Guidel

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Guidel [ɡidɛl] est une commune française, située dans le département du Morbihan (région Bretagne), en bordure de l'océan Atlantique, longée à l'ouest par la Laïta qui marque la limite avec le Finistère.

Faits en bref Administration, Pays ...
Guidel
Guidel
L'estuaire de la Laïta sur la commune de Guidel.
Blason de Guidel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Jo Daniel
2020-2026
Code postal 56520
Code commune 56078
Démographie
Gentilé Guidélois, Guidéloise
Population
municipale
12 338 hab. (2023 en évolution de +6,82 % par rapport à 2017)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 29″ nord, 3° 29′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 70 m
Superficie 52,29 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Guidel
(ville isolée)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guidel
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Guidel
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Guidel
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Guidel
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Guidel
Liens
Site web Site officiel de la commune
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    Station balnéaire de la côte des mégalithes, son littoral comporte plusieurs plages sableuses.

    Historiquement, Guidel fait partie du pays vannetais et du Kemenet-Héboé. Elle est actuellement comprise dans le pays de Lorient, et fait partie de Lorient Agglomération.

    En 2023, avec 12 338 habitants[Note 1], elle est la 9e commune la plus peuplée du Morbihan et la 33e de Bretagne[1].

    Géographie

    Situation

    Guidel est une commune située à l'extrémité sud-ouest du Morbihan. Avec une superficie de 52,29 km2, elle se classe parmi les communes les plus vastes du département. Elle est bordée à l'ouest par la Laïta qui marque la limite avec le département voisin du Finistère et au sud par l'océan Atlantique. Le bourg de Guidel, qui sert de chef-lieu, est situé à vol d'oiseau à 10,1 km à l'ouest de Lorient et à 9,7 km au sud de Quimperlé.

    Géographie physique

    La façade maritime de Guidel s'étire sur km de long depuis l'embouchure de la Laïta jusqu'au Fort-bloqué. Le littoral est constitué de longues plages :

    • plage du Bas Pouldu ou de Guidel-Plages, située à l'embouchure de la Laïta
    • plage du Loc'h,
    • plage du Fort-bloqué.

    Ces plages sont séparées par des zones rocheuses avec des falaises peu élevées, recouvertes d'une longue dune côtière (laquelle a été considérablement amaigrie par les prélèvements de sable réalisés par le passé, notamment pendant et après la Seconde Guerre mondiale, pour les besoins en béton du port et de la ville de Lorient) depuis le Bas-Pouldu (en Guidel) jusqu'au Fort-Bloqué (en Ploemeur); la partie estuarienne de la dune a fait l'objet de nombreux travaux de réhabilitation (pose de ganivelles, sentiers piétonniers d'accès aux plages) et semble en voie d'engraissement ; par contre le reste de la dune côtière en direction du sud-est, et la falaise vive qui la supporte, connaissent un important recul en dépit des ouvrages de protection réalisés (fascines, enrochements, etc.), ce qui pourrait, à terme, aller jusqu'à menacer la route côtière[2].

    Les plages de Guidel, en raison de leur exposition aux vents dominants, sont un spot de surf. Elles sont parmi les dix sites bretons les plus favorables à la pratique de ce sport. Au sud-est du bourg, s'étend une zone d'étangs (les étangs du Petit Loc'h et du Grand Loc'h) et de prairies submersibles, des marais, alimentés par le petit fleuve côtier la Saudraye et son affluent le Saut du Renard, qui forment une réserve naturelle.

    L'estuaire de la Laïta
    Le littoral maritime de Guidel

    À l'ouest la rive gauche de la Laïta, une ria restée pour l'essentiel à l'état naturel, isolée et difficile d'accès, inhabitée, en raison de ses versants pentus, encaissés d'une quarantaine de mètres, parfois plus, par rapport au plateau, restés boisés (Les Pentes de Locmaria, Bois du Rocher Royal, Pré du Bonhomme, Ar Butten, etc.), ces bois appartenant le plus souvent à des châteaux (château de Bothané, château du Talhouët, château de Kerbastic), surtout en amont du site de Saint-Maurice, sépare Guidel de ses voisines finistériennes situées sur la rive droite, Quimperlé et Clohars-Carnoët. En aval du Pont Saint-Maurice, l'étang et l'ancien moulin à marée de Beg Nénez sont le site le plus caractéristique.

    La rive gauche de la Laïta en amont du Pont Saint-Maurice
    La rive gauche de la Laïta en aval du Pont Saint-Maurice

    L'intérieur du finage communal forme pour l'essentiel un plateau situé vers une cinquantaine de mètres d'altitude, culminant à 64 mètres d'altitude à Kermémé près de la limite orientale de la commune. Sa partie nord-est est parcourue par un affluent de la Scave (elle-même affluent de rive droite du Scorff), le ruisseau de Pont er Ber (lequel sépare Guidel de sa voisine nord-orientale, Gestel) et son affluent le ruisseau du Fond de Lann Hir.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Ellé, le Scaff, la Saudraye[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].

    L'Ellé, d'une longueur de 76 km, prend sa source dans la commune de Glomel et se jette dans la Laïta, estuaire formé par l'Ellé et l'Isole sur la commune et de Clohars-Carnoet, après avoir traversé 16 communes[5].

    Le Scaff, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Arzano et se jette dans le Scorff à Quéven, après avoir traversé six communes[6].

    Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand Loch (0,54 ha), le Petit Loch (5,55 ha) et l'étang de Lannénec, d'une superficie totale de 44,5 ha (24,96 ha sur la commune)[Carte 1],[7].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 972 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quéven à 6 km à vol d'oiseau[14], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,3 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,1 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station LORIENT-LANN BIHOUE (56) - alt : 45 m, lat : 47°45'46"N, lon : 3°26'08"O
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 4 3,8 5 6,4 9,3 11,9 13,6 13,5 11,5 9,7 6,6 4,6 8,3
    Température moyenne (°C) 6,9 7,1 8,8 10,7 13,7 16,4 18 18,1 16,1 13,3 9,8 7,5 12,2
    Température maximale moyenne (°C) 9,7 10,4 12,6 15 18,1 20,8 22,5 22,6 20,7 16,8 13 10,4 16
    Record de froid (°C)
    date du record
    −13,1
    20.01.1963
    −11
    03.02.1956
    −7,4
    03.03.1965
    −4,1
    12.04.1986
    −1,1
    03.05.1967
    1,6
    11.06.1955
    3,4
    08.07.1954
    4,1
    14.08.1956
    1
    11.09.1972
    −1,8
    18.10.1955
    −5
    20.11.1971
    −8,7
    25.12.1962
    −13,1
    1963
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    16,8
    27.01.03
    18,4
    24.02.19
    23,3
    30.03.1965
    27,1
    23.04.1984
    29,8
    25.05.12
    35,9
    30.06.1976
    37,6
    18.07.22
    37,5
    10.08.03
    31
    04.09.23
    28,4
    08.10.23
    19,6
    01.11.15
    16,4
    03.12.1953
    37,6
    2022
    Ensoleillement (h) 70,6 98,6 143,7 190,8 214,1 224,3 231,7 219,4 192,8 119,9 87,1 72 1 865
    Précipitations (mm) 109 82,5 66,2 67,5 66 52 55,2 53,3 65,7 103,8 107,6 114,5 943,3
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    52
    10.01.1993
    46,4
    05.02.1996
    34,3
    23.03.1964
    39,1
    09.04.21
    53,7
    30.05.1964
    50,6
    10.06.1993
    73
    07.07.04
    80,3
    17.08.1960
    69
    12.09.1993
    58,6
    13.10.1991
    63,5
    07.11.1982
    48,4
    14.12.1964
    80,3
    1960
    Fermer
    Source : « Fiche 56185001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    9,7
    4
    109
     
     
     
    10,4
    3,8
    82,5
     
     
     
    12,6
    5
    66,2
     
     
     
    15
    6,4
    67,5
     
     
     
    18,1
    9,3
    66
     
     
     
    20,8
    11,9
    52
     
     
     
    22,5
    13,6
    55,2
     
     
     
    22,6
    13,5
    53,3
     
     
     
    20,7
    11,5
    65,7
     
     
     
    16,8
    9,7
    103,8
     
     
     
    13
    6,6
    107,6
     
     
     
    10,4
    4,6
    114,5
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Guidel est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guidel[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

    La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 8,9 % 467
    Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 3,6 % 187
    Aéroports 0,3 % 18
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 29,0 % 1515
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,4 % 73
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 30,7 % 1606
    Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 4,3 % 226
    Forêts de feuillus 9,3 % 488
    Forêts mélangées 6,8 % 355
    Pelouses et pâturages naturels 0,5 % 26
    Landes et broussailles 1,7 % 91
    Forêt et végétation arbustive en mutation 0,2 % 12
    Plages, dunes et sable 0,3 % 14
    Marais intérieurs 2,4 % 127
    Zones intertidales 0,2 % 8
    Plans d'eau 0,2 % 13
    Estuaires 0,1 % 7
    Source : Corine Land Cover[24]
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    Morphologie urbaine

    Le bourg de Guidel constitue la plus importante agglomération. Il occupe une position centrale au sein du finage communal et a connu un important développement résidentiel après 1970. Au sud, à l'embouchure de la Laïta, s'est développé au cours du XXe siècle la station balnéaire de Guidel-Plage. Des zones d'urbanisation nouvelles ont vu le jour avec la création de lotissements : Domaine de Ker Anna, Parc Kerhuen, Le Hirgoat. Le reste de la population se disperse dans de nombreux villages et hameaux dont le plus important est celui de Locmaria situé au nord de la commune.

    Habitat

    En 2016 on recensait 6 535 logements à Guidel. La majorité des logements était constituée de résidences principales, puisqu'on en dénombrait 4 943 (75,6 %) contre 1 340 résidences secondaires (20,5 %), et 252 logements vacants (3,9 %). Sur ces 6 535 logements, 5 166 étaient des maisons (79,1 %) contre 1 313 des appartements (20,1 %). L'habitat est très récent puisque 84,6 % des résidences principales ont été construites après 1970. Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Guidel en 2016 en comparaison avec celles du Morbihan et de la France entière[25].

    Davantage d’informations Morbihan, France entière ...
    Le logement à Guidel (56) en 2016.
    Guidel[25] Morbihan[26] France entière[27]
    Résidences principales (en %) 75,6 74,5 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 20,5 18,0 9,6
    Logements vacants (en %) 3,9 7,5 8,1
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    Transports en commun

    La commune de Guidel est desservie par le réseau CTRL[28] :

    Ligne10Guidel-Plages ↔ Ploemeur - Kerbernès
    Ligne30Quéven - Ville de Toulouse ↔ Guidel - Z.I. des Cinq chemins
    Ligne50Quéven - Clairière ↔ Guidel - Place Jaffré ↔ Lorient Gare d'échanges (Estivale)
    Ligne125Lorient - Gare d'échanges ↔ Guidel - START Atelier Service
    Ligne136Guidel - Place Jaffré ↔ Guidel - Roi Arthur
    Ligne200Guidel - Keriouay ↔ Ploemeur - Collèges et écoles
    Ligne204Guidel - Place Jaffré ↔ Ploemeur - Collèges et écoles
    Ligne205Guidel - Locmiquel Méné ↔ Ploemeur - Les Pins
    Ligne211Pont-Scorff - Kereven ↔ Guidel - Collège St Jean
    Ligne212Cléguer - Kerganaouen ↔ Guidel - Collège St Jean
    Ligne213Quéven - Clairière ↔ Guidel - Collège St Jean
    Ligne216Pont-Scorff - Boterff ↔ Guidel - Z.A. Pen Mané ↔ Lorient Lycées et Universités
    Ligne250Guidel - Coatroual ↔ Guidel - Écoles primaires
    Ligne251Guidel - Z.A. Pen Mané ↔ Guidel - Écoles primaires
    Ligne252Guidel - Trézéléguen ↔ Guidel - Écoles primaires
    Ligne253Guidel - Croix Notre Dame ↔ Guidel - Écoles primaires
    Ligne254Guidel - Kerhuen ↔ Guidel - Écoles primaires
    Ligne255Guidel - Croëz Coat ↔ Guidel - Collège St Jean
    Ligne256Guidel - Kerembraz ↔ Guidel - Collège St Jean
    Ligne257Guidel - Keryhuel ↔ Guidel - Collège St Jean ↔ Quéven - Collège Kerbellec
    Ligne258Guidel - Villeneuve Piriou ↔ Quéven - Collège Kerbellec
    Ligne259Guidel - Le Puil ↔ Quéven - Collège Kerbellec
    Ligne260Guidel - Keryhuel ↔ Guidel - Place Jaffré
    Ligne261Guidel - Le Guerveur ↔ Lorient - Lycées
    Ligne262Guidel - Kerembraz ↔ Quéven - Lann Bihoué
    Ligne263Guidel - Croix Notre Dame ↔ Lorient - Collèges,Lycées,Universités
    Ligne264Guidel - Beg Nenez ↔ Lorient - Collège et lycées St Joseph / Notre Dame de la Paix
    Ligne265Guidel - Croix Notre Dame ↔ Guidel - Collège St Jean

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Guidul au XIIe siècle[29],[30], Guidel en 1323, 1380 et 1387, Guydel en 1453[31].

