Hengoat

ancienne commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Hengoat (/ɛn.gwat/[Note 1]Écouter) est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. C'est désormais depuis le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Roche-Jaudy.

Faits en bref Administration, Pays ...
Hengoat
Hengoat
Le calvaire du XVIIe siècle.
Blason de Hengoat
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Marie-France Jégou
2020-2026
Code postal 22450
Code commune 22078
Démographie
Gentilé Hengoatais, Hengoataise
Population 223 hab. (2016 en évolution de +9,85 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 37″ nord, 3° 11′ 50″ ouest
Altitude 50 m
Min. 9 m
Max. 82 m
Superficie 6,19 km2
Élections
Départementales Tréguier
Historique
Fusion
Intégrée à La Roche-Jaudy
Localisation
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Hengoat
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    En 2003, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

    Langue bretonne

    • L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg label 2 a été votée par le conseil municipal le .

    Géographie

    Situation

    Hengoat est proche de la Manche (mais non littorale) et de la ria du Jaudy dont elle est séparée par la commune de Troguéry. Hengoat n'accueille aucune réserve naturelle sur son territoire.

    Les coordonnées géographiques de Hengoat en décimales sont : 48,7436111111° de latitude et -3,19722222222° de longitude.

    Les coordonnées géographiques sexagésimales de Hengoat sont 48° 44′ 37″ N, 3° 11′ 50″ O.

    Les coordonnées cartographiques en projection Lambert 93 de Hengoat sont : X : 244560 Y : 6867110.

    Les coordonnées cartographiques en projection Lambert II étendu de Hengoat sont : X : 192882 Y : 2430407.

    Relief

    Hengoat possède une altitude qui varie entre un minimum de 9 mètres et un maximum de 82 mètres pour une altitude moyenne de 46 mètres couvre une superficie de 619 hectares soit 6,19 km2. La mairie se situe à 43 mètres d'altitude.

    Hydrographie

    La commune de Hengoat est limitée à l'est par le Ruisseau du Moulin de Bizien, cours d'eau qui se jette dans la ria du Jaudy entre Troguéry et Trédarzec et dont la partie maritime, formant elle-même une ria annexe de celle du Jaudy, commence dans l'ancienne commune de Pouldouran. Sous le nom de Ruisseau de Pen Bizien, sa partie amont sépare le sud du finage de Hengoat de celui de Ploëzal.

    Risques naturels

    Le portail de la prévention des risques majeurs français a référencé 4 événements survenus sur la commune de Hengoat. Ci-dessous, voici la liste complète des catastrophes naturelles ou technologiques survenues sur le territoire de la commune :

    • inondations, coulées de boue, glissements et chocs mécaniques liés à l'action des vagues du 25 au  ;
    • inondations et coulées de boue du au  ;
    • tempête du 15 au  ;
    • inondations et coulées de boue du 28 au .

    Le risque sismique sur le territoire de la commune de Hengoat est faible car elle se trouve dans une zone de sismicité de 2/5.

    Il existe un potentiel radon moyen ou élevé sur tout le territoire de la commune, cet élément est un gaz radioactif produit par la désintégration de l'uranium présent dans les roches.

    Dans un rayon de 150 km autour de Hengoat, il y a 2 centrales nucléaires implantées : le site nucléaire de Brennilis à 66 km et la centrale nucléaire de Flamanville à 130 km. La présence de ces centrales présente un risque nucléaire potentiel pour la commune.

    5 risques majeurs potentiels sont signalés par les services de l'état et peuvent survenir sur le territoire de la commune, voici la liste de ces derniers :

    • inondation ;
    • mouvement de terrain ;
    • phénomène lié à l'atmosphère ;
    • phénomènes météorologiques ;
    • radon.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Hengoet en 1330, Hennegouet en 1371, Hengoet en 1380, 1450 et en 1486, Hengoat dès 1505[1].

    Hengoat est une formation toponymique composée de deux éléments : Hen-, qui représente l'adjectif hen « vieux » et -goat, qui représente la forme mutée du substantif coat « bois »[1].

    D'où le sens global de « vieux bois »[2].

    Remarque : l'adjectif hen sera supplanté dès le XIe siècle siècle par coz, ce qui veut dire que les noms qui le contiennent sont plutôt anciens, remontant parfois au Haut Moyen Âge.

    Histoire

    Temps modernes

    Madame du Hallay fut reconnue fondatrice de l'église par une décision de 1695, ce qui lui donna droit aux privilèges afférents et notamment au droit de prééminence dans la dite église.

