Hastaire

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Hastaire, pseudonyme de Claude Hilaire, né le dans le 16e arrondissement de Paris et mort le à Trouville-sur-Mer, est un peintre, lithographe et écrivain français.

Décès
Nom de naissance
Claude Marcel Hilaire
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Hastaire
Hastaire en 2005.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Claude Marcel Hilaire
Nationalité
Formation
Activité
Père
Mère
Simone Jance
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Biographie

Il est l'arrière petit-fils du peintre lyonnais Paul Claude Jance (1840-1915).

Il est le seul garçon des quatre enfants nés du mariage du peintre Camille Hilaire (1916-2004) et de Simone Jance.

Formation

Il est élève du collège de Juilly et fréquente ensuite l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art à Paris. Il est admis, sur concours, à l'École nationale supérieure des beaux-arts ; il la fréquente en 1964 et 1965.

En 1966, il effectue son service militaire en tant que barman sur le navire-école Jeanne d'Arc.

Il retourne aux Beaux-Arts de 1968 à 1969[1].

Vie artistique

Il s'installe dans le 16e arrondissement de Paris, quai Louis-Blériot. Il collabore aux pages littéraires du quotidien Combat.

En 1972, il rentre en France après un long séjour au Maroc.

Il participe à une exposition collective au musée de Saint-Paul-de-Vence. Sa peinture s'inspire, entre autres, de Jean Fautrier[1].

Il découvre Francis Bacon au Grand Palais à Paris en 1972. En 1975, il est encouragé par l'artiste anglais Graham Sutherland lors d'une exposition, au Palais de l'Europe à Menton. Il se détourne définitivement de la non figuration.

Vie privée

En 1981, il épouse Danielle Labrousse avec qui il se partage entre le 9e arrondissement de Paris et la ville de Bordeaux où elle exerce la profession de psychanalyste[1].

Carrière artistique

Hastaire expose avec Alain Lestié, Erró, Peter Klasen, Henri Cueco, Bernard Rancillac, Antonio Segui, Jacques Villeglé ou Étienne Sandorfi.

Il fait plusieurs expositions, personnelles et collectives, à travers le monde (Europe, États-Unis, Canada, Japon, Corée, etc.). Son œuvre est présente à la Fiac (Paris), Art Paris, Actuel (Beyrouth), Istambul Art Fair.

En 1999, il est cofondateur, aux côtés de Lydie Arickx, Didier Mahieu, Mary Curtis Ratcliff (en), Martin Vaughn-James, Alain Kleinmann, Yuri Kuper, Wang Yan Cheng et Boris Zaborov, du Groupe Mémoires[2] ; il en rédige le Manifeste avec Alain Kleinmann[3].

Il est l'auteur d'ouvrages sur les mythologies, la poésie et la peinture[4].

Hastaire meurt le , dans sa résidence de Trouville-sur-Mer[5],[6],[7].

Œuvres

Publications

  • Les Phares - Huit allégories amusées sur un poème de Charles Baudelaire, Éditions Connivences, 1987 (ISBN 2-86649-011-8).
  • Éloge de la lithographie, Cannes, Éditions Galerie Mengin, 1990.
  • Goya ou la fureur d'être, Éditions Van Wilder, 1992 (ISBN 978-2914304306).
  • Frgments du XXe siècle. Vingt textes sur vingt peintres célébrés par l'auteur : Cézanne, Ensor, Munch, Kandinsky, Matisse, Mondrian, Picabia, Picasso, Léger, Hopper, Chagall, De Chirico, Miro, Magritte, Bacon, Tapies, Warhol, Jasper Johns, Monory, Kleinmann, Paris, Éditions Art Témoin, 1999.
  • La peinture vagabonde, Éditions Van Wilder, 2002 (ISBN 2-914304-05-6).
  • Cri premier Dernier cri, Éditions Van Wilder, 2005 (ISBN 2-914304-15-3).
  • Flaubert en ses couleurs, Éditions Van Wilder, 2009 (ISBN 978-2914304306).
  • Sans changer à Lisieux, Poésie du rail, éditions FVW, 2010[8].
  • EVES. L'Éden désenchanté, éditions Van Wilder, 2011 (ISBN 2-914304-41-2).

Peintures

Lithographies

  • Nicos Nicolaïdis, Bacchanales, huit lithographies originales en étui signées de Claude Hastaire, cent quinze exemplaires numérotés, signés par l'auteur et l'illustrateur, Paris, éditions Galerie Elyette Peyre, 1996.
  • Les Îles. Variations sur un thème exotique, coffret de huit lithographies 76x56cm, signées, Paris, éditions Pierre Calbé, sans date.

Décors de théâtre

Expositions

Expositions personnelles

Musée Goya, Castres, 1990
Pavillon français, Exposition universelle de Shanghaï, 2010
Musée de Trouville - Villa Montebello, 2015

Expositions collectives

Réception critique

  • « Des lignes dures pour rendre la violence, le tragique et le mouvement sont combinées chez Hastaire à une élégance particulière des compositions et à sa sensualité dans le traitement de la couleur. Le papier journal sur lequel il applique la peinture date l'œuvre de Goya en la modernisant mais il lui donne également une certaine fragilité. S'il n'est pas réel, vet aspect fragile demeure cependant dans l'inconscient de l'observateur et humanise ces représentations. De son expérience de l'abstraction, Hastaire possède le talent d'en dire beaucoup avec peu de moyens. » - Dominique Stal[18]
André Verdet
  • « Il est quelques peintures de Hastaire qui, par leur densité plastique, émotionnelle, atteignent l'humus même de la mémoire pour nous en ramener dramatiquement, mais avec noblesse, les aléas mais encore les espérances de notre existence et ce quelle que soit l'inspiration thématique du tableau. Oserais-je le suggérer ? Je rencontre dans maintes œuvres de Hastaire un aspect dûment sacrificiel. Il est des poètes-poètes comme il est des peintres-peintres. Hastaire conjugue ces deux beaux métiers par la voie d'une figuration très personnelle transcendée par une constante métaphore-métamorphose. Cet artiste aime œuvrer avec amour et modestie. Il peut pourtant prétendre à un haut niveau référentiel parmi les créateurs d'aujourd'hui à l'art pictural hors école et dont le lyrisme nous subjugue à un point tel que nous en oublions et le thème et le sujet pour ne ressentir que l'ineffable. » - André Verdet[1]
  • « Ce n'est pas un monde doux, doux, doux, mais, à l'inverse, un univers de fer et de sang qui vous entre dans la peau. Et, curieusement, cela passe, cela exalte, cela est beau. Car Hastaire est un peintre de grand talent qui procède par coulures alliées au trompe-l'œil, ce qui est magnifiquement efficace. Ses toiles sont à la fois allusives et précises. Il y a dans sa génération peu de peintres aussi convaincants. » - Jean-Louis Ferrier[1]
  • « À l'aide, essentiellement, de l'acrylique et de journaux marouflés, mais aussi en laissant éclore son goût de la division de l'espace, Hastaire parvient parfaitement à intégrer l'univers de Goya dans une vision picturale ayant toutes les caractéristiques de l'expressivité actuelle. Naissent de la sore des images fulgurantes et saisissantes, autant d'explosions où les éclats de la polychromie catapultent le regard vers des horizons jusqu'à présent inexplorés. La gageure s'est métamorphosée en achèvement artistique remarquable. » - Giovanni Sciuto[1]
  • « Hastaire, c'est l'organisation de l'espace dans un chromatisme explosif et en même temps contrôlé. Avec, en constance, la permanence du trait, du graphisme. Hastaire, c'est le mouvement jaillissant sur fond pensé d'écriture. » - Bertrand Duplessis[1]
  • « Tantôt il nous invite à la contemplation de vestibules, de salles de bains, de scènes d'intérieur incroyablement habitées de leur vide apparent, ou bien de blockhaus, de blindages, de bases sous-marines et autres rideaux de fer. Tantôt il nous entraînent chez les maîtres qui le hantent : des poètes comme Baudelaire, plus souvent des peintres, à commencer par David… Nous voici chez un contemporain de David, Goya ; le Goya des Désastres, de la guerre et de l'affolement, des courses de taureaux. Le Goya qui nous broie, nous brise et en même temps nous aide à tout supporter par l'humanité de son cri… Interprétant quelques gravures de Goya, les toiles d'Hastaire sont marouflées avec des exemplaires du quotidien espagnol El Pais. Il les a fait jaunir pour prévenir le vieillissement qui frappe si vite les journaux, il leur donne de l'âge pour leur épargner les véritables altérations du temps. Comme si le support devait rivaliser avec la pérennité du peintre. » - Jean-Pierre Tison[1]
Stéphane Hessel
  • « Il nous appartient d'abord de regarder cette œuvre raffinée, d'y pénétrer comme dans un espace aussi clair que secret, aussi accueillant que déroutant, un espace qu'il ne s'agit pas de conquérir mais d'autoriser à vous conquérir. Et puis, il convient de découvrir son dire, de lire les textes où il a su exprimer, avec colère parfois, avec franchise et subtilité toujours, ce que doivent être les rapports entre le créateur d'art et ses deux créatures : l'œuvre et son spectateur. » - Stéphane Hessel[24]
  • « L'indépendance d'Hastaire, sa défiance vis-à-vis des institutions étatiques ou privées, son goût immodéré pour les voyages l'ont éloigné assez rapidement de la recherche d'une position confortable au sein du monde habituel de la peinture. Peu enclin aux mondanités, pas plus désireux de prospérer grâce à un parti, une instance quelconque et, bien que son travail ait été très tôt reconnu par des musées, des centre d'art contemporain et des galeries de qualité, il a fait le pari d'un choix risqué : celui d'être seul, seul dans le cheminement particulier de son travail pictural. Cette liberté voulue, revendiquée, avec les dangers qu'elle suppose, est à l'image des libertés prises par l'artiste tout au long de son parcours. Comme les traces, les empreintes nettes que laissent ses œuvres, en leurs découpages, Hastaire est un vrai nomade. S'inscrire dans un courant ou à contre-courant lui est étranger. Il se laisse glisser vers ses désirs d'inconnu afin de découvrir sans cesse. Certes, il part à un certain moment de l'histoire de la peinture, mais il s'en sert comme tremplin afin de rebondir sur son monde particulier. Et ce monde sera fait de rebonds. Il y aurait chez cet artiste une propension à épuiser ses thématiques à un point de saturation picturale, intellectuelle, qui ne lui laisserait guère que le choix de se risquer à nouveau à autre chose, jusqu'à l'épuisement de cette dernière et ainsi de suite… » - Édith Charlton[24]

Collections publiques

Collections particulières référencées

États-Unis

  • William Lipschutz, New York, Comme le monde est petit, diptyque, acrylique sur carton, 114x228cm, 1990[1].
  • Lynelle Jones et William Lipschutz, Norwalk (Connecticut)[1] :
    • Welcome et bienvenue, acrylique sur toile, 162x300cm, 1984 ;
    • Un goût de cendres ou La Gradiva, acrylique marouflée sur toile, 146x97cm, 1994.

France

  • Fondation Rank Xerox, Aulnay-sous-Bois, Peinture de base n°1, huile sur toile, 220x400cm[1].
  • Thomson-TDI, Boulogne-Billancourt, Peinture de base n°10, huile sur toile, 250x400cm[1].
  • Simone Dibo-Cohen, Nice, Les belles anonymes, technique mixte sur toile, 92x73cm, 1991[1].
  • Beverly Goldberg et Pierre Calté, L'actualité de Goya, acrylique sur toile, 162x130cm, 1988[1].
  • Alain Kleinmann, Les ménades, acrylique et laque sur toile, 150x150cm, 1996[1].
  • L'Œnothèque (Yveline et Daniel Hallée), Bacchanales, acryliques sur toiles formant paravent, 280x90cm, 2002[1].
  • Muriel Reus, Paris, L'actualité de Goya, peinture acrylique sur journaux marouflés sur toile, 114x146cm, 1989[1].
  • François de Villandry, Paris, Étude sur la Genèse, acrylique sur papier kraft marouflé sur toile, 30x30cm, 1992.

Récompenses

  • Lauréat du 17e prix international de Monte-Carlo, 1994[26].

Notes et références

Annexes

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