Han Duck-soo
homme politique sud-coréen
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Han Duck-soo (en coréen : 한덕수, Han Deoksu), né le à Jeonju (Corée du Sud), est un homme d'État sud-coréen, Premier ministre du au , ayant déjà occupé ce poste du au , et d'autres postes gouvernementaux. Il est président de la république de Corée par intérim du au et du au durant la suspension puis la destitution du président Yoon Suk-yeol. Il est candidat à l'élection présidentielle anticipée de 2025, avant de retirer sa candidature en faveur de Kim Moon-soo.
Lee Jae-myung
Lui-même (intérim)
Choi Sang-mok (intérim)
Lui-même (intérim)
| Han Duck-soo 한덕수 | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Président de la république de Corée[a] (intérim) | ||
| – (27 jours) |
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| Premier ministre | Lui-même | |
| Prédécesseur | Yoon Suk-yeol | |
| Successeur | Lee Ju-ho (intérim) Lee Jae-myung |
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| Premier ministre de la Corée du Sud[b] | ||
| – (2 ans, 11 mois et 11 jours) |
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| Président | Yoon Suk-yeol Lui-même (intérim) Choi Sang-mok (intérim) Lui-même (intérim) |
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| Prédécesseur | Choo Kyung-ho (intérim) Kim Boo-kyum |
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| Successeur | Lee Ju-ho (intérim) Kim Min-seok |
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| – (10 mois et 27 jours) |
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| Président | Roh Moo-hyun Lee Myung-bak |
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| Prédécesseur | Han Myung-sook | |
| Successeur | Han Seung-soo | |
| – Intérim (1 mois et 5 jours) |
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| Président | Roh Moo-hyun | |
| Prédécesseur | Lee Hae-chan | |
| Successeur | Han Myeong-sook | |
| Ambassadeur de Corée du Sud aux États-Unis | ||
| – (2 ans, 11 mois et 8 jours) |
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| Président | Lee Myung-bak | |
| Prédécesseur | Lee Tae-sik | |
| Successeur | Choi Young-jin | |
| Vice-Premier ministre Ministre de l'Économie et des Finances | ||
| – (1 an, 4 mois et 4 jours) |
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| Président | Roh Moo-hyun | |
| Prédécesseur | Lee Hun-jai | |
| Successeur | Kwon O-kyu | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Jeonju (Corée du Sud) | |
| Nationalité | Sud-coréenne | |
| Parti politique | Indépendant | |
| Diplômé de | Université nationale de Séoul Université Harvard |
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| Profession | Diplomate Économiste |
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| Religion | Protestantisme | |
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| Présidents de la république de Corée Premiers ministres de Corée du Sud |
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| Han Duck-soo | |
| Hangeul | 한덕수 |
|---|---|
| Hanja | 韓悳洙 |
| Romanisation révisée | Han Deok-su |
| McCune-Reischauer | Han Tŏk-su |
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Il est condamné à 23 ans de prison en janvier 2026 pour sa participation au coup d’État de 2024, après un procès commencé le 29 août 2025.
Biographie
Jeunesse
Han Duck-soo obtient un diplôme de licence d'économie en 1971 à l'université nationale de Séoul, puis une maîtrise et un doctorat à l'université Harvard[1].
Débuts en politique
Sous la présidence de Kim Young-sam, il dirige l'Office coréen de la propriété intellectuelle à partir de décembre 1996, jusqu'en mars 1997 et sa nomination comme vice-ministre du commerce et de l'industrie[1]. En 1998, il devient le ministre du commerce du nouveau président Kim Dae-jung, fonction qu'il occupe jusqu'en 2000[2].
Après avoir quitté le service public quelques années, il revient en politique au sein de l'administration de Roh Moo-hyun. Il devient vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l'Économie le , en remplacement de Lee Hun-jai, démissionnaire[2]. Le poste de Premier ministre étant simultanément vacant après la démission de Lee Hae-chan, il assure l'intérim pendant quelques semaines jusqu'à la nomination de Han Myeong-sook[3]. Durant son mandat, il joue un rôle important dans les négociations de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée du Sud[2]. Il annonce également des mesures visant à mettre fin à la spéculation immobilière en augmentant les taxes sur l'immobilier et les revenus de transfert[2]. Il démissionne en juillet 2006 pour devenir conseiller spécial du président sur les questions de commerce international.
Premier ministre (2007-2008)
Han Duck-soo a été nommé Premier ministre de la Corée du Sud par le président Roh Moo-hyun le [4].
En novembre 2007, quelques semaines après le second sommet inter-coréen, il accueille à Séoul son homologue nord-coréen Kim Yong-il pour des négociations sur le développement économique, marquant la première rencontre entre les premiers ministres des deux pays en quinze ans[5].
Il quitte ses fonctions en février 2008 après l'investiture du président conservateur Lee Myung-bak, et est remplacé par Han Seung-soo[6].
Ambassadeur aux États-Unis et carrière privée
En février 2009, il est nommé ambassadeur de Corée du Sud aux États-Unis par Lee Myung-bak[7]. Durant son mandat qui s'achève en 2012, il joue un rôle important dans la négociation de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée du Sud[1].