    En 1759 Une ordonnance du roi Louis XV fixe à 16 hommes et 105 livres la charge annuelle de la paroisse de Hengoat pour le service des garde-côtes chargés de la défense des côtes de Bretagne[3].

    Carte de Cassini de la paroisse d'Hengoat et de ses environs (1790).

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Hengoat en 1778 :

    « Hengoat ; dans une plaine, à 1 lieue un tiers à l'Est-Sud-Est de Tréguier, son évêché ; à 28 lieues de Rennes ; et à 1 lieue un sixième de Pontrieux, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative, ressortit au siège royal de Lannion, et compte, y compris ceux de Pouldouran, sa trève, 600 communiants[Note 2]. C'est un pays plat, qui produit du froment et autres grains ; on y voit des prairies, de bons pâturages , des bois, et des landes. Ses maisons nobles sont : Pouldouran, Trolong, le Rumen et Quillien[4]. »

    Le XIXe siècle

    La paroisse de Pouldouran, qui était une succursale de celle de Troguéry depuis la Révolution française en est détachée par l'ordonnance du pour devenir une succursale de la paroisse de Hengoat[5].

    Plan cadastral de la commune de Hengoat datant de 1835 (tableau d'assemblage).

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Hengoat en 1843 :

    « Hengoat : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève Pouldouran. (..) Principaux villages : Kergozenec, Dour-an-Gars, Kerbriand, Mestrenic, Toul-Bougeant, Toul-Pigous, Losten-Stang, Trolong-Bras, Baloré, Kerurvoy (Goarisson, convenant), Quillien-Bras, Poulvenez, le Launay, le Rumain, Ty-Beron, Kerjan, Pen-Lan-Raoul, Pors-Bras, Kerhingan, Coz-Kerhingan, Ty-forn-Stang, Pen-ar-Crec'h, la Ville-Basse, Prat-an-Pont, Boulinot, Keruevez, Kerdourec. Superficie totale 618 hectares 76 ares, dont (..)terres labourables 506 ha, prés et pâturages 20 ha, bois 4 ha, vergers et jardins 6 ha, landes et incultes 49 ha, étangs 3 ha (.;). Moulins : 4 (de Losten-Stang, Rolland, Bizien, Vigodès, à eau. (..) Géologie : schiste talqueux. On parle le breton[6]. »

    En 1862 Joachim Gaultier du Mottay écrit qu'Hengoat possède une école de garçons ayant 40 élèves et une de filles en ayant 50, que « son territoire, généralement assez plat [est] bien boisé et garni d'arbres fruitiers. Terres et prairies de bonne qualité ; excellents pâturages », que le sous-sol est composé de schiste argileux et, au nord-ouest du bourg, de diorite[7].

    Le Philippe Omnès, qui vivait avec sa mère à Hengoat, fut trouvé suspendu entre les deux brancards d’un fourgon dans une ferme du Convenant Le Guyader où, depuis plusieurs jours, il allait battre le blé. Il avait les bras placés en croix sur une pièce de bois horizontale. Sa sœur Marguerite et son mari Le Guillou furent reconnus coupables de ce crime, effectué en raison d'un différend d'héritage. Avant ce couple avait voué la victime à Saint-Yves-de-Vérité. L'affaire fut évoque par l'ensemble de la presse française (généralement sous le titre "Le crucifié d'Hengoat") : par exemple le journal La Champagne écrit que ce drame effroyablement sinistre « permet de faire une étude sur le vif des mœurs et superstitions bretonnes »[8].

    Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'Orléans[Note 3], entourés de liserés tricolores et portant l'inscription : « Vive le duc d'Orléans ! » furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Hengoat ; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude[9].

    L'école des religieuses du Saint-Esprit, qui avait alors 37 élèves, fut laïcisée en février 1897 ; l'école "neutre" (laïque) avait alors 4 élèves[10]. Une polémique survint à propos du mobilier scolaire que l'institutrice congréganiste expulsée emporta en partie avec elle, arguant que ce mobilier avait été en partie payé par la congrégation ; le préfet des Côtes-du-Nord mis en demeure la commune de récupérer ce mobilier, ou, à défaut, de « munir [l'école d'Hengoat] des objets nécessaires à son fonctionnement »[11]. L'école privée fut fermée en 1902 en vertu de la loi sur les congrégations.

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Le journal L'Univers écrit en 1899 que « le petit village d'Hengoat (..) n'a que six maisons, mais il a le privilège peu banal de posséder parmi ses habitants trois maires : le premier magistrat de l'endroit, celui de Pouldouran et celui de Troguéry », ainsi qu'un ancien maire de Mantallot[12].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Hengoat porte les noms de 24 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 2 sont morts en Belgique dès 1914 (Louis Camus le à Maissin et Théophile Martin le à Langemarck) ; trois sont morts en mer, victimes de naufrages provoqués par des sous-marins allemands (Pierre Courlouer le sur le cuirassé Bouvet dans les Dardanelles ; Jean Pierres le sur le croiseur cuirassé Léon Gambetta et Yves Le Maout le sur le cuirassé Suffren) ; tous les autres sont morts sur le sol français[13].

    L'Entre-deux-guerres

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Hengoat porte les noms de 5 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi ces victimes Joseph Gouedard, marin sur le croiseur Pluton, mort accidentellement le à Casablanca (Maroc) ; Yves Le Roux, mort sur le cuirassé Bretagne le lors de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir ; Yves Jaguin le lors du naufrage du sous-marin Argonaute ; Yves Guillou est mort le et Marcel André en 1941 sans autres précisions[13].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Le XXIe siècle

    La recherche d'un druide pour pallier le manque de médecins

    Six communes du Pays rochois (La Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy, Langoat, Hengoat, Pouldouran et Troguéry) annoncent en mars 2016 avoir recruté un druide pour pallier le manque de médecins. C'était évidemment un canular, une fausse information destinée à obtenir un battage médiatique ; ce fut efficace, la commune nouvelle de La Roche-Jaudy accueillant à oartir de 2020 quatre médecins dans son cabinet médical[14].

    La création de la commune nouvelle de La Roche-Jaudy

    Le , la commune fusionne avec Pommerit-Jaudy, Pouldouran et La Roche-Derrien pour former la commune nouvelle de La Roche-Jaudy dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [15].

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    De sable à l'aigle d'argent.

    Politique et administration

    Liste des maires

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    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
      1801 Pierre Le Cozannet[Note 4]   Capitaine de guet. Métayer à la métairie noble de Trolong.
    1801 1803 Yves Le Goff[Note 5]   Cultivateur. Fut ensuite maire de Troguéry.
    1803 1817 François Cathou[Note 6]   Cultivateur.
    1817 1830 Achille Le Duc[Note 7]   Cultivateur.
    1830 1839 François Cathou   Déjà maire entre 1816 et 1817.
    1839 1864 Yves Marie Le Cozannet[Note 8]   Cultivateur. Petit-fils de Pierre Le Cozannet, premier maire d'Hengoat.
    1864 1900 Pierre Marie Menguy[Note 9].   Propriétaire. Cultivateur.
    1901 [16] 1931 François Le Montréer[Note 10] Libéral Agriculteur. Propriétaire.
    Conseiller d'arrondissement (1901 → 1910)
    1931 après 1937 Joseph Le Rolland[Note 11] RG Médecin
    Conseiller général de La Roche-Derrien (1933 → 1940)
    mai 1945 avril 1960
    (décès)
    Jean Bouget[Note 12] PRRRS
    puis SFIO
    Cultivateur
    Conseiller général de La Roche-Derrien (1945 → 1949)
    1960 mars 1971 Alexandre Le Coz    
    mars 1971 septembre 1980
    (démission)
    Jean Thomas   Agriculteur
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1983 mars 2001 François Person[17] (1937-2020)   Exploitant agricole retraité, maire honoraire (2001)
    mars 2001 mars 2008 Jean-François Duyck SE-DVD Directeur d'hôpital en disponibilité
    mars 2008 mars 2014 Joël Jégou   Salarié agricole retraité
    mars 2014 décembre 2018 Bernard Frémery   Commercial retraité
    Vice-président de la CC du Haut-Trégor (2013 → 2016)
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    Liste des maires délégués

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    Liste des maires délégués successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    7 janvier 2019[18] 23 mai 2020 Bernard Frémery   Commercial retraité
    23 mai 2020 en cours Marie-France Jégou[19]   Enseignante retraitée
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

    En 2016, la commune comptait 223 habitants[Note 13], en évolution de +9,85 % par rapport à 2010 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    645753743893753810871888905
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    825814803779810741712713648
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    626634616535525506455413413
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    390362318256214166218222204
    Davantage d’informations - ...
    2014 2016 - - - - - - -
    218223-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Hengoat est, après Loc-Envel, la commune de Bretagne dont la population a diminué le plus en pourcentage (- 82 %) entre 1851 et 1999, passant de 905 à 165 habitants entre ces deux dates[24].

    Lieux et monuments

    • Le calvaire est le seul monument historique classé du village de Hengoat : il date du XVIIe siècle.
    • Église Saint-Maudez.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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