    La paroisse de Guidel est aussi mentionnée avec la graphie Guedel au haut Moyen Âge, également donnée par le passé à Belle-Île[32].

    Le nom breton de la commune est Gwidel[31] (prononcé [ɟɥidɛl], [ˈɟɥidəl] et [ɟɥidel])[33]. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[33].

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Coupe du tumulus du Cruguel à Guidel (L. Le Pontois, 1891)

    Plusieurs menhirs et dolmens sont recensés en 1863 sur le territoire de Guidel : un menhir haut de 5 mètres près de la chapelle Saint-Fiacre (que le diable aurait planté lui-même, selon la légende) ; un autre, de 5 m de hauteur également, près du moulin de la Saudraye ; un, de 4,5 m de haut à 300 mètres au nord-est du bourg ; un dolmen au Palméro (selon les paysans, les poulpiquets venaient y danser leurs rondes de nuit)[34] ; d'autres dolmens à Cautus et près de Kerhouard ; un lec'h sur le bord de la route allant de Guidel à Saint-Maurice de Carnoët[35].

    Des haches à talon datant de l'âge du bronze ont été trouvées dans le coffre de Lezvariel en Guidel[36], dénommé par les paysans Ty-er-korriganed Maison des korrigans »)[37] et divers objets en bronze (des pointes de lance, des pointes de flèches, une hache à aileron et anse, des fragments d'épées et de poignards[38]) dans une cavité circulaire près de Kernar (Kerhar) en 1876[37],[39] et dans le tumulus du Cruguel[40] (fouillé par Charles Bénard qui y trouva des armes en or et en bronze, des outils, des silex et des poteries)[41]. Des fragments d'une statue-menhir, représentant probablement une déesse-mère, ont été découverts dans le tumulus de Kerméné.

    Une voie romaine partant de Pont-Aven, traversait la Laïta à Saint-Maurice (nécessité d'un passeur), passait par Brangoulo pour rejoindre la voie romaine plus importante allant de Tours à Civitas Aquilonia (Quimper), dont le tracé correspond en gros à celui de la départementale 765 (ancienne route nationale 165)[42].

    Des pièces d'argent datant des premier et deuxième siècles après J.-C., la plupart à l'effigie d'Antonin le Pieux, furent trouvées par un paysan démolissant un talus près de Locmaria en Guidel en 1929[43].

    Moyen Âge

    Dans le sable des dunes de Guidel on a retrouvé des restes de cabanes en forme d'ellipses, avec un foyer central, construites en bois sur de petits murets de pierres sèches, le toit étant soutenu par des poteaux axiaux. Des pièces de monnaie découvertes prouvent que le site était encore occupé au XIIe siècle[44].

    Une motte féodale se trouve à l'ouest de la chapelle Saint-Michel, dominant la rive gauche de la Laïta, face à l'abbaye Saint-Maurice de Carnoët, au lieu-dit Ar Butten (la chapelle de Polignac a été édifiée sur son sommet)[35].

    Vers le Xe siècle, des habitants de Vendilis (nom que portait alors Belle-Île), chassés de leur île par des pirates normands, se seraient réfugiés à Guidel, sur des terres appartenant au comte de Cornouaille, leur seigneur[45]. Les terres et îles de Guidel furent données, l'an 1058, par Alain Canhiart, comte de Cornouaille, à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, qu'il avait fondée l'année précédente.

    En juillet 1342, six mille hommes de troupe, composé de mercenaires castillans et d'arbalétriers génois, sous les ordres de Louis d'Espagne, mirent pied à terre à Guidel au Bas Pouldu après avoir mis à sac la ville de Guérande, tandis que la flotte composé d'une centaine de vaisseaux qui les avaient amenés à bon port, mouillait dans l'estuaire de la rivière Ellé, ancienne appellation de la Laïta. L'objectif de cette expédition militaire était de prendre à revers la place forte d'Hennebont, alors tenu par les partisans de Jean de Montfort, en marchant sur Guidel et Pont-Scorff. Cet expédition se solda par un désastre puisque sur les six mille hommes de troupe ayant débarqué, seulement 300 réussirent à rembarquer, les autres ayant trouvé la mort sur le champ de bataille de Roscaquen en Rédené, tués par les soldats anglo-bretons de Gauthier de Mauny.

    En 1400 les maisons nobles de Guidel étaient le manoir de Keranesquen, au seigneur de Guémené-Guingamp ; celui de Louenneach, au seigneur de Quimerch (en Bannalec) ; celui de Kercazre, à Pierre du Haut-Bois ; le château de Talhouet, à Geoffroi Chef-du-Bois, seigneur de Talhouet, gouverneur d'Hennebont[46].

    Temps modernes

    Jacques du Vergier[Note 5], écuyer, seigneur de Kerhorlay, et ses frères puînés Hiérosme et Jean, sont reconnus d'ancienne extraction noble par la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne en janvier 1668[47] ; la famille du Vergier de Kerhorlay est attestée comme vivant à Kerhorlay depuis le XIIIe siècle. En 1680, le château de Talhouet appartenait à Louis de Chef-du-Bois[Note 6] et était toujours dans cette famille en 1778. La Saudraye (la famille de La Saudraye est reconnue d'ancienne extraction noble lors de la réformation de la noblesse en 1669[48].) appartenait alors au prince de Rohan-Guémené[46] et le manoir de Trovern à la famille Offray de la Mettrie[49].

    Carte de Guidel et ses environs datant de 1758 et indiquant notamment l'emplacement des batteries.

