Homayoun Shadjarian
musicien iranien
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Homayoun Shadjarian (en persan : همايون شجريان) est un chanteur et musicien iranien. Formé à la musique traditionnelle iranienne par son père, Mohammed Reza Shadjarian, il a évolué vers un style qui mêle musique sonnati (« traditionnelle ») et influences contemporaines.
| Nom de naissance | persan : همايون شجريان |
|---|---|
| Naissance |
Téhéran, Iran |
| Activité principale | musicien, chanteur |
| Genre musical | Musique classique persane |
| Instruments | tombak, kamânche |
| Années actives | Depuis 1991 |
| Influences | Mohammad Reza Shadjarian |
| Site officiel | Site officiel |
Biographie
Homayoun Shadjarian naît le (31 Ordibehesht 1354 du calendrier persan) à Téhéran[1]. Son père est Ostad (« maître » ou maestro) Mohammed Reza Shadjarian, mort en octobre 2020[2]. Sa sœur, Mojgan Shajarian (en) est également devenue chanteuse[3]. Il épouse en 1996 Gita Khansari, dont il a une fille, baptisée Yasmine[4]. Il se remarie en 2023 avec l'actrice Sahar Dolatshahi[5].
Formation et débuts
Homayoun Shadjarian grandit au sein d'une famille de musiciens. À cinq ans, il apprend le jeu du tombak - un instrument à percussion de la famille des tambours en gobelet[6]. Il apprend le chant traditionnel persan (avaz[a]) auprès de son père, qui lui transmet le répertoire traditionnel persan (radif)[7]. Il apprend aussi à jouer du kamânche[7], un instrument à cordes dont il fait son instrument principal d'étude au Conservatoire de musique de Téhéran sous la direction d'Ardeshir Kamkar (en)[5].
À partir de 1991, il suit son père dans ses tournées avec l'orchestre Avaz, où il l'accompagne au tonbak[7]. À partir de 1999, il l'accompagne au chant[6],[8]. Il joue avec son père en Europe, au Moyen Orient et en Amérique[7], notamment en Californie[9].
Carrière solo
Albums
Il réalise son premier album solo, Nasim-e vasl, en 2003[5].
En 2004, il sort deux albums, Shogh Doost et Nashkiba. En octobre 2006, il publie l'album Ba Setareha (« Avec les étoiles »)[8]. L'album Mastoor-o-Mast sort en 2015[10].
Sa discographie compte une vingtaine d'albums[11].
Spectacles

Sa tournée avec l'ensemble Dastan en 2007 marque un pas vers son indépendance, puisque c'est la première fois qu'il se produit sur scène à l'étranger sans son père[12].
Ses tournées internationales l'amènent en France. Il joue au théâtre de la ville de Paris en 2013[2]. Il se produit à l'occasion de la « Nuit Soufie », le 5 novembre 2016, à la Philharmonie de Paris[13]. En mars 2022, il chante de nouveau à la Philarmonie de Paris puis au Théâtre de la ville de Paris en 2024[14].
En 2018, il participe au projet سی (« Trente »), un spectacle qui mêle théâtre et musique pour évoquer trois histoires tirées du Shah nameh (« Le livre des rois ») de Ferdousi. Homayoun Shadjarian chante sur la musique composée par Sohrab Pournazari (en). Le spectacle est représenté trente soirs de suite à Téhéran[15],[16].
Cinéma
Il prête sa voix pour la bande originale du film Arayesh-e ghaliz (« Hard Makeup ») de Hamid Nematollah en 2014[17].
À la Hafez ceremony de 2018, il est lauréat du prix de la meilleure bande originale dans le film Rag-e Khab (« Subdued »)[18].
Style
Évolution
Formé à la musique classique persane, Homayoun Shadjarian a évolué en ouvrant son répertoire à la musique pop et rock[11]. Son style s'adresse désormais aussi bien aux mélomanes traditionnels qu'aux amateurs de musique contemporaine[16].
Inspiration poétique
L'émotion qui imprègne ses chansons peut être vue comme une expression de l'héritage mystique présent dans le répertoire traditionnel persan[6]. Le radif a en effet une dimension spirituelle[19], qui trouve un écho dans le choix des textes des chansons d'Homayoun Shadjarian. Nombre de ses chansons constituent des hommages aux poètes soufis tels que Saadi et Rumi[20]. Dans l'album Ecstasy auquel il a collaboré avec Sami Yusuf, la chanson « Existentia » est écrite d'après un poème de Rumi[21]. Shadjarian a chanté aussi les poèmes de Rumi mis en musique par Behzad Abdi[22]. La première partie de son album Lords of Secrets (« Les Dieux des Secrets ») s'inspire aussi de poèmes de Rumi[8]. Dans l'album Mastoor-o-Mast, la poésie mystique de Mawlana (Rumi) et Attar rencontre la musique classique occidentale[10]. Le titre est également un vers du poète Hafez[b]. L'album Iran-e man comporte des textes de Saadi et Hafez[23]. Ce dernier inspire la seconde partie de Lords of secrets[5].
Mais il chante aussi des poètes contemporains. En 2009, la chanson Vatan (« Patrie ») est un poème de Siavash Kasraei, poète et militant du parti Tudeh[24]. Il s'inspire aussi des poèmes de Mohammad Ali Bahmani et d'Afshin Yadollahi[3]. L'album Iran-e man met en musique des poèmes de Eshaq Anvar, Pourya Souri et Ahura Iman[23].
Discographie
- Nasim-e vasl
- Nashakiba
- Showq-e doost
- Naghsh-e khiyal
- Ba setareh ha
- 2008 : Gheyzhak-e Koli avec l'ensemble Dastan
- 2008 : Khorshid-e Arezoe avec l'ensemble Dastan
- Ab, nan, Avaz
- Shab-e jodayi
- Simorq
- Showq nameh
- 2012 : Bi man maro avec l'ensemble Dastan
- Beyond Any Form
- Neither Angel Nor Devil
- Mastoor o Mast
- Khodavandane Asrar