Han Duck-soo

homme politique sud-coréen From Wikipedia, the free encyclopedia

Han Duck-soo (en coréen : 한덕수, Han Deoksu), né le à Jeonju (Corée du Sud), est un homme d'État sud-coréen, Premier ministre du au , ayant déjà occupé ce poste du au , et d'autres postes gouvernementaux. Il est président de la république de Corée par intérim du au et du au durant la suspension puis la destitution du président Yoon Suk-yeol. Il est candidat à l'élection présidentielle anticipée de 2025, avant de retirer sa candidature en faveur de Kim Moon-soo.

Premier ministreLui-même
PrédécesseurYoon Suk-yeol
SuccesseurLee Ju-ho (intérim)
Lee Jae-myung
PrésidentYoon Suk-yeol
Lui-même (intérim)
Choi Sang-mok (intérim)
Lui-même (intérim)
Faits en bref Fonctions, Président de la république de Corée (intérim) ...
Han Duck-soo
한덕수
Illustration.
Fonctions
Président de la république de Corée[a]
(intérim)

(27 jours)
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Yoon Suk-yeol
Successeur Lee Ju-ho (intérim)
Lee Jae-myung
Premier ministre de la Corée du Sud[b]

(2 ans, 11 mois et 11 jours)
Président Yoon Suk-yeol
Lui-même (intérim)
Choi Sang-mok (intérim)
Lui-même (intérim)
Prédécesseur Choo Kyung-ho (intérim)
Kim Boo-kyum
Successeur Lee Ju-ho (intérim)
Kim Min-seok

(10 mois et 27 jours)
Président Roh Moo-hyun
Lee Myung-bak
Prédécesseur Han Myung-sook
Successeur Han Seung-soo

Intérim
(1 mois et 5 jours)
Président Roh Moo-hyun
Prédécesseur Lee Hae-chan
Successeur Han Myeong-sook
Ambassadeur de Corée du Sud
aux États-Unis

(2 ans, 11 mois et 8 jours)
Président Lee Myung-bak
Prédécesseur Lee Tae-sik
Successeur Choi Young-jin
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Économie et des Finances

(1 an, 4 mois et 4 jours)
Président Roh Moo-hyun
Prédécesseur Lee Hun-jai
Successeur Kwon O-kyu
Biographie
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Jeonju (Corée du Sud)
Nationalité Sud-coréenne
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université nationale de Séoul
Université Harvard
Profession Diplomate
Économiste
Religion Protestantisme

Signature de Han Duck-soo한덕수

Image illustrative de l’article Han Duck-soo Image illustrative de l’article Han Duck-soo
Présidents de la république de Corée
Premiers ministres de Corée du Sud
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Hangeul한덕수
Hanja韓悳洙
McCune-ReischauerHan Tŏk-su
Faits en bref Hangeul, Hanja ...
Han Duck-soo
Hangeul 한덕수
Hanja 韓悳洙
Romanisation révisée Han Deok-su
McCune-Reischauer Han Tŏk-su
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Il est condamné à 23 ans de prison en janvier 2026 pour sa participation au coup d’État de 2024, après un procès commencé le 29 août 2025.

Biographie

Jeunesse

Han Duck-soo obtient un diplôme de licence d'économie en 1971 à l'université nationale de Séoul, puis une maîtrise et un doctorat à l'université Harvard[1].

Débuts en politique

Sous la présidence de Kim Young-sam, il dirige l'Office coréen de la propriété intellectuelle à partir de décembre 1996, jusqu'en mars 1997 et sa nomination comme vice-ministre du commerce et de l'industrie[1]. En 1998, il devient le ministre du commerce du nouveau président Kim Dae-jung, fonction qu'il occupe jusqu'en 2000[2].

Après avoir quitté le service public quelques années, il revient en politique au sein de l'administration de Roh Moo-hyun. Il devient vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l'Économie le , en remplacement de Lee Hun-jai, démissionnaire[2]. Le poste de Premier ministre étant simultanément vacant après la démission de Lee Hae-chan, il assure l'intérim pendant quelques semaines jusqu'à la nomination de Han Myeong-sook[3]. Durant son mandat, il joue un rôle important dans les négociations de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée du Sud[2]. Il annonce également des mesures visant à mettre fin à la spéculation immobilière en augmentant les taxes sur l'immobilier et les revenus de transfert[2]. Il démissionne en juillet 2006 pour devenir conseiller spécial du président sur les questions de commerce international.

Premier ministre (2007-2008)

Han Duck-soo a été nommé Premier ministre de la Corée du Sud par le président Roh Moo-hyun le [4].

En novembre 2007, quelques semaines après le second sommet inter-coréen, il accueille à Séoul son homologue nord-coréen Kim Yong-il pour des négociations sur le développement économique, marquant la première rencontre entre les premiers ministres des deux pays en quinze ans[5].

Il quitte ses fonctions en février 2008 après l'investiture du président conservateur Lee Myung-bak, et est remplacé par Han Seung-soo[6].

Ambassadeur aux États-Unis et carrière privée

En février 2009, il est nommé ambassadeur de Corée du Sud aux États-Unis par Lee Myung-bak[7]. Durant son mandat qui s'achève en 2012, il joue un rôle important dans la négociation de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée du Sud[1].

