Haut Valromey
commune française de l’Ain (2025-)
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Haut Valromey est, depuis le , une commune nouvelle française résultant de la fusion des communes du Grand-Abergement, d'Hotonnes, du Petit-Abergement et de Songieu, située dans le département de l’Ain, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Le , elle s'étend à la commune de Ruffieu.
| Haut Valromey | |||||
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De haut en bas et de gauche à droite : Hotonnes ; le Petit-Abergement ; Songieu ; le Grand-Abergement. |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ain | ||||
| Arrondissement | Belley | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Bugey Sud | ||||
| Maire Mandat |
Alain Vuaillat 2026-2032 |
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| Code postal | 01260 | ||||
| Code commune | 01187 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
801 hab. (2023) | ||||
| Densité | 6,6 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 59′ 51″ nord, 5° 41′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 567 m Max. 1 338 m |
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| Superficie | 121,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plateau d'Hauteville | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ain
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | hautvalromey.fr | ||||
| modifier |
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C'est la plus grande commune du département de l'Ain en superficie.
Géographie
Localisation
Cette commune du Haut-Bugey se situe à la limite sud du plateau de Retord ; elle appartient à la région historique du Valromey qui participe à la transition géographique entre Bas-Bugey et Haut-Bugey.
Communes limitrophes
Le chef-lieu de la commune nouvelle, Hotonnes, se situe au centre-est du département de l’Ain[1].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Jura » et « Alpes du nord »[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 591 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Usinens à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 985,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Relief et géologie
Le dénivelé de la commune est particulièrement important ; en effet, il varie entre 567 m et 1 338 m.
Hydrographie
Urbanisme
Toponymie

Le nom de la commune fait référence à la région naturelle du Valromey située entre le Haut-Bugey et le Bas-Bugey.
Histoire

Antiquité
Peu de sources attestent d'une présence gallo-romaine sur le territoire de Haut-Valromey, néanmoins de nombreux édifices gallo-romains ont été découverts dans la proche région ; à titre d'exemple l'aqueduc romain de Vieu datant probablement de la seconde moitié du IIe siècle est situé à environ 10 km d'Hotonnes, à « vol d'oiseau ». À proximité de Vieu toujours, des photos aériennes ont permis de déceler qu'un théâtre gallo-romain se trouvait le long de la voie romaine[12].
Moyen Âge
Au Moyen Âge, les villages de la commune appartiennent au Valromey qui, comme le pays de Vaud, sera acquis par Amédée VI de Savoie, après la signature avec la France, du traité de Paris en 1355, fixant les limites du duché de Savoie et du Dauphiné.
Renaissance
Le , le traité de Lyon rattache le Valromey, et donc les quatre villages de Haut-Valromey, à la France. Ce traité entre le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie et le roi Henri IV de France intègre également à la France, la Bresse, le Bugey (à l'époque, explicitement distingué du Valromey) et le pays de Gex. Comte de Châteauneuf, baron de Virieu-le-Grand, seigneur de Senoy, Honoré d'Urfé prête allégeance à son nouveau suzerain, le roi de France, dans un aveu et dénombrement qu'il lui présente le [13]. Le marquisat de Valromey fut créé en février 1612 par lettres patentes du roi Louis XIII, en réunissant le comté de Châteauneuf, la baronnie de Virieu-le-Grand, et la seigneurie de Senoy. Selon ces patentes, le nom a changé à la demande d’Honoré d'Urfé, en raison de la confusion impliquée par le caractère commun et ordinaire du nom Châteauneuf et du risque de confusion qu'il engendre. Par ailleurs, tout le pays de Valromey est enclos dans le comté de Châteauneuf[14].
XIXe et XXe siècles
Seconde Guerre mondiale

L'un des camps des maquis de l'Ain et du Haut-Jura, le « camp du Pré-Carré » était situé à Hotonnes (au nord du bourg). Ce camp créé par Jean-Pierre De Lassus a compté jusqu'à cinquante hommes[15]. Jean-Pierre de Lassus (dit Legrand) témoigne ainsi de l'activité du Pré-Carré :
- « Au printemps de 1943, le maquis bien armé que j'avais constitué dépendait des forces de l'armée secrète, dont, dans ce département, le colonel Romans était le chef et mon camarade de promotion de Saint-Cyr; Girousse, l'adjoint. Le je participais, à la tête de mes maquisards, au défilé militaire d'Oyonnax. La ville avait été isolée téléphoniquement du reste du département. Le colonel Romans et les autorités régionales déposaient une gerbe au monument aux morts : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 », pendant que 120 maquisards, en tenue impeccable, rendaient les honneurs. »[15]
XXIe siècle

La création de la nouvelle commune de Haut Valromey, entérinée par l'arrêté du [16], a entraîné la transformation de quatre anciennes communes (Le Grand-Abergement, Hotonnes, Le Petit-Abergement et Songieu) en « communes déléguées », opération entrée en vigueur le [17]. Avec une superficie de plus de 107 km2, la commune est la plus vaste du département de l'Ain.
En 2025, la commune de Ruffieu intègre la commune nouvelle par un arrêté du [18].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Haut Valromey est membre de la communauté de communes Bugey Sud, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belley. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[19].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Plateau d'Hauteville pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[20].
Administration municipale
Communes déléguées
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Hotonnes (siège) |
01187 | CC du Valromey | 28,4 | 272 (2018) | 9,6 |
| Le Petit-Abergement | 01292 | CC du Valromey | 26,95 | 127 (2018) | 4,7 |
| Le Grand-Abergement | 01176 | CC du Valromey | 31,92 | 121 (2018) | 3,8 |
| Ruffieu | 01330 | CC Bugey Sud | 14,03 | 174 (2022) | 12 |
| Songieu | 01409 | CC du Valromey | 20,58 | 123 (2018) | 6 |
Liste des maires
Démographie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Hotonnes
- Statue de la Vierge Marie.
- Église Saint-Romain du XVIe siècle.
- Une stèle située à Hotonnes (aux « Plans d'Hotonnes ») rend hommage aux maquis de l'Ain et en particulier à Richard Heslop, agent secret britannique du Special Operations Executive.
Le Grand-Abergement
- Belles fermes bugistes imposantes, ayant un dreffia sur une façade (balcon de bois sur lequel était mis à sécher le bois de chauffage), abritant les hommes et les bêtes ainsi que les réserves pour passer les mois d'hiver.
- Maisons gardant des traces de l'Histoire : frises Renaissance, croix templières, changement des pentes des toits avec l'évolution des matériaux de couverture (chaume, tavaillon, ardoises, tuiles, bac en acier.
- Ancienne fruitière à comté (fromagerie).
- Chapelle de Retord située sur le territoire communal.
- Église Saint-Armand du Grand-Abergement.
Le Petit-Abergement
L'église Saint-Étienne fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Songieu
- À voir, dans le cimetière qui entoure l'église Saint-Martin de Songieu, le tilleul planté en 1601 à l'occasion du rattachement du Valromey au royaume de France.
- Ruines du château de Châteauneuf-en-Valromey : des textes attestent de son existence au XIIe siècle. Après 400 ans d’occupation continue, il est en ruines en 1550 et le châtelain s’est installé dans des maisons d’Hotonnes[25].
- En 1285 Amédée de Savoie cède Châteauneuf qu'il a acquis du sire de Beaujeu à Louis de Savoie.
- Vue du village et de l'église Saint-Romain.
- Statue de la Vierge Marie d'Hotonnes.
- Fromagerie du Grand-Abergement.
- Chapelle de Retord.
Personnalités liées à la commune
Personnalités historiques
- Aimé Favre (1722-1810), prêtre connu pour avoir été député du clergé aux États généraux de 1789, né à Songieu et mort à Hotonnes.
- Jean-Pierre Baillod (1771-1853), général de l'Empire, né à Songieu.
- Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès (1914-2010), général de corps d'armée français, résistant dans les FFI. Le camp de maquisards qu'il dirigea était à Hotonnes.
Personnalités sportives et artistiques
- Marie Morel (1954), artiste peintre et éditrice.
- Delphyne Burlet (1966), ancienne biathlète. Elle a grandi et habite à Hotonnes, où elle a été membre du conseil municipal de 2008 à 2014.
- Corinne Niogret (1972), originaire du Petit-Abergement et Sandrine Bailly (1979) : toutes deux anciennes biathlètes s'entraînaient régulièrement à Hotonnes.
- Xavier Thévenard (1988), ancien skieur de fond et biathlète, il est devenu spécialiste de trail et course en montagne. Il a passé toute son enfance aux Plans d'Hotonnes[26].