    Le , dans le cadre de la guerre de succession d'Autriche, une flotte anglaise de 52 navires, commandée par l'amiral Lestock, débarque 5 000 hommes au Pouldu (plage du Bas Pouldu) dans le but d'attaquer Lorient et s'emparent du château de Coidor (Coëtdor[50]) ; le 2 octobre 2 000 ennemis « marchèrent du château de Coidor et allèrent occuper le Moulin de la Montagne et le bourg de Plomeur ; ils s'emparèrent le 3 [octobre] du bourg de Guidel et ce fut entre ces deux bourgs qu'ils commencèrent à former un camp où ils se retranchèrent ; le 4 ils firent tire le canon et sommèrent la garnison de L'Orient [Lorient] de se rendre (...) On ne songea plus qu'à trouver les moyens de résister aux efforts des Anglais »[51]. Mais une fois arrivés sous les murs de Lorient ils n'osent pas attaquer la ville, alors que celle-ci était sur le point de capituler. Ils rembarquent le 10 octobre, n'ayant perdu que 20 hommes et mettent le cap sur Quiberon. La "fontaine des Anglais", rue Monistrol à Lorient, aurait servi pour le ravitaillement en eau des troupes anglaises et correspondrait approximativement au point extrême de leur avancée[52].

    Selon Adolphe Joanne les habitants de Guidel « descendent en partie de familles canadiennes expulsées par les Anglais » (des Acadiens lors du Grand Dérangement ; ils furent plus nombreux à s'installer à Belle-Île-en-Mer)[53].

    Le doyenné de Kemenet-Heboë[54], dit aussi de Guidel, était l'un des six doyennés du diocèse de Vannes[55]. La paroisse de Guidel était divisée en 22 frairies dont celle de Triec ; sa chapelle est détruite le lors du débarquement anglais[56].

    Carte de Cassini (1783) : Guidel et ses environs.

    En 1759 la paroisse de Guidel devait chaque année fournir 42 hommes pour servir de garde-côtes[57].

    Le quatre laboureurs de la paroisse de Guidel qui revenaient de la foire de Quimperlé furent assassinés à un quart de lieue de cette ville[58].

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Guidel en 1778 :

    « Guidel ; à 12 lieues et demie à l'ouest-nord-ouest de Vannes, son évêché ; à 30 lieues de Rennes et à 2 lieues de Quimperlé, sa subdélégation. Cette paroisse relève du roi et ressortit au siège d'Hennebon. On y compte 3 600 communiants[Note 7] (y compris Locmaria et Laoulec, ses trèves). La cure est à l'alternative. Ce territoire est borné au sud par la mer, à l'est par la rivière de Loc, et à l'ouest par celle de Laïta. Les terres y sont assez exactement cultivées. Les landes y sont rares, et le pays est abondant en grains et pâturages excellents. (...)[46] »

    En 1779, dans la riche paroisse de Guidel, le recteur déclare « que les habitants les plus aisés se laissent périr sans secours, par avarice, plutôt que de recourir aux médecins »[59].

    Révolution française

    Le 15e régiment de chasseurs, commandé par le général Beysser, créé par décret de la Convention nationale du , eût un camp à Guidel pendant quelques mois cette même année[60].

    Le 29 messidor an III () un rapport des représentants en mission Guermeur, Guezno et Bruë évoque la présence de « 260 et quelques hommes du camp de Guidel », placé sur la plage[61], membres de la garde nationale pour la défense de la côte en raison du débarquement d'émigrés survenu à Belon (en Riec-sur-Belon) et dans la région de Pont-Aven le 27 messidor[62]. Le général Meunier fit garder le passage du Pouldu au niveau de l'embouchure de la Laïta, mais les Choua's passaient librement en amont, notamment au niveau de l'abbaye Saint-Maurice[63]

    Le des troupes royalistes de l'expédition de Quiberon dirigées par Joseph de Puisaye, débarquent sur les plages de Sarzeau (4 000 chouans et 100 émigrés sous les ordres de Vincent de Tinténiac) et de Guidel (3 000 chouans, sous le commandement de Lantivy-Kermeno[64] et de Jean Jan, vêtus d'habits rouges pour faire croire qu'il s'agissait de troupes anglaises[65]) afin de prendre à revers les troupes républicaines dirigées par le général Hoche, mais l'attaque et la reprise du fort de Penthièvre par les Républicains, mettant en déroute les troupes royalistes, vint déjouer ce plan[66].

    Le XIXe siècle

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Guidel en 1843 :

    « Guidel, commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Locmaria, le Roho, Carnoët, le Cap, Coatréal, Kerulo, Kerhuel, Kerdudal, Ristiniec, Kerlenc, Guerveur, le Hirgoat, Coat-er-Malo, Saint-Michel, Brangolo, Kergoldet, Villeneuve, Brunénan, Kerbrest, Traourec, Quévern, le Hou, Coat-coff, Coat-dor, le Miquel, le Mené, Villeneuve-Trolve, Helé, Kerdouarc'h, Kervionis, Kermartrec, Kerguero, Villeneuve-Piriou. Objets remarquables : châteaux de Talhouet, de Kerorlay, de Trovergne, de Kerudo, de Kerbastic ; forts du Loc, de Keragan. Superficie totale : 5 242 hectares, dont (...) terres labourables 1 500 ha, prés et pâturages 340 ha, bois 224 ha, vergers et jardins 204 ha, landes et incultes 2 447 ha, étangs 25 ha, châtaigneraies 22 ha (...). Moulins : 21 (de Kerorlay, des Chiens, de Locmaria, de Bessonale, à eau ; de Kerbigot, de Kermartin, du Bourg, de Malezeraine, de Kerorlay, à vent). Guidel est borné à l'ouest (...) par la rivière de Quimperlé, qui, à partir de cette dernière ville, prend aussi le nom de Laïta. (...) La partie de la mer que l'on nomme les Coureaux de Groix est située entre cette île d'une part, et les communes de Ploemeur et Guidel en terre ferme de l'autre. Une abondante pêche de la sardine se fait en ce passage. La route royale n° 165, dite de Nantes à Audierne, traverse la partie nord de cette commune. Il y a foire le 3 février. Géologie : schiste micacé ; granite au nord-est ; minerai de fer. On parle le breton[67]. »

    « On vient (...) d'inaugurer dans l'église de Guidel (...) une chaire sculptée en style ogival, par M. Le Brun, de Lorient. Cette chaire est des plus curieuses avec la multiplicité des personnages, des fleurs et des arabesques gracieuses qui s'élancent et en contournent toutes les parties. (...) Nous voyons avec un véritable plaisir le culte des arts pénétrer ainsi dans les cantons les plus reculés, les paroisses les plus obscures »[68].

    Jean-Marie Le Pipe[Note 8], menuisier, participa à la guerre de Crimée comme caporal voltigeur ; il participa notamment aux combats d'Inkerman et au siège de Sébastopol[69]. Joseph-Marie Le Clanche[Note 9], Michel-Marie Le Pogam[Note 10] et François-Marie Charton[Note 11] furent tous les trois blessés lors de la bataille de Solférino[70]. Auguste Le Quintrec[Note 12] est zouave pontifical en 1868-1869[71].

