Guy de Nevers
comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre (1168-1175)
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Gui ou Guy de Nevers, né v. 1149/1150 et mort le 18/, est comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre (1168-1175), appartenant à la maison de Nevers.
| Comte de Nevers | |
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| Comte d'Auxerre | |
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| Comte de Tonnerre | |
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Entre et |
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Ida de Carinthie (d) |
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Biographie
Origines
Gui[1],[2] ou Guy[3] de Nevers naît vers 1149[4]/1150[5]. Il est le deuxième enfant de Guillaume III, comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre, et d'Ide de Sponheim († )[6],[4]. Il fait partie de la Maison de Nevers[7],[6],[8].
Il a un frère aîné, Guillaume IV[9],[6].
Frère du comte et croisé
En 1161, son frère Guillaume est en conflit tant avec l'abbaye de Vézelay, qu'avec l'évêque d'Auxerre. Il est excommunié et blâmé par le roi[2].
Guy accompagne son frère Guillaume en Palestine, en 1168[5]. Leur père avait participé à la deuxième croisade[2]. En préparation pour ce voyage, Guillaume fait en 1164 une donation à Reigny[2], grevée d'une réserve qu'il destine au mariage de sa fille, à son voyage à Jérusalem ("pro via Hyerosolimitana"), ou s'il est mis à rançon[N 1]. Guy est témoin de la donation[2].
Son frère meurt à Acre en [5],[2]. Guy revient, probablement en 1170, et succède à son frère à la tête des comtés de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre[7],[5],[8],[2].
Comte
Il épouse, en 1170, Mathilde/Mahaut de Bourgogne, comtesse de Grignon et de Tonnerre, dame de Vitteaux, veuve d'Eudes III († † ), seigneur d'Issoudun[10]. Elle est la fille de Raymond de Bourgogne, fils du duc Hugues II de Bourgogne[10].
Il reçoit, en 1170, à Auxerre, Louis VII le Jeune, qui a convoqué ses vassaux, afin d'attaquer Hervé III, baron de Donzy, accusé d'avoir livré ses forteresse au roi d'Angleterre, Henri II[5],[11]. La château est assiégé, pillé et rasé[10],[11].
Vers 1171, il fait des dons à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre, en réparation d'exactions causées par ses gens à Escamps[10].
Il confirme, dans une acte de 1171, l'autonomie du prieuré de La Charité-sur-Loire[10], ou encore la donation du droit de sauvegarde de la terre de Diges[12], données par son frère.
Toutefois, il semble changer d'attitude vis-à-vis des coutumes de l'Auxerrois ou encore des privilèges obtenus par les églises[10]. Il cherche ainsi à imposer les nouveaux pressoirs ou encore établir une nouvelle taxe sur le vin[10]. Il s'oppose plusieurs fois à l'évêque d'Auxerre, Guillaume de Toucy, qui va jusqu'à l'excommunier à la suite de l'histoire de la dîme sur le vin[10]. Il échoue face à l'évêque lorsqu'il souhaite créer une commune d'Auxerre, l'affaire allant jusqu'au roi[10]. L'affaire se conclut en 1175 où le roi reconnaît que tout changement devrait recevoir l'aval de l'évêque[10].
Cherchant à se venger, Guy commet des exactions contre les biens du chapitre et les églises relevant d'Autun, d'Auxerre, de Nervers, ou encore de Vezelay, ce qui lui vaudra pour cette dernière une nouvelle excommunication[10].
Il tombe malade à Clamecy, dans le Nivernais[10],[13]. Il cherche à se faire pardonner et obtient le pardon[10].
En guerre contre son beau-père le duc de Bourgogne, Hugues III, car il refuse de lui rendre l'hommage, il est battu et fait prisonnier le [10],[14]. Il est emmené au château de Beaune[10],[14]. Libéré, il doit toutefois signe un traité « humiliant » par lequel il reconnaît les droits du duc sur son comté de Tonnerre, abandonnant plusieurs terres en Chalonnais et la destruction de ses châteaux d'Argenteuil-sur-Armançon, de Saint-Cyr-les-Colons, de Bar et du gué de Vézelay[10],[14].
Il fait plusieurs donation au cours de l'année 1175[15] Son dernier acte connu est une donation, au cours de l'année 1175, approuvée par sa mère Ida, sa femme Mathilde et son frère Renaud, à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre[16]. Peu après, sa mère, Ida, fait une promesse de donation à l'Église d'Auxerre, voyant son fils mourir peu à peu (videns Guidonem comitem Nivernensem, filium meum, in extremis laborantem)[17].
Mort et succession
Guy meurt le 18[18],[15],[5], voire le [4]. Certains auteurs, comment Georges Richard de Soultrait (1879)[3], placent sa mort l'année suivante, en 1176. Ses enfants sont encore jeunes ; Agnès n'a que 6 ans.
Les enfants deviennent pupilles du roi[4],[N 2].
Son épouse, Mathilde/Mahaut de Bourgogne († ), s'occupe de la régence au nom de son fils, Guillaume († )[19],[8]. Elle est l'héritière des trois comtés qu'elle apportent à son quatrième mari, le comte Robert II de Dreux († ), cependant le roi Philippe-auguste prend Auxerre et Nevers[10]. Mathilde ne conserve que Tonnerre et Mailly[10].
Famille
Guy de Nevers épouse, en 1170 Mathilde/Mahaut de Bourgogne († )[10],[8],[20]. Ils ont pour enfants :
- Agnès Ire (~1169/1170 - 2 ou † , à Mailly[21]), fiancée dans un premier temps à Olivier "Albus" († v. /1184), seigneur de Grignon, elle est mariée, en 1184, à Pierre II (apr. 1158 † apr. ), seigneur de Courtenay, fils de Pierre Ier de France et de sa femme Elisabeth de Courtenay. Héritière de son frère, les comtés de Nevers et d'Auxerre passent à la Maison capétienne de Courtenay ;
- Guillaume V (v. 1171/1175 † ), enterré à l'abbaye de Saint-Michel[4],[22]. Sans postérité ;
- (?) Ida (v. 1171/1175 † av. )[4].
Armoiries et sceaux

À la suite de son frère, premier à les porter les armes de la maison de Nevers, les de Guy se blasonnent D'azur, semé de billettes d'or, au lion de même, armée et lampassé de gueules, brochant sur le tout.[3]