Jou-sous-Monjou

commune française du département du Cantal From Wikipedia, the free encyclopedia

Jou-sous-Monjou est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Jou-sous-Monjou
Jou-sous-Monjou
Le bourg de Jou-sous-Monjou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Carladès Communauté
Maire
Mandat
Thierry Rougé
2023-2026
Code postal 15800
Code commune 15081
Démographie
Population
municipale
112 hab. (2023 en évolution de +9,8 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 20″ nord, 2° 39′ 56″ est
Altitude Min. 694 m
Max. 1 056 m
Superficie 6,16 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives 1re circonscription du Cantal
Localisation
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Jou-sous-Monjou
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Jou-sous-Monjou
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Jou-sous-Monjou
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Géographie

Localisation

Jou-sous-Monjou est un village rural du Cantal jouxtant par le sud-est Vic-sur-Cère et situé à vol d'oiseau à 18 km à l'est d'Aurillac, 25 km au sud-ouest de Murat, 34 km à l'ouest de Saint-Flour et 65 km au nord de Rodez.

Le sentier de grande randonnée GR 465 passe en limite est de la commune.

Elle se trouve dans la zone d'emploi d'Aurillac et dans le bassin de vie de Laguiole[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Badailhac, Pailherols, Raulhac, Saint-Clément et Vic-sur-Cère.

Communes limitrophes de Jou-sous-Monjou
Vic-sur-Cère Saint-Clément
Jou-sous-Monjou Pailherols
Badailhac Raulhac

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 6,16 km2 ; son altitude varie de 694 à 1 056 mètres[1].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La commune est drainée par le Goul, un affluent de la Truyère en rive droite, donc un sous-affluent de la Garonne, par le Lot.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 597 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marmanhac à 16 km à vol d'oiseau[8], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 461,7 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Jou-sous-Monjou est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69,8 %), forêts (18,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 100, alors qu'il était de 102 en 2016 et de 93 en 2011[I 3].

Parmi ces logements, 54 % étaient des résidences principales, 36,8 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,7 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Jou-sous-Monjou en 2021 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (36,8 %) supérieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Cantal ...
Le logement à Jou-sous-Monjou en 2021.
Typologie Jou-sous-Monjou[I 4] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 54 67,8 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 36,8 20,6 9,7
Logements vacants (en %) 9,2 11,7 8,1
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Toponymie

Histoire

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Aurillac du département du Cantal[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Vic-sur-Cère[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Vic-sur-Cère[I 1] porté de 12 à 23 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Cantal.

Intercommunalité

Jou-sous-Monjou est membre de la petite communauté de communes Cère et Goul en Carladès, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1988[16]   André Troupel    
         
mars 2001 mars 2008 Paul Sanz    
mars 2008[Note 2] mai 2020[18] M. Dominique Julhe DVD Agriculteur
mai 2020[18],[19] 2023 M. Claude Courbeyrotte   Ouvrier qualifiés de type artisanal
mars 2023[20] en cours
(au 30 novembre 2023)
Thierry Rougé   Technicien
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Équipements et services publics

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2023, la commune comptait 112 habitants[Note 3], en évolution de +9,8 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240296332387512510502519457
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465440410437413403430424422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416369353315337339317316284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
299247202168143136116113116
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
102107112------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption Logo monument historique Classé MH (1925)[24] :
    Église romane construite au XIIe siècle, sur les ruines d'un site carolingien[25] et remaniée après la guerre de Cent Ans puis au XVe siècle avec la construction de deux chapelles latérales.
    Située sur la place du village, on peut aisément en faire le tour et admirer les remarquables modillons décorés de couples, d'animaux, (loup, cerf, vache, serpent, oiseaux) et qui, à l'origine, ornaient le chevet puis déplacés sous la corniche des chapelles latérales. Le portail est d'une grande simplicité : trois voussures, quatre colonnes à chapiteaux décorés de motifs chevronnés. Dieu le père accueille les fidèles. A droite, on voit les traces d'une litre aux armes de la famille Delarbre d'Escalmels, bande noire que l'on peignait pour honorer le défunt.
    Le chœur est plus étroit que la nef, symbolisant sans doute l'écart entre le monde terrestre et le monde céleste, entre les fidèles et les clercs. Cette césure, ailleurs souvent symbolisée par le jubé, est matérialisée ici par la saillie des murs donnant accès au chœur, d'autant que cette fermeture est accentuée par une inscription sur le chapiteau : Estote ergo S(an)c (tu)s su (m) dic (it) (dominus) « Soyez saint comme je suis saint dit le seigneur » (Lévitique 19, 2), un idéal de perfection presque inaccessible pour l'ensemble des mortels, réservé à quelques-uns et soutenu par le chapiteau en dessous qui représente la foi inconditionnelle avec le sacrifice d'Abraham[26].
    L'église est en danger en raison de l'affaissement du sol et de l'humidité. Une souscription parrainée par la Fondation du Patrimoine est ouverte pour financer les travaux de sauvegarde[27],[28].

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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