De 2012 à 2015, il préside l'Association coréenne du commerce international, une organisation regroupant plus de 70 000 entreprises[2].

Il donne des cours à l'université Dankook et l'université Hongik, deux universités privées sud-coréennes[1].

Premier ministre (2022-2025)

Le , Yoon Suk-yeol, élu en mars à la présidence, annonce son intention de le nommer au poste de Premier ministre[1]. Sa nomination nécessite alors d'être confirmée par l'Assemblée nationale, où le Parti démocrate opposé au président-élu est majoritaire. Le , après 47 jours d'hésitation et de débats internes, l'opposition approuve finalement la nomination de Han Duck-soo comme Premier ministre[8],[9].

Le 10 avril 2024, Duck-soo a présenté sa démission à la suite de la défaite de son parti aux élections législatives sud-coréennes de 2024[10]. Cette démission n'est pas acceptée et il reste premier ministre.

Le , le président de la république de Corée, Yoon Suk-yeol, décrète la loi martiale, une décision dont Han Duck-soo est tenu à l'écart[11]. Après l'échec d'une première motion de destitution du président, il annonce vouloir gérer conjointement les affaires de l'État avec Han Dong-hoon, le leader du PPP, une proposition considérée comme anticonstitutionnelle par l'opposition[12].

Président de la république par intérim (2024-2025)

Il devient président de la république de Corée par intérim à partir du , date de la suspension du président Yoon Suk-yeol par l'Assemblée nationale[13]. Le leader de l'opposition annonce alors ne pas souhaiter lancer de procédure de destitution de Han Duck-soo dans un premier temps pour éviter la confusion[14].

Le , après qu'il a refusé de promulguer deux lois portant sur la nomination de procureurs spéciaux chargés d'enquêter sur Yoon Suk-yeol et son épouse Kim concernant la déclaration de loi martiale et des accusations de corruption, le Parti démocrate annonce son intention de lancer une procédure de destitution contre lui[15]. La procédure est formellement lancée le , après qu'il a refusé de nommer des candidats de l'opposition aux trois sièges vacants de la Cour constitutionnelle[16]. Han Duck-soo n'étant pas président de plein exercice mais un simple membre du cabinet, seule une majorité simple est nécessaire à sa suspension[17]. Le , l'Assemblée nationale vote sa suspension, et ses pouvoirs sont transférés au vice-Premier ministre Choi Sang-mok[18].

Le , la Cour constitutionnelle a voté l'annulation de la destitution de Han Duck-soo, le rétablissant dans ses fonctions de président par intérim et de Premier ministre[19].

Démission et candidature avortée à l'élection présidentielle de 2025

Après avoir laissé entendre pendant un mois qu’il pourrait se présenter à l’élection présidentielle, Han démissionne le [20] lors d'un discours télévisé à l'échelle nationale au Complexe gouvernemental de Séoul à 16 heures (heure locale), déclarant vouloir « prendre une responsabilité plus lourde » en se présentant à l’élection du 3 juin, invoquant son souhait de « rassembler le pays et d’éviter des confrontations politiques extrêmes »[21],[22],[23].

La démission prend effet à minuit (heure locale)[23]. Bien que le ministre des Finances, Choi Sang-mok, soit le suivant dans l'ordre de succession[20],[24], il démissionne à 22 h 28 (heure locale) avant que le Parlement n'ait pu voter sur une motion de destitution à son encontre[25]. Par conséquent, le ministre de l'Éducation, Lee Ju-ho, devient président par intérim[26].

Il a officiellement déclaré sa candidature à la présidence le , lors d’une conférence de presse au Palais de l’Assemblée nationale à Séoul, promettant notamment une réforme de la Constitution pour limiter les pouvoirs de la présidence et apaiser la polarisation politique[27],[28],[29]. Lors de cette déclaration, il s’est engagé à ne rester que trois ans au pouvoir afin de superviser une réforme constitutionnelle, de traiter les problèmes engendrés par les politiques tarifaires américaines et de promouvoir l’unité nationale[30].

Le premier événement de campagne de Han a été une visite au cimetière national du 18 mai pour rendre hommage aux victimes du soulèvement de Gwangju le 2 mai. Cependant, il a été empêché d’entrer par des manifestants et a été frappé à la tête par une pancarte de protestation[31],[32].

À la demande de la direction du parti du Pouvoir au peuple, il s'engage dans des discussions avec le candidat, Kim Moon-soo, afin de présenter une candidature commune contre le démocrate Lee Jae-myung. Ces discussions n'aboutissent toutefois pas à un accord entre les deux hommes[33]. Après l'échec des discussions, la direction de Pouvoir au peuple propose le de retirer l'investiture à Kim Moon-soo pour l'attribuer à Han, mais la proposition est rejetée par les adhérents lors d'un vote tenu le jour-même[34]. Han annonce alors le retrait de sa candidature[35].

Le , à la veille de l'ouverture du vote anticipé, il apporte son soutien à la candidature de Kim Moon-soo[36].

Emprisonnement

Le 21 janvier 2026, à l'issue d'un procès débuté en août 2025[37], il est condamné à 23 ans de prison par le tribunal du district central de Séoul pour son rôle dans la loi martiale en décembre 2024[38] et immédiatement emprisonné[39].

Notes et références

Voir aussi

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