    Entre 1865 et 1870 une épidémie de variole sévit dans le Morbihan : 257 malades furent atteints à Guidel, l'épidémie y faisant 82 morts[72]. En 1886 c'est une épidémie de fièvre typhoïde qui fit 32 malades (dont 2 décès) à Guidel[73].

    En 1873 1 099 habitants des communes de Guidel, Plumelec, Saint-Servan, Cruguel, Plumelin, Locminé, Guéhenno, Moréac, Carentoir et Guénin demandent, dans une pétition déposée à l'Assemblée nationale « le rétablissement, dans le plus bref délai, de la royauté en la personne de Henri V, héritier légitime de la couronne de France »[74].

    Jean Jaffré, recteur de Guidel, est élu député, le , comme conservateur royaliste représentant du Morbihan à l'Assemblée nationale. Il resta député jusqu'en 1876. À la suite de l'ouverture à Guidel par l'abbé Jaffré d'une école congréganiste en 1873, l'école laïque n'eut plus qu'un seul élève[75].

    En 1881 quand une école laïque de filles s'ouvre à Guidel, on emploie tous les moyens pour empêcher les familles d'y envoyer leurs enfants : menaces, retrait d'ouvrage et d'emploi, suppression de secours[76].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    En 1902 le refus du clergé de Guidel, appuyé par le maire, d'inhumer dans la partie bénie du cimetière le corps d'une jeune fille qui s'était suicidée suscita des polémiques, une plainte de la Ligue des droits de l'homme et la révocation du maire par le préfet du Morbihan[77].

    Le Conseil général du Morbihan vote le la construction d'une ligne de tramway reliant Lorient à Guidel ; le projet est déclaré d'utilité publique en 1910[78]. La ligne, qui partait de la place Jules Ferry à Lorient, empruntait le cours Chazelles, la rue et la route de Brest, aboutissait à Guidel en desservant au passage Le Malléguen et Les Cinq Chemins, est inaugurée le [79].

    La tradition du pardon de Saint-Éloi à Guidel est décrite en 1909 : une centaine de chevaux, tous enrubannés, défilent sur la route du Pouldu jusqu'à la fontaine Saint-Fiacre où leurs cavaliers les font défiler autour de la chapelle avant qu'ils ne soient bénis par le recteur et qu'on leur fasse boire de l'eau de la fontaine, elle aussi bénie[80].

    Un décret du Président de la République en date du attribue, à défaut de bureau de bienfaisance, les biens ayant appartenu à la fabrique de Guidel et actuellement placés sous séquestre à la commune de Guidel[81].

    Les idées royalistes restaient importantes à Guidel si l'on en croit ce témoignage datant de décembre 1912 : « Certains bourgs, comme Guidel, (...) sont inondés de journaux royalistes : L'Action française y est distribuée gratuitement. Une carte postale représentant le duc d'Orléans en costume breton circule de main en main et de village à village. (...) On ne lit que La Croix, L'Action française et quelque peu Le Petit Parisien »[82]. En octobre 1910 le journal L'Action française évoque une réunion tenue à Guidel de sa section locale en présence de plus de 400 paysans[83].

    En 1913 une commission sanitaire déplore « l'état insalubre du bourg de Guidel. (...) M. le Préfet a signalé à nouveau le mauvais état des tueries de Guidel. (...) La commission insiste également pour que le maire fasse appliquer le règlement sanitaire communal et fasse procéder sans retard à toutes les modifications nécessaires de la voirie »[84].

    Les écoles congréganistes de Guidel (celle des Filles de Jésus (de Kermaria) pour les filles et des Frères des écoles chrétiennes pour les garçons) durent fermer en juillet 1914 à la suite d'un décret décidant la dissolution de ces congrégations religieuses[85].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Guidel.

    Le monument aux morts de Guidel, édifié en 1921 par l'architecte Charles Chaussepied (la sculpture en relief, qui représente un soldat blessé allongé sur le sol et regardant vers un ange est d'Hortense Tanvet) porte les noms de 167 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Guy de Grosourdy de Saint-Pierre[Note 13], Henri de Polignac[Note 14] et Louis Quillien[Note 15] ont été décorés de la Légion d'honneur et de la croix de guerre. Plusieurs soldats sont morts sur le front belge dès 1914 (par exemple Pierre Le Pogam à Fosses-la-Ville le , François Guillerme, Joseph Le Pallac et Joseph Le Romanger, tous les trois à Maissin le , Julien Le Pogam, fusilier marin, tué à l'ennemi le à Dixmude lors de la Bataille de l'Yser) ; des soldats sont morts en Turquie lors de la Bataille des Dardanelles (par exemple Auguste Gouanvic, mort le à Kereve-Déré) ; d'autres, faisant partie de l'expédition de Salonique, sont morts dans les Balkans (par exemple Louis Jaffro et Joseph Humo, tous deux morts à Salonique, le premier le , le second le et deux sont morts en Serbie (Louis Le Luhendre le à Vlaklar (désormais en Macédoine du Nord) et Jean François Le Clanche le à Monastir); d'autres alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne (par exemple Jean Toulliou le à Constance, Pierre Breton le à Hüls et Yves Lesquer, décédé le alors qu'il était en captivité à Delbrück ; Marc Le Pallac est mort après l'armistice le à Castelfranci (Italie) dans des circonstances non précisées ; certains sont des marins disparus en mer (par exemple Alphonse Graignic, mort lors du naufrage du croiseur cuirassé Léon Gambetta torpillé par un sous-matin autrichien le  ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (par exemple Joseph Bouler, tué à l'ennemi le à Saint-Souplet (Marne), décoré de la croix de guerre et de la médaille militaire)[86].

    L'entre-deux-guerres

    En mai 1934 l'assassinat d'une femme, Georgette Henriot, dans le village du Loc'h, défraya la chronique, les journaux y compris parisiens y consacrant de nombreux articles[87].

    Le un cultivateur du village du Pointic, Pierre Esvan, père de huit enfants, qui s'était rendu en compagnie d'autres paysans, sur la plage du Loc'h pour faire la cueillette du goémon, est emporté par une vague plus forte que les autres ; il nagea un moment, mais disparut, le goémon paralysant ses mouvements[88].

    La Seconde Guerre mondiale

    Tombes de soldats du Commonwealth (carré militaire) dans le cimetière de Guidel.
    Le menhir des Cinq Chemins (monument commémoratif à la mémoire de soldats tués lors de combats le ).

