Guy de Boysson

banquier et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Guy de Boysson né le à Chindrieux[1] (Savoie) et mort le à Paris (4e arrondissement)[2], est un résistant, un banquier et un homme politique français, proche du Parti communiste. Il est notamment député de l'Aveyron de 1945 à 1948 et travaille à la Banque commerciale de l'Europe du Nord à partir de 1952.

Faits en bref Fonctions, Député français ...
Guy de Boysson
Illustration.
Guy de Boysson parle à l'ouverture du deuxième festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Budapest en 1949.
Fonctions
Député français

(2 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
Circonscription Aveyron
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique COM
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Chindrieux
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès 4e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique PCF
Résidence Aveyron

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Biographie

Origines familiales

Guy de Boysson, de son nom complet Guy Marie Xavier Jacques de Boysson, naît dans une famille catholique. Il est le fils de Louis de Boysson (1881-1971), ingénieur général du Génie maritime et directeur général adjoint de la compagnie d'Orléans, et de Marie Jeanne d'Anglejan-Châtillon.

Il est le neveu d'Antoine de Boysson et le petit-fils de Xavier de Boysson (1851-1927), directeur du contrôle général des armées et secrétaire général du ministère de la Guerre. Parmi ses dix frères et sœurs, on trouve notamment Pascale de Boysson ainsi que l'épouse du général Jean-Marc Pineau.

Études

Il fait ses études au grand séminaire de Lyon puis au lycée Janson-de-Sailly à Paris. Il effectue ses études supérieures aux facultés de droit de Paris et de Lyon, puis à l'École libre des sciences politiques, dont il est diplômé[3].

Il est titulaire d'un doctorat en droit après avoir soutenu une thèse sur « Les écoles primaires privées et les pouvoirs publics »[3].

Seconde Guerre mondiale

Engagé dans la Résistance au sein des maquis FTP, il est décoré de la croix de guerre.

Secrétaire général des Forces unies de la jeunesse patriotique, il devient membre de l'Assemblée consultative provisoire le . Il y est rapporteur du budget de la jeunesse, de l'éducation physique et des sports au cours de la séance du .

Après-guerre (1945-1952)

Il est député communiste de l'Aveyron de 1945 à 1948. Il participe aux débats relatifs à la création de l'École nationale d'administration et à la nationalisation de l'École libre des sciences politiques (Sciences Po). Il se montre méfiant vis-à-vis de l'officialisation de Sciences Po comme établissement préparant au concours de l'ENA, craignant une mainmise sur l'ENA : « Si l'on maintient, d'une façon ou d'une autre, l'École des sciences politiques comme un institut d'études administratives pour Paris, la réforme sera inopérante, car l'esprit de l'école se prolongera et risquera d'en compromettre l'ensemble. L'esprit de l'école, qui a ses traditions, ses professeurs, tout son monopole de fait derrière elle, donnerait le ton aux instituts, qui donneraient eux-mêmes le ton à l'école nationale, laquelle le communiquerait à la haute administration »[4].

Il est conseiller de l'Union française au titre de l'Assemblée nationale de 1948 à 1952.

Il est aussi associé-gérant des éditions du Jeune combattant et directeur de publication du magazine sportif Miroir Sprint, fondé en juin 1946, jusqu’en 1948.

Président de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, il organise le Congrès de la Paix de Prague.

À la Banque commerciale de l'Europe du Nord (à partir de 1952)

Entré en 1952 à la Banque commerciale pour l'Europe du Nord comme conseiller, il en devient le directeur en 1957, puis le président-directeur général en 1965.

En 1979, le journaliste d'investigation Jean Montaldo s'empara du contenu des poubelles placées devant le siège de la banque et put ainsi établir les liens financiers entre le Parti communiste français et l'Union soviétique.

Mariage et descendance

Il avait épousé Geneviève Chevrillon, nièce et petite-nièce des académiciens André Chevrillon et Hippolyte Taine.

Mort et funérailles

Décoration

Notes et références

Voir aussi

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