Hesmond
commune française du département du Pas-de-Calais
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Hesmond est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Hesmondois. Sa population est de 172 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1800 avec 464 habitants. La commune est membre de la communauté de communes des 7 Vallées. La commune s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Hesmond | |||||
L'église Saint-Germain et le monument aux morts. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Montreuil | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des 7 Vallées | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Deray 2020-2026 |
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| Code postal | 62990 | ||||
| Code commune | 62449 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hesmondois | ||||
| Population municipale |
172 hab. (2023 |
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| Densité | 21 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 27′ 19″ nord, 1° 56′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 27 m Max. 127 m |
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| Superficie | 8,27 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Auxi-le-Château | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-ouest du département du Pas-de-Calais, Hesmond est une commune de la vallée de l'Embrienne située, à vol d'oiseau, à 10 km au nord-ouest de la commune d'Hesdin-la-Forêt et à 12 km à l'est de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Boubers-lès-Hesmond, Embry, Lebiez, Loison-sur-Créquoise, Offin et Saint-Denœux.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 8,27 km2 ; son altitude varie de 27 à 127 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est drainé par la Créquoise, rivière d'une longueur de 14,78 km, qui prend sa source dans la commune de Créquy et conflue dans la Canche au nord de Beaurainville, près du lieu-dit la Bleuence[4].
Cinq autres cours d'eau le drainent :
- l'Embrienne, d'une longueur de 6,19 km qui prend sa source dans la commune de Rimboval et se jette dans la Créquoise au niveau de la commune d'Hesmond[5] ;
- l'Hesmond, d'une longueur de 4,87 km, qui prend sa source dans la commune d'Embry et se jette dans la Créquoise au niveau de la commune d'Offin[6] ;
- le le Pauvre Mont, d'une longueur de 3,43 km[7] ;
- le Petit Hesmond, d'une longueur de 2,82 km, qui prend sa source dans la commune d'Embry et se jette dans l'Embrienne au niveau de la commune d'Hesmond[8] ;
- le Pauvre Mont, d'une longueur de 1,29 km[9].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 957 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Radinghem à 16 km à vol d'oiseau[16], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 038,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[19]. Ces paysages, qui concernent 98 communes, se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy…[20].
L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires[20].
Milieux naturels et biodiversité
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :
- le réservoir biologique de la Créquoise[21] ;
- le bois de Fressin. Cette ZNIEFF appartient au complexe écologique constitué par les vallées de la Créquoise et de la Planquette et leurs versants boisés[22].
et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : les vallées de la Créquoise et de la Planquette, d’une superficie de 15 157 ha et d'une altitude variant de 13 à 181 m. Ces deux vallées se situent aux confins de deux régions naturelles : le Haut Pays d’Artois et le Ternois et constituent un des paysages ruraux traditionnels du Nord-Pas-de-Calais les mieux conservés[23].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 sur la commune
- Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[24].
Urbanisme
Typologie
Au , Hesmond est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26] et hors attraction des villes[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,9 %), prairies (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,5 %), zones urbanisées (3,1 %), forêts (3 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Hettesnasmont en 838 ; Hemontis villa, Heemunt en 1042 ; Hethemunt en 1112 ; Hethemont en 1120 ; Hemmont en 1140 ; Heemont en 1151 ; Heiemont en 1194 ; Haimont en 1201 ; Heimont en 1226 ; Heymont en 1233 ; Haiemont en 1313 ; Hémont en 1375 ; Hémons en 1432 ; Aymont au XIVe siècle ; Hémon en 1477 ; Hémond-en-Sainct-Pol en 1515[30]; Hesmond en 1793 et depuis 1801[2].
D'après Maurits Gysseling, le nom proviendrait d'un nom d'homme germanique Haiþan (de haiþana « païen », qui a donné Heide en allemand ou heidens en néerlandais). Hesmond serait la *Haiþanas berga « la montagne de Haiþan[31].
Remarque : le gallo-roman MONTE issu de l'accusatif montem du latin mons, a le sens qu'il a conservé en ancien français dans la toponymie, c'est-à-dire à côté de « montagne », celui plus fréquent dans les pays de plaine de « hauteur, colline », voire « légère élévation », bien qu'il soit supplanté en ce dernier sens par le dérivé moncel (picard monchel) de MONTICELLU.
Histoire
La seigneurie d'Hesmond appartint en dernier lieu à la famille de Créquy, qui fit construire le château actuel, au XVIIIe siècle.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de la libération de la région, les Allemands, en représailles à des actes de la résistance française, exécutent, au lieu-dit le Fond des Vachaux, le , seize civils, originaires d’Offin, d'Hesmond et d'Arques-la-Bataille. Un monument sur les lieux de l'exécution leur rend hommage[32].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais[33].
Commune et intercommunalités
La commune a fait partie, de 1996 à 2013, de la communauté de communes du val de Canche et d'Authie et, depuis le , elle fait partie de la communauté de communes des 7 Vallées (7 Vallées comm) dont le siège est basé à Hesdin-la-Forêt[33]. Cette communauté de communes des 7 Vallées regroupe 66 communes et totalise 29 425 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie du canton de Campagne-lès-Hesdin, depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements[2].
Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est maintenant rattachée, ainsi que toutes les communes de l'ancien canton de Campagne-lès-Hesdin, au canton d'Auxi-le-Château[33] qui passe de 26 à 84 communes[34].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais[35].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Hesmondois[41].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].
En 2023, la commune comptait 172 habitants[Note 6], en évolution de +4,24 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 33,8 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 81 hommes pour 79 femmes, soit un taux de 50,63 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Germain.
- Le monument aux morts, surmonté d'une croix latine[47].
- Le monument aux fusillés du , au lieu-dit le Fond des Vachaux[48].
- Le monument aux morts.
- L'église Saint-Germain.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Écartelé: aux 1er et 4e de gueules au château d'or essoré et donjonné d'une pièce, flanqué de deux tours du même couvertes, le tout ouvert et ajouré de sable, aux 2e et 3e d'or au créquier de gueules[49]. |
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|---|---|---|
| Détails | Adopté par la municipalité. |
Pour approfondir
Bibliographie
- René Lesage, 4 septembre 1944, le crime de guerre d’Hesmond, Comité d’Histoire du Haut-Pays.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Dossier relatif aux rattachements de la commune sur le site de l'Insee, [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 7]
- « La commune » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