    Le une tentative de résistance face à l'arrivée des troupes allemandes, une sorte de baroud d'honneur destiné aussi à freiner l'occupation de port de Lorient, est organisée dans l'après-midi aux Cinq-Chemins en Guidel par l'amiral de Penfentenyo[89], commandant de la base de Lorient : 6 soldats , le chef d'escadron Charles Billaut, le capitaine Paul Gardinier, le médecin capitaine Pierre Marlette[Note 16], les soldats Marcel Le Baron, Paul Février et Gabriel Hervoche, furent tués[90].

    En octobre 1940, une bombe anglaise, lors d'un bombardement de Lorient, tomba devant le cimetière de Guidel, ce qui suscita une violente diatribe anti-anglaise de la part du journal L'Ouest-Éclair, devenu un journal collaborateur[91].

    Le Pensionnat Saint-Jean de Guidel pouvait accueillir 45 élèves de 6 à 14 ans en internat pour leur assurer une instruction primaire en 1942[92].

    Après le repli des troupes allemandes en Bretagne en août 1944, la commune de Guidel se retrouve comprise dans la poche de Lorient qui reste tenue par les Allemands (la Laïta servant de ligne de front à l'ouest) et subit des bombardements de la part des Alliés[93].

    Le monument aux morts de Guidel porte les noms de 50 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; outre de nombreuses victimes civiles, Aimé Morvan, matelot à bord du cuirassé Bretagne est mort le lors de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir ; Jean-Marie Calvar, gendarme, est mort en déportation en Allemagne (déporté au camp de concentration de Neuengamme, il meurt le alors qu'il était affecté à un kommando de travail dans le port de Wilhemshaven)[86].

    Le carré militaire du cimetière de Guidel abrite les tombes de 107 soldats et marins britanniques, du Commonwealth ou alliés, morts pendant la Seconde Guerre mondiale[94].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Le journal L'Espoir du Morbihan écrit le qu'à Guidel « au bourg la démolition est terminée. Le relogement a pu être assuré par resserrement et dans des baraquements allemands récupérés »[95].

    Neuf soldats (Étienne Cruguel, Alexandre Gouello, Joseph Kerblat, Jean Le Clanche, Jean Le Coroller, François Le Personnic, Louis Nicolas, Henri Raoul, Auguste Tuillou) originaires de Guidel sont morts pendant la guerre d'Indochine et cinq (Yves Le Grognec, Jean Le Pissart, Anne Mateudi, André Mélin, Joseph Ramon) pendant la guerre d'Algérie[86].

    Le syndicat d'adduction d'eau (qui regroupe les communes de Cléguer, Gestel, Guidel, Pont-Scorff et Quéven) est constitué en 1957[96].

    En 1976 le « Centre du Loch » en Guidel, un centre de loisirs, ouvre au profit des familles des personnels militaires dans un ancien fort déclassé[97].

    En , l'ancien local abritant avant Unico, place Louis-Le-Montagner est démoli[98].

    Blasonnement

    Les armoiries de Guidel se blasonnent ainsi :

    Écartelé : au un d’azur à la Chapelle Notre-Dame de Pitié d’or issant de la partition, au deux de gueules à neuf macles d’or, trois, trois et trois, au trois d’argent à trois fasces de gueules, au quatre d’azur à la nef de sable équipée et flammées d’argent, la voile chargée de trois mouchetures d’hermine de sable, voguant sur une tierce ondée et abaissée d’argent.
    Devise : « Leal ha fidel berped » (« Loyal et fidèle toujours »). Conc. S. Gauthier.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[99]
    Période Identité Étiquette Qualité
             
    ca 1830 1840 Jean-Marie Marc Le Romancer[Note 17]   Notaire. Conseiller d'arrondissement
    1840   Couëffic    
    1846 1851 Jean-Marie Marc Le Romancer   Déjà maire de Guidel entre 1830 et 1840.
    1852 1870 Victor-Florian Le Glouahec[Note 18]   Médecin. Fit transférer le cimetière depuis l'enclos paroissial à son emplacement actuel. Conseiller général. Chevalier de la Légion d'honneur.
    1870 1894 Pierre François Guyomar[Note 19]   Cultivateur.
    1894 1901 Guy de Polignac[100]   Marquis. Officier de cavalerie. Chevalier de la Légion d'honneur. Il créa les écoles de village et l'ancienne école maternelle publique qui était, avant cela, un haras puis un sanatorium. Il a aussi légué le terrain où se trouve le stade de Polignac. Président du syndicat agricole de Pont-Scorff et de la Société de secours mutuels de Guidel[101]
    1901 1902 Joseph-Marie Le Portz[Note 20]   Cultivateur propriétaire. Révoqué en 1902 (mais soutenu par son conseil municipal).
    1902 1906 Louis Testard[Note 21]   Chef de bataillon. Conseiller d'arrondissement. Officier de la Légion d'honneur.
    1906 1917 Louis Guyomar[Note 22]   Cultivateur. Fils de Pierre François Guyomar, maire entre 1870 et 1894. Conseiller général. Il est suspendu de ses fonctions en mars 1917 pour « avoir apporté la plus fâcheuse négligence (...) à recevoir dans sa commune (...) des femmes et enfants réfugiés des pays envahis »[102] et en raison « des propos inqualifiables qu'il avait tenus à cette occasion »[103].
    1917 1918 Edmond Robin[Note 23]   Garde d'artillerie de la marine.
    1918 1929 Louis Guyomar   Déjà maire entre 1906 et 1917.
    1930 1935 Marc Mouëlo    
    1935 1942 Comte Jean de Polignac[Note 24]   Il lança la vie culturelle et artistique au domaine de Kerbastic, en accueillant des compositeurs et artistes renommés dans de nombreux domaines.
    août 1944 janvier 1983
    (décès)
    Louis Le Montagner CNIP puis CD puis UDF-CDS Député, sénateur
    mars 1983 juin 1995 André Kerihuel UDF-CDS Exploitant Agricole
    juin 1995 février 2017
    (démission[104])
    François Aubertin RPR puis UMP
    puis MoDem
    Médecin généraliste. François Aubertin était RPR en 1995 et est ensuite devenu UMP puis MoDem. Pour les élections régionales de 2010, il soutient la candidature de Bernadette Malgorn de la majorité présidentielle. Pour les municipales 2014, il est soutenu par l'UMP et l'UDI. Il met un terme à son mandat pour convenances personnelles en février 2017 et est remplacé par Jo Daniel son 1er adjoint.
    février 2017
    Réélu en 2020[105]
    en cours Jo Daniel UDI Éducateur spécialisé. De son vrai prénom Joël, Jo est le prénom d'usage y compris par les médias.
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    Politique de développement durable

    La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21.

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[106],[Note 25].

    En 2023, la commune comptait 12 338 habitants[Note 26], en évolution de +6,82 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 2433 2263 5153 6754 0153 9203 8954 0184 044
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 9744 0034 1123 9704 0944 2574 3064 4294 366
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 2964 3324 3214 0294 0573 8253 6763 5363 656
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    3 4093 3674 1636 0718 2419 1569 87710 26011 388
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    11 94712 338-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[107] puis Insee à partir de 2006[108].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,7 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 5 695 hommes pour 5 964 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,51 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[109]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,7 
    90 ou +
    1,1 
    6,9 
    75-89 ans
    9,3 
    20,3 
    60-74 ans
    21,1 
    23,0 
    45-59 ans
    24,8 
    17,6 
    30-44 ans
    17,1 
    12,8 
    15-29 ans
    10,9 
    18,8 
    0-14 ans
    15,8 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Morbihan en 2022 en pourcentage[110]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,8 
    90 ou +
    2,2 
    8,8 
    75-89 ans
    11,9 
    20,8 
    60-74 ans
    21,9 
    20,4 
    45-59 ans
    19,8 
    16,9 
    30-44 ans
    16,2 
    15,6 
    15-29 ans
    13 
    16,7 
    0-14 ans
    14,9 
    Fermer

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Guidel et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

    Davantage d’informations Morbihan ...
    Revenus des ménages à Guidel (56) en 2016.
    Guidel[111] Morbihan[112]
    Nombre de ménages fiscaux4 999332 909
    Nombre de personnes dans les ménages fiscaux11 658740 023
    Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros)23 70620 607
    Part des ménages fiscaux imposés61,0 %49,1 %
    Fermer

    Entreprises et commerces

    Davantage d’informations Total, % com (% dep) ...
    Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015[113],[114]
    Total % com (% dep) 0
    salarié
    1 à 9
    salarié(s)
    10 à 19
    salariés
    20 à 49
    salariés
    50 salariés
    ou plus
    Ensemble975100,0 (100) 739192201311
    Agriculture, sylviculture et pêche373,8 (10) 2611000
    Industrie464,7 (6) 2112355
    Construction919.3 (9,7) 5827510
    Commerce, transports, services divers67369.0 (60,1) 5301291112
    dont commerce et réparation automobile13313,6 (15,1)8640511
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale12813,1 (14,2) 10413164
    Fermer
    • La Société vitréenne d'abattage Jean Rozé, une filiale du groupe Les Mousquetaires) a un établissement d'abattage de bovins à Guidel. La Société Alimentaire de Guidel, acquise en 1974, est spécialisée dans la fabrication de produits surgelés à base de viande ( principalement une unité de fabrication de viande hachée) et de poissons.

    Tourisme

    Le tourisme occupe une place importante dans l'économie locale. La commune est un lieu de villégiature en raison de la présence de la station balnéaire de Guidel-Plage appartenant à la Côte des mégalithes. Au , 5 campings offrant 444 emplacements et 2 résidences de tourisme d'une capacité de 1 071 lits étaient recensés sur la commune.

    Santé

    Dans le cadre de l'Affaire des bébés nés sans bras, Guidel a été reconnue en 2018 puis confirmée en 2019 par Santé publique France (SPF) comme concernée par un nombre anormal d'agénésies (d'après la base de données du registre des malformations congénitales de Bretagne[115]. Guidel, avec ses 3 cas sur 4 signalés en 18 mois, est mi-2019 le seul cluster considéré comme avéré par SPF[116].

    Langue bretonne

    L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 27 mars 2007.

    À la rentrée 2017, 128 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique[117].

    Monuments et sites

    La ville de Guidel possède une multitude de monuments[118], tels le tumulus de Kerméné, la chapelle Saint-Mathieu ou le fort du Loch, ainsi que des vestiges de la Seconde Guerre mondiale.

    Patrimoine préhistorique

    • Tumulus de Kerméné (fin du IIIe millénaire av. J.-C.).
    • Tumulus Er-Voudenn du Cruguel (entre 1700 à 1300 avant notre ère).
    • Dolmen de Lan-Er-Dy ou de Ty-Lorriganed (La maison des Lutins), près de Lesvariel (fin du Néolithique - début de l'Âge du bronze, vers 2000 av. J.-C.).
    • Dolmen de Locmiquel-Méné (partiellement détruit).
    • Dolmen de Cautus ou de Cautres (déplacé au jardin de la Mairie, dans les années 1960).
    • Dolmen de Kerrouarch (actuellement à Lann-Bihoué).
    • Menhir de Park-Menhir (détruit en 1948, vestige transformé en monument commémoratif, actuellement à Kerruisseau en Pont-Scorff).
    • Menhir de Kerdudal ou des Cinq-Chemins (transformé en monument commémoratif, actuellement aux Cinq-Chemins).
    • Menhir Er Herine, à Guidel-Plages (authenticité douteuse).
    • Menhir de la chapelle Saint-Fiacre.
    • Longues pierres de Stanco, de la Sauldraye, et de Saint-Fiacre (disparue).
    • Stèle néolithique christianisée de Scubidan.
    • Sites archéologiques de Kergal et de Kerhar (entre 900 à 700 avant notre ère).
    • Site archéologique de Locmaria (âge du fer, soit entre 300 et 100 avant notre ère).

    Monuments historiques

    Porte d'entrée du fort du Loch.
    • La chapelle Saint-Mathieu de Guidel, située à Saint-Mathieu et dont les personnages et le phylactère du mur extérieur du transept Sud sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 1934[119].
    • Le fort du Loch situé au sud de Guidel-Plages est inscrit depuis 1960[120].

    Patrimoine religieux

    Le territoire de la commune compte actuellement l'église paroissiale et sept chapelles qui ont donné leur nom à un festival de musique classique et de jazz qui se tient au mois de juillet (anciennement appelé Festival des 7 Chapelles, aujourd'hui Festival Polignac). Le territoire de la commune a compté jusqu'à douze chapelles, comme en témoignent certains toponymes : la chapelle Saint-Évêque au hameau de Cosquer-Saint-Évêque, par exemple.

    • Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIXe siècle, partiellement reconstruite après la Seconde Guerre mondiale).
    Chapelle Notre-Dame de Locmaria, vue extérieure d'ensemble.
    • Sept chapelles :
      • Chapelle Notre-Dame de Locmaria (XVIIe siècle); cette ancienne chapelle tréviale portait autrefois le nom de Notre-Dame de Bod-Roz : « "Bod" se traduit par "bosquet" et "roz" par "tertre" »[121]. En forme de croix latine, sa nef, ainsi que le transept et la sacristie, datent de 1786 ; le clocher à base carrée a été construit en 1887. Locmaria était le plus important village (hameau) de Guidel et possédait son chapelain, son école, son cimetière, sa boulangerie et son café jusqu'à la décennie 1980[122]. La fontaine de dévotion, placée devant un très grand pignon, porte la date de 1811 ; une rigole mène l’eau dans un second bassin rectangulaire[123]. Son nom actuel "Locmaria" signifie en breton "l'Oratoire de Marie". Depuis 1981 une association veille à l'entretien et la restauration de la chapelle. Un pardon y est organisé le dernier dimanche d'août.
      • Chapelle Saint-Mathieu (XVe siècle, personnages et phylactère du mur extérieur du transept sud inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1934).
      • Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (XIXe siècle).
        Chapelle Notre-Dame de la Pitié.
        Construite en 1663, la première chapelle était l'une des plus pauvres de la commune. A l'initiative de l'abbé Jaffre, recteur de Guidel, une nouvelle chapelle est construite sur l'emplacement de l'ancienne. Elle sera inaugurée en 1870. La façade possède un portail de forme ogivale dominé par une rosace. De chaque côté, deux clochetons forment un ensemble symétrique. Taillé dans le granit, le clocher ajouré laisse entrevoir la cloche. A l'intérieur, le choeur est fermé par une balustrade en fer forgé. Les murs sont ornés d'un chemin de croix polychrome en relief. En 1954, la chapelle accueille une véritable "pieta". Oeuvre de M. Dréan, sculpteur à Auray, elle est taillée dans un seul bloc d'acajou. Audacieuse dans ses dimensions et dans l'abondance des détails, elle reproduit bien les deux idées soumises au sculpteur : "La Vierge qui fait pitié et qui a pitié". A l'extérieur, une autre "pieta", oeuvre de Yves Le Goff, sculpteur à Kervignac a été placée au pied du calvaire en 1996.
      • Chapelle Saint-Fiacre (XVe siècle).
      • Chapelle Saint-Michel (XIXe siècle).
      • Chapelle de la Madeleine : la chapelle actuelle date de 1883, mais sur le site d'une ancienne chapelle datant du XVIIIe siècle (dont seul le petit clocheton a été conservé), ayant probablement elle-même remplacé une chapelle plus ancienne, réservée aux lépreux. Les chapelles portant le nom de La Madeleine sont pour cette raison construites à l'écart des agglomérations. La chapelle possède des statues de sainte Anne, de saint Herbot et de sainte Madeleine, ainsi qu'un tableau : Marie-Madeleine devant les pieds du Seigneur.
      • Chapelle Saint-Laurent (XVIe siècle).
    • Autres monuments :
      • Calvaire de Precar du XVIe siècle (1554 ?).

    Patrimoine civil et militaire

    Printemps à Guidel (fontaine sacrée du bas-Pouldu) par Maurice Denis, vers 1905 (Musée de l'Ermitage).
    • sémaphore du Pouldu : construit en 1747, il est désaffecté ; le transfert du centre nautique de Guidel-Plages y est prévu après sa restauration, qui va bénéficier en 2024 de sa sélection comme site de la région Bretagne retenu par le Loto du Patrimoine[135]

    Patrimoine naturel

    Littérature

    • Paul Féval : La bague de chanvre (Aventures du chevalier de Keramour) : roman dont l'action se déroule en partie à Guidel paru en feuilleton dans le journal Le Temps à partir du [136].
    • Pierre Maël : Erreur d'amour (roman paru en feuilleton dans Journal des débats politiques et littéraires[137]) [il évoque par exemple « cette exquise pointe du Pouldu où la nature a rassemblé tous les avantages »].
    • L. Kérardven : Guionvac'h, études sur la Bretagne, Paris, 1835[138].

    Personnalités liées à la commune

    • Pierre Carré de Lusançay (1766-1853), navigateur et militaire français, né au manoir du Pou en Guidel.
    • Eugène-François Jégou, vicomte du Laz (né le au château de Trégarantec en Mellionnec, décédé le au château de Kerdudo en Guidel) ; il participa à la Petite chouannerie en 1815 : maire de Saint-Pol-de-Léon en 1823, sous-préfet de Quimperlé en 1826 (gendre de Théodore Hersart de La Villemarqué), il démissionna en 1830, refusant de servir la monarchie de Juillet[139].
    • Édouard Panon Desbassyns de Richemont, né le à Paris, décédé le au château de Talhouët en Guidel. Fils de Philippe Panon Desbassayns.
    • Jean Jaffré (1819-1896), homme d'église et politique français, recteur de la paroisse de Guidel, mort à Guidel.
    • le vice-amiral Alexandre Franquet, décédé à Guidel en 1907 (capitaine de l'aviso Bouvet qui est le seul bateau français à participer à un combat naval contre un navire allemand au large de La Havane pendant la guerre de 1870).
    • Famille de Polignac (le château de Kerbastic est acquis par la famille vers 1840), dont :
      • Comte Charles Marie de Polignac, né le à Paris, décédé le au château de Kerbastic en Guidel.
      • Comte Melchior Maxence de Polignac, né le au château de Kerbastic en Guidel ; il épousa à Paris le Suzana de la Torre y Mier (mexicaine) et vécut au château de Kerscamp en Hennebont.
      • Comte Melchior Jules Marie Guy, dit Guy de Polignac, né le , lieutenant de cavalerie, conseiller général, maire de Guidel, décédé le au château de Kerbastic en Guidel.
      • Melchior de Polignac (1880-1950) (Kerbastic), inhumé à Guidel.
      • Comte Jean de Polignac, né le , décédé le à Guidel, maire de Guidel entre 1935 et 1942.
      • Constance de Polignac, née le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), décédée le 25 décembre 2017 à Paris[140], a été présidente de la fondation Ker-Jean, du "Festival Polignac" (qui se tenait au château de Kerbastic), anciennement "Festival des Sept Chapelles" (un festival de musique classique)[141].

    Jumelages

    Guidel est jumelée avec :

    Notes et références

    Voir aussi

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