HeForShe

Campagne de solidarité pour l'égalité des sexes initiée par ONU Femmes From Wikipedia, the free encyclopedia

HeForShe lui pour elle ») est une campagne de solidarité pour l'égalité des sexes, lancée le 20 septembre 2014 par l'ONU Femmes. Son objectif est de faire participer les hommes et les garçons au combat pour l'égalité des sexes et les droits des femmes, en les encourageant à prendre des mesures contre les inégalités rencontrées par les femmes et les hommes.

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La campagne est fondée sur l'idée que l'égalité des sexes est une question qui concerne tout le monde, d'un point de vue social, économique ou politique. Elle cherche à impliquer les hommes et les garçons dans un mouvement initialement conçu comme « une lutte pour les femmes par des femmes », qui combat les inégalités rencontrées par les femmes et les filles, ignorant les problèmes des hommes et les garçons.

Sur le site Web de la campagne HeForShe, une carte, utilisant un géolocalisateur enregistrant l'engagement mondial dans la campagne, comptabilise le nombre d'hommes et de garçons engagés dans la campagne HeForShe. Elle a été utilisée alors qu'ONU Femmes s'efforçait d'atteindre son objectif d'impliquer un million de garçons et d’hommes avant . L'objectif n’a pas été atteint[1].

Le site HeforShe montre les progrès accomplis en faveur de son objectif, l’égalité entre les genres. Il met en évidence le travail accompli par de nombreux partisans de la campagne[2].

Elizabeth Nyamayaro, conseillère principale auprès de la Directrice exécutive d'ONU Femmes, a déclaré : « Au début, nous nous posions la question : « Les hommes se soucient-ils de l'égalité des genres ? » et nous avons découvert qu'ils s'en soucient. Puis nous avons commencé à recevoir beaucoup d’e-mails d'hommes qui se sont inscrits et qui veulent maintenant en faire plus » [3]

Histoire

Histoire du Lancement

Un événement spécial est organisé pour lancer la campagne HeForShe le au Siège des Nations unies à New York. À l'occasion de cet événement, l'ambassadrice de bonne volonté de l'ONU Femmes[4], l'actrice Emma Watson, prononce un discours. Il sera beaucoup diffusé sur les médias sociaux. Elle évoque notamment le fait que, depuis qu'elle s'est activement engagée dans des mouvements en faveur des droits des femmes, le terme « féminisme » rime avec « haïr l'homme » ; elle a appelé à ce que cette assimilation cesse. Elle a redonné la définition du féminisme : « Le féminisme, par définition, est la croyance que les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits et chances. C'est la théorie de l'égalité politique, économique et sociale des sexes. » Cette prise de parole d'Emma Watson, d'environ 13 minutes, influencera beaucoup de personnes à travers le monde, qui ne s'étaient pas engagées en faveur de l'égalité des sexes auparavant.

Partenariats

En 2015, le groupe bancaire BNP Paribas, impliqué dans la promotion de l’égalité homme-femme signe avec les Nations unies la charte HeForShe[5]

En 2018, Jean-Laurent Bonnafé devient Thematic Champion HeForShe. La Direction de la banque considère le sujet comme un enjeu stratégique et soutient la cause en positionnant la diversité et le rejet de toute forme de discrimination des femmes ou de harcèlement au cœur de son engagement d’entreprise et de son code de conduite.

À Dakar, le , le groupe BNP Paribas s’engage dans le projet HeForShe d’appui aux femmes dans l’agriculture et le développement Durable en investissant 1 milliard de FCFA sur 3 ans. Le projet vise à encourager l’égalité des sexes en renforçant l’accès des femmes à la terre et aux ressources productives pour une agriculture résiliente au changement climatique[6].

Une carte du monde indique le nombre d'hommes par pays engagés dans la campagne HeForShe grâce à un système de géolocalisation.

IMPACT 10X10X10

Le , lors du forum économique mondial de Davos, l'ONU Femmes lance le mouvement HeForShe IMPACT 10x10x10. Il doit promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes auprès des gouvernements, des entreprises et des universités. Emma Watson lance le mouvement par un discours[7], en disant son émotion devant l’engouement qui a suivi son lancement de la campagne quatre mois auparavant. L'idée de ce nouveau mouvement est de demander à 10 chefs d’État, d'entreprise et d'école, de s'engager à améliorer l'égalité des sexes dans le milieu professionnel, éducatif et politique. Les présidents d’Uruguay, du Japon et de la Finlande, les PDG de Tupperware ou d'Unilever, et des écoles telles que Science Po Paris, se sont engagés. Le rapport fourni par HeForShe est encourageant. Le président du Malawi, par exemple, a annoncé que les mariages d'enfant seront interdits : ce qui augmentera le nombre de jeunes filles pouvant aller à l'école. Bob Moritz, président de PricewaterhouseCoopers International Limited, a raconté comment son organisation est passée de 18 % de représentation féminine dans l'équipe de direction mondiale à 47 % entre janvier et [8].

Critiques

Critique rhétorique

De nombreux activistes ont affirmé, concernant la violence et de l'inégalité à l'égard des femmes, en particulier dans les cas d'agression, que la responsabilité est transférée de l'auteur à la victime. Le discours de Watson s'est concentré sur le rôle actif des hommes dans l'avancement de l'égalité politique, économique et sociale des sexes. Ce discours est critiqué parce qu'il se concentre uniquement sur les femmes, ignore les préjugés sexistes contre les hommes et renforce l'inégalité qu'il tente d'effacer. Watson ayant mis l'accent sur la dépendance des femmes au soutien des hommes, des critiques s'élèvent : HeForShe accorderait aux hommes le rôle principal dans la campagne, ce qui renforcerait et perpétuerait l'inégalité entre les sexes.

Critique féministe

Bien que HeForShe ait activement représenté les questions LGBTQ+ aux côtés de la campagne sœur United Nations Free & Equal, certains ont exprimé des inquiétudes sur le fait que le nom du mouvement laisse de côté les personnes non binaires, transgenres et genderqueer, et renforce le binaire de genre.

Des féministes ont reproché à Watson d'être privilégiée, riche et blanche, et de parler au nom de femmes qui n'entrent pas dans cette catégorie. D'autres critiques de féministes ont suivi le discours de Watson : l'une est publiée dans Time ; elle concerne le nom de la campagne, HeForShe, et aussi le fait que Watson a demandé aux hommes de s'engager, sans mentionner les problèmes qui touchent les hommes et les garçons[9]. Le nom de la campagne a été critiqué : il laisse entendre que les hommes ne devraient pas se préoccuper du féminisme parce qu'il pourrait améliorer leur situation, mais plutôt parce qu'il améliorerait celle des femmes, et que les hommes étaient présentés comme des sauveurs.

Réponse aux critiques

Dans une interview accordée à Elle, Watson a répondu aux critiques : « Il est difficile d'entendre des critiques de la part de personnes que vous considérez comme vos pairs et dont vous pensez qu'elles sont du même côté ». Elle a dit que l'inégalité entre les sexes touche à la fois les hommes et les femmes en raison des stéréotypes liés au genre et qu'il s'agit d'une question relevant des droits de l'homme. Elle a confirmé que la campagne HeforShe permet de renforcer la cause féministe, en impliquant les femmes et les hommes du monde entier dans la défense de l'égalité des sexes.

Personnalités impliquées

Références

Liens externes

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