Hugues Dayez
journaliste, critique et écrivain belge
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Hugues Dayez, né le à Etterbeek (province de Brabant), est un critique de cinéma et journaliste culturel belge francophone.
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Journaliste, critique de cinéma, critique de bande dessinée |
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Prix Saint-Michel de la presse (2004) Prix Coq de la critique (2008) Prix Ex-Libris de la presse audiovisuelle (2010)[1]. |
Biographie
Jeunesse et formation
Hugues Dayez naît le à Etterbeek[2], une commune bruxelloise. Fils d'un père journaliste, il est le benjamin d’une famille de sept enfants[3]. Il reçoit une éducation très traditionaliste, imprégnée de valeurs chrétiennes, mêlé d’ironie, de sens critique et d’autodérision[3]. Il lit sa première bande dessinée Objectif Lune mais il voue une totale fascination pour Johan et Pirlouit de Peyo[4]. Avec sa sœur, ils jouent aux méchants Philibert et Angelot[4]. En 1975, il accompagne son père et rencontre Hergé aux studios de celui-ci[4]. Il étudie le journalisme à l'Université catholique de Louvain.
Carrière
À l'âge de 22 ans, il entre à la RTBF[5]. Il est le bras droit de Sélim Sasson pendant 3 ans. En plus de ses chroniques cinéma dans les journaux et diverses émissions de la RTBF, il anime en radio l'émission 5 Heures cinéma le mercredi de 17 h à 19 h sur Pure FM en compagnie de Rudy Léonet jusqu'en . Depuis l’émission continue en podcast toujours avec son collègue Rudy Léonet. Depuis début 2015, tous deux organisent aussi des COD (critic on demand) publiques dérivées du concept 5 heures. Les personnes présentes sont invitées à proposer un film, un acteur ou un réalisateur à Hugues Dayez. Celui-ci fait alors appel à sa mémoire et remet le film dans son contexte, son époque.
De 2005, où il remplace au pied levé Olivier Monssens[6], il anime en télé Screen avec Cathy Immelen sur La Deux[7], jusqu'en 2009[8].
Il est également un connaisseur de la bande dessinée et écrit plusieurs ouvrages sur le sujet[5]. Il livre ainsi Tintin et les héritiers sur la succession d'Hergé, publié aux Éditions du Félin en 2000[9],[10]. Deux ans plus tard, il traite de la nouvelle bande dessinée et publie un ouvrage au titre éponyme chez Niffle[11]. Il écrit une chronique Les Aventures du journal[12] dans Spirou[13] retraçant des éléments de l'histoire du journal[14]. Il y est représenté sous les traits d'un grand coq anthropomorphe élancé[15],[16]. Depuis 2019, il écrit la rubrique Spirou et moi où il interviewe un auteur[13].
Fin 2015, il publie également un livre d’entretiens avec Benoît Poelvoorde, intitulé Poelvoorde - L'inclassable, reprenant nombre des interviews qu’ils ont réalisées ensemble[5]. En particulier, on y apprend que Hugues Dayez est le premier journaliste à avoir interviewé l'acteur à la sortie du film C'est arrivé près de chez vous à sa sortie en 1992 et sa présentation au festival de Cannes[17].
En 2016, il participe au téléfilm Lucky Luke, la fabrique du western européen[18]. Le , il participe en compagnie de Rudy Léonet à l'émission de télévision 50 minutes présentée par Jim Nejman sur LN24 dans laquelle ils présentent leur ouvrage L'Almanach 5 heures paru chez Kennes[19]. À la rentrée ce même duo revient sur La Première[20].
Hugues Dayez est distingué à plusieurs reprises, c'est ainsi qu'il reçoit le prix Saint-Michel 2004 de la presse pour Peyo l'enchanteur[21]. Puis c'est sa couverture de l'actualité cinématographique qui lui vaut le prix Coq de la critique, de la diffusion et de l'exploitation, pour la vingtième édition en 2008[22]. Et en 2010, le prix Ex-libris dans la catégorie presse audiovisuelle[23], lui est attribué pour la 24e édition[1].
Vie privée
Hugues Dayez est père de deux fils dont l'aîné Thomas[24] est autiste, et qui demande une attention redoublée de sa part. Nonobstant, il s’occupe de son second fils autant que du premier[3],[25].
Œuvres
- Le Duel Tintin-Spirou[26] : Entretiens avec les auteurs de l'âge d'or de la BD belge, Le Félin, , 253 p. (ISBN 978-2-86645-272-8)
- Le Duel Tintin-Spirou : Dix-sept témoignages qui donnent un éclairage passionnant sur l'histoire du neuvième art, Bruxelles/Paris, Luc Pire, , 419 p. (ISBN 2-930088-49-4, présentation en ligne)
- Hugues Dayez et François Schuiten (Illustrateur), Tintin et les héritiers. Chronique de l'après-Hergé[10], Paris, Éditions du Félin, , 183 p. (ISBN 978-2-86645-360-2, présentation en ligne)
- La Nouvelle Bande dