Hans Oprecht
homme politique suisse
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Hans Oprecht, né le à Muri bei Bern (originaire de Zurich) et mort le à Embrach, est une personnalité politique et un syndicaliste suisse, membre du Parti socialiste.
| Hans Oprecht | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller national | |
| – | |
| Circonscription | ZH |
| Législature | 27e à 36e |
| Président du Parti socialiste suisse | |
| – | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Muri bei Bern |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Lieu de décès | Embrach |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Parti socialiste |
| Fratrie | Emil Oprecht (de) |
| Diplômé de | Université de Zurich |
| Profession | Instituteur |
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Personnalité marquante du mouvement ouvrier, député du canton de Zurich au Conseil national pendant dix législatures, de fin 1925 à fin 1963, et président du Parti socialiste de 1936 à 1952, il joue un rôle déterminant pour l'intégration du parti socialiste et des syndicats dans l'État bourgeois.
Biographie
Origines et famille
Hans Oprecht naît le à Muri bei Bern. Il est originaire de Zurich[1].
Son père, Wilhelm Opprecht, est commis de gare, puis préposé aux impôts à la ville de Zurich à partir de 1895 ; sa mère est née Marie Graf. Son frère est l'éditeur Emil Oprecht (de)[1].
Hans Oprecht se marie à quatre reprises : en 1917 avec Gertrud Berchtold, fille d'un juriste et secrétaire des finances ; en 1927 avec Louise Rosa Wyttenbach, fille d'un fonctionnaire des CFF ; en 1928 à nouveau avec Gertrud Berchtold ; et en 1942, avec Marie Luise Schuler[1].
Études
Après sa scolarité à Zurich, Hans Oprecht suit les cours de l'école normale de Küsnacht de 1910 à 1914. Il exerce alors comme instituteur à Niederglatt et à Zurich tout en étudiant la psychologie, la philosophie, le droit civil et le droit pénal à l'Université de Zurich, où il obtient un doctorat en 1918[1].
Parcours professionnel et syndical
Hans Oprecht est tuteur officiel de la ville de Zurich de 1918 à 1926[1].
Il est président de 1921 à 1931 de l'Association des ouvriers communaux et cantonaux (Syndicat des services publics à partir de 1924). Il est membre du secrétariat (1926), puis secrétaire central (1927) et secrétaire général (1931-1946) du syndicat. Il est également membre du comité central de l'Union syndicale suisse et de l'exécutif de la Fédération internationale du personnel des services publics de 1928 à 1946[1].
Après la guerre, il participe activement à la reconstruction des organisations ouvrières internationales. Il développa la mission éducative du Syndicat des services publicis et s'efforce de diffuser la littérature et l'art dans les milieux ouvriers[1].
Parcours politique
Hans Oprecht est conseiller national socialiste pendant dix législatures, de fin 1925 à fin 1963. Il est notamment membre de la commission des pleins pouvoirs de 1939 à 1946. Il est par ailleurs président du Parti socialiste de 1936-1952 et membre du comité directeur de l'Internationale socialiste[1].
Personnalité marquante du mouvement ouvrier dans l'entre-deux-guerres et l'après-guerre, il joue un rôle déterminant pour l'intégration du parti socialiste et des syndicats dans l'État bourgeois. Il fait du Syndicat des services publics une union centrale et la dirige d'une main de fer. Il influence le programme du syndicat et du parti socialiste suisse avec le « plan du travail » de 1934-1935. Partisan précoce de la défense nationale, il prend clairement position contre le national-socialisme et pour une Suisse indépendante. Il milite par ailleurs dans de nombreux projets en faveur des réfugiés et de la défense de la culture[1].
Autres activités
Hans Oprecht est le cofondateur en 1933, puis le directeur de l'hebdomadaire Die Nation (de). Il est également le cofondateur de l'Action de résistance nationale en 1940[1].
Il est le président (1933-1946) puis le directeur (1946-1953) de la Guilde du livre Gutenberg. À partir de 1931, il siège dans les conseils d'administration des organismes de radio. Enfin, il préside la Société suisse de radiodiffusion et télévision de 1960 à 1964[1].
Auteur d'un grand nombre d'articles, il s'intéresse aussi à l'évolution des médias électroniques[1].