Grace Hopper
officier de marine et informaticienne américaine
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Grace Murray Hopper est une informaticienne, mathématicienne et Rear admiral (lower half) de la marine américaine, née le à New York et morte le dans le comté d'Arlington. Elle est la conceptrice du premier compilateur en 1951 (A-0 System) et du langage Cobol en 1959.
Comté d'Arlington, États-Unis
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans) Comté d'Arlington, États-Unis |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Grace Murray Hopper |
| Nom de naissance |
Grace Brewster Murray |
| Surnom |
Amazing Grace |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Domicile | |
| Formation |
Wardlaw-Hartridge School (en) (- Vassar College (bachelier) (- Université Yale (maîtrise) (- Université Yale (docteur en philosophie) (jusqu'en ) |
| Activités |
Mathématicienne, professeure d’université, programmeuse, informaticienne, officier de marine, physicienne |
| Période d'activité |
À partir de |
| Père |
Walter Fletcher Murray (d) |
| Mère |
Mary Campbell van Horne (d) |
| Conjoint |
Vincent Foster Hopper (d) (de à ) |
| A travaillé pour |
Digital Equipment Corporation (- Naval Sea Systems Command (- Sperry Corporation (- Remington Rand (- Eckert–Mauchly Computer Corporation (en) (- Bureau of Ships (- Vassar College (- |
|---|---|
| Membre de | |
| Arme | |
| Conflit | |
| Grade | |
| Maître |
Howard Engstrom (en) |
| Directeur de thèse | |
| Influencée par | |
| Distinction |
Biographie
Jeunesse
Grace Brewster Murray est née le à New York. Elle commence à étudier les mathématiques, la physique et l'économie au Vassar College, et en sort diplômée d'un Bachelor of Art en mathématiques et physique en 1928, puis elle obtient son Master of Arts, en 1930. À partir de 1931, elle enseigne au collège tout en complétant son doctorat, en 1934, en mathématiques à l'université Yale[1],[2]. En 1941, elle devient professeure agrégée au Vassar College[3].
En 1930, elle épouse Vincent Foster Hopper, un professeur de littérature de l'université NYU. Le couple, qui n'a pas d'enfants, divorce en 1945[1].
Carrière

En 1943, Grace Hopper s'engage dans la marine américaine. Promue au grade de lieutenante, elle est affectée l'année suivante au Bureau of Ordnance Computation Project de l'université Harvard. Elle travaille dans l'équipe de Howard Aiken sur l'ordinateur Harvard Mark I. Elle fait partie du premier groupe, comptant trois personnes, apprenant à le programmer[1].
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle quitte le service actif de la marine, mais continue à travailler au développement des ordinateurs Harvard Mark II puis Harvard Mark III pour le compte du Computation Laboratory d'Harvard[1].
En 1949, Grace Hopper est employée par la Eckert-Mauchly Computer Corporation (en) (EMCC) et rejoint l'équipe développant UNIVAC I à Philadelphie[3]. En 1950, la compagnie est rachetée par Remington Rand. Hopper conçoit l'année suivante le premier compilateur pour UNIVAC I, nommé A-0 System[1]. En 1955, elle invente le langage FLOW-MATIC aussi appelé B-0 (Business Language Version 0) pour l'UNIVAC I. À partir de 1957, elle travaille pour IBM, où elle défend l'idée qu'un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l'anglais plutôt que d'être calqué sur le langage machine, comme l'assembleur. De cette idée naît le langage Cobol en 1959.
En 1966, conformément au règlement en vigueur, elle doit quitter la Navy après avoir atteint l'âge de 60 ans, mais est rappelée l'année suivante[4]. Au cours des années 1970, elle mène les travaux d'établissement de normes pour les ordinateurs, en particulier les premiers langages de programmation évolués : Fortran et Cobol.
Grace Hopper reste dans la Marine jusqu'en 1986, date à laquelle elle prend sa retraite avec le grade de Rear admiral (lower half). Elle est alors l'officier le plus âgé de la marine américaine[5].
Jusqu'à son décès en 1992, elle est employée comme consultante externe par Digital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l'informatique[4]. Elle est enterrée avec les honneurs militaires au cimetière national d'Arlington[6].
Distinctions
Le prix Ada-Lovelace lui est décerné en 1983. En 1986, Grace Hopper est décorée de la Defense Distinguished Service Medal, la plus haute distinction existante pour les non-combattants[4]. En 1991, elle reçoit la National Medal of Technology pour « ses contributions novatrices dans le développement de langages de programmation »[7]. En 1983 elle est lauréate du prix Ada-Lovelace[8].
Le , Barack Obama lui décerne à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté[9].
Hommages
En 1973, Grace Hopper est nommée « membre émérite » (distinguished fellow) de la British Computer Society[4]. Elle est inscrite au National Women's Hall of Fame en 1994[6]. Près d'une cinquantaine de doctorats honoraires lui ont été décernés[4]. En 1997, un destroyer de la classe Arleigh Burke, est baptisé USS Hopper (DDG-70)[1].
Une conférence technique internationale, organisée depuis 1994 par l'Institut Anita-Borg, est baptisée Grace Hopper Celebration of Women in Computing (en) en son honneur.
La toponymie mondiale lui rend aussi hommage. En France, le Laboratoire d'informatique de l'École polytechnique a baptisé une de ses salles en son hommage. Aux États-Unis, l'académie navale a baptisé son centre de cyberdéfense en son hommage[10]. Au Québec, une rue de Montréal porte officiellement son nom depuis le [11] (cependant, la rue située au Technoparc de Saint-Laurent n'était toujours pas construite en date de février 2024). En France, la place Grace-Murray-Hopper (13e arrondissement de Paris), lui rend hommage[12] dans le nouveau quartier de la station F. La promotion 2018-2021 de la MIAGE de Sophia-Antipolis est nommée en son honneur.
L'astéroïde (5773) Hopper porte également son nom.
En 2022, la société de calcul informatique Nvidia lui dédie sa dernière microarchitecture.
Anecdote
La popularisation du terme bug est attribuée à Grace Hopper. En effet, bien que l'utilisation de ce terme soit attestée dès 1878[13], la présence d'un insecte (bug) dans l'ordinateur Mark II, sur lequel travaillait Hopper, a permis la consolidation définitive du terme pour désigner un problème informatique.

Néanmoins, comme le mentionne Hopper elle-même, elle n'était pas présente lorsque son équipe a découvert l'insecte dans l'ordinateur[14],[15],[16].