant un emploi et 8,8 % de chômeurs) et 23,7 % d'inactifs[Note 5],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France, alors qu'il était supérieur à celui de la France en 2008.
La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 14]. Elle compte 368 emplois en 2018, contre 300 en 2013 et 356 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 480, soit un indicateur de concentration d'emploi de 76,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,5 %[I 15].
Sur ces 480 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 208 travaillent dans la commune, soit 44 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 78,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % les transports en commun, 8,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 10,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
116 établissements[Note 6] sont implantés à Gondrin au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 7],[I 18].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 116 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 15 | 12,9 % | (12,3 %) |
| Construction | 18 | 15,5 % | (14,6 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 31 | 26,7 % | (27,7 %) |
| Information et communication | 1 | 0,9 % | (1,8 %) |
| Activités financières et d'assurance | 5 | 4,3 % | (3,5 %) |
| Activités immobilières | 5 | 4,3 % | (5,2 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 19 | 16,4 % | (14,4 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 8 | 6,9 % | (12,3 %) |
| Autres activités de services | 14 | 12,1 % | (8,3 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,7 % du nombre total d'établissements de la commune (31 sur les 116 entreprises implantées à Gondrin), contre 27,7 % au niveau départemental[I 19].
Entreprises et commerces
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[44] :
- Oenopole de Gascogne, commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons (4 149 k€)
- Boue, activités de soutien aux cultures (986 k€)
- L'estampe Européenne, fabrication d'autres articles en caoutchouc (591 k€)
- Raphael Lombart, boulangerie et boulangerie-pâtisserie (92 k€)
- Realmaison, promotion immobilière de logements (0 k€)
Agriculture
La commune est dans le Ténarèze, une petite région agricole occupant le centre du département du Gers, faisant transition entre lʼAstarac “pyrénéen”, dont elle est originaire et dont elle prolonge et atténue le modelé, et la Gascogne garonnaise dont elle annonce le paysage[45]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la viticulture[Carte 5].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 84 | 55 | 49 | 40 |
| SAU[Note 9] (ha) | 2 363 | 2 313 | 2 119 | 1 840 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 84 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 55 en 2000 puis à 49 en 2010[47] et enfin à 40 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 52 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[48],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 363 ha en 1988 à 1 840 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 28 à 46 ha[47].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Maisons à colombages et arcades, rue des Cornières, ancienne voie commerciale du bourg[49].
- L'église Saint-Martin en partie de style roman[50].
- Les ruines du couvent des Ursulines fondé en 1629 par Paule de Bellegarde.
- Sanctuaire Notre-Dame-de-Tonneteau[51] et sa chapelle, nichée au creux d'un vallon à 1 km au nord de Gondrin. C'est un ancien lieu de pèlerinage. À côté, une fontaine aux dévotions nichée dans un cadre rafraichissant.
- La commune compte cinq Lavoirs, dont celui de Lasdoutz, au sud de Gondrin. Lavoir à impluvium sous un auvent carré doté d'une cheminée[49].
- Plusieurs lavoirs communaux restaurés.
- Église Saint-Pierre de Polignac datant du XIXe siècle[52].
- Église Saint-André de Castahède[52].
- Monument aux morts[53]
- Ancienne cave coopérative intercommunale Lagraulet-Gondrin, construite en 1964, probablement sur les plans de Robert Dubédat, architecte à Vergoignan, aggrandie de nouvelles cuves à plusieurs reprises[54].
- Parc de loisirs de Gondran[55].
Personnalités liées à la commune
- Une longue lignée de Pardailhan
- XVIIe siècle
- Antoine-Arnaud de Pardaillan (1562-1624), seigneur de Gondrin, marquis de Montespan et d'Antin, inhumé dans l'église paroissiale en 1624;
- Paule de Saint-Lary, dame de Gondrin, inhumée dans l'église paroissiale en 1651
- César-Auguste de Pardaillan de Gondrin (1611-1667?), marquis de Termes, 4e fils d’Antoine-Arnaud de Pardaillan de Gondrin et de Paule de Saint-Lary, né à Gondrin le
- Louis Henri de Pardaillan de Gondrin (1620-1674), archevêque de Sens, 7e fils d’Antoine-Arnaud de Pardaillan de Gondrin et de Paule de Saint-Lary, né à Gondrin en 1620
- Jean-Marie de La Marque de Tilladet (1650-1715), prêtre et homme de lettres français, né à Gondrin en 1650
- XXe siècle
- André Pic (1910-1958): professeur agrégé d'espagnol et membre de l'Escole Gastoû Febus affiliée au Félibrige. Auteurs de nombreux articles et poèmes parus dans la revue de l'Escole: Lous Reclams de Biarn e Gascougne.
- Rodolphe Molère (1910-1963) chef de la Résistance à Gondrin de 1942 à 1945 puis Maire de Gondrin de 1945 à 1963. La plaque apposée sur le bâtiment de la Mairie de Gondrin commémore sa mémoire, elle a été inaugurée en 1997 en présence d'une délégation du Bataillon de l'Armagnac, de la municipalité et de ses amis.
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
- Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. II : Arrondissement de Condom, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 469 p. (ISBN 2-9505900-7-1, BNF 39919209)
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Gondrin (32149) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 11]
- Gondrin sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Gondrin » sur Géoportail.