De 2012 à 2015, il préside l'Association coréenne du commerce international, une organisation regroupant plus de 70 000 entreprises[2].
Il donne des cours à l'université Dankook et l'université Hongik, deux universités privées sud-coréennes[1].
Premier ministre (2022-2025)
Le , Yoon Suk-yeol, élu en mars à la présidence, annonce son intention de le nommer au poste de Premier ministre[1]. Sa nomination nécessite alors d'être confirmée par l'Assemblée nationale, où le Parti démocrate opposé au président-élu est majoritaire. Le , après 47 jours d'hésitation et de débats internes, l'opposition approuve finalement la nomination de Han Duck-soo comme Premier ministre[8],[9].
Le 10 avril 2024, Duck-soo a présenté sa démission à la suite de la défaite de son parti aux élections législatives sud-coréennes de 2024[10]. Cette démission n'est pas acceptée et il reste premier ministre.
Le , le président de la république de Corée, Yoon Suk-yeol, décrète la loi martiale, une décision dont Han Duck-soo est tenu à l'écart[11]. Après l'échec d'une première motion de destitution du président, il annonce vouloir gérer conjointement les affaires de l'État avec Han Dong-hoon, le leader du PPP, une proposition considérée comme anticonstitutionnelle par l'opposition[12].
Président de la république par intérim (2024-2025)
Il devient président de la république de Corée par intérim à partir du , date de la suspension du président Yoon Suk-yeol par l'Assemblée nationale[13]. Le leader de l'opposition annonce alors ne pas souhaiter lancer de procédure de destitution de Han Duck-soo dans un premier temps pour éviter la confusion[14].
Le , après qu'il a refusé de promulguer deux lois portant sur la nomination de procureurs spéciaux chargés d'enquêter sur Yoon Suk-yeol et son épouse Kim concernant la déclaration de loi martiale et des accusations de corruption, le Parti démocrate annonce son intention de lancer une procédure de destitution contre lui[15]. La procédure est formellement lancée le , après qu'il a refusé de nommer des candidats de l'opposition aux trois sièges vacants de la Cour constitutionnelle[16]. Han Duck-soo n'étant pas président de plein exercice mais un simple membre du cabinet, seule une majorité simple est nécessaire à sa suspension[17]. Le , l'Assemblée nationale vote sa suspension, et ses pouvoirs sont transférés au vice-Premier ministre Choi Sang-mok[18].
Le , la Cour constitutionnelle a voté l'annulation de la destitution de Han Duck-soo, le rétablissant dans ses fonctions de président par intérim et de Premier ministre[19].
Démission et candidature avortée à l'élection présidentielle de 2025
Après avoir laissé entendre pendant un mois qu’il pourrait se présenter à l’élection présidentielle, Han démissionne le [20] lors d'un discours télévisé à l'échelle nationale au Complexe gouvernemental de Séoul à 16 heures (heure locale), déclarant vouloir « prendre une responsabilité plus lourde » en se présentant à l’élection du 3 juin, invoquant son souhait de « rassembler le pays et d’éviter des confrontations politiques extrêmes »[21],[22],[23].
La démission prend effet à minuit (heure locale)[23]. Bien que le ministre des Finances, Choi Sang-mok, soit le suivant dans l'ordre de succession[20],[24], il démissionne à 22 h 28 (heure locale) avant que le Parlement n'ait pu voter sur une motion de destitution à son encontre[25]. Par conséquent, le ministre de l'Éducation, Lee Ju-ho, devient président par intérim[26].
Il a officiellement déclaré sa candidature à la présidence le , lors d’une conférence de presse au Palais de l’Assemblée nationale à Séoul, promettant notamment une réforme de la Constitution pour limiter les pouvoirs de la présidence et apaiser la polarisation politique[27],[28],[29]. Lors de cette déclaration, il s’est engagé à ne rester que trois ans au pouvoir afin de superviser une réforme constitutionnelle, de traiter les problèmes engendrés par les politiques tarifaires américaines et de promouvoir l’unité nationale[30].
Le premier événement de campagne de Han a été une visite au cimetière national du 18 mai pour rendre hommage aux victimes du soulèvement de Gwangju le 2 mai. Cependant, il a été empêché d’entrer par des manifestants et a été frappé à la tête par une pancarte de protestation[31],[32].
À la demande de la direction du parti du Pouvoir au peuple, il s'engage dans des discussions avec le candidat, Kim Moon-soo, afin de présenter une candidature commune contre le démocrate Lee Jae-myung. Ces discussions n'aboutissent toutefois pas à un accord entre les deux hommes[33]. Après l'échec des discussions, la direction de Pouvoir au peuple propose le de retirer l'investiture à Kim Moon-soo pour l'attribuer à Han, mais la proposition est rejetée par les adhérents lors d'un vote tenu le jour-même[34]. Han annonce alors le retrait de sa candidature[35].
Le , à la veille de l'ouverture du vote anticipé, il apporte son soutien à la candidature de Kim Moon-soo[36].
Emprisonnement
Le 21 janvier 2026, à l'issue d'un procès débuté en août 2025[37], il est condamné à 23 ans de prison par le tribunal du district central de Séoul pour son rôle dans la loi martiale en décembre 2024[38] et immédiatement emprisonné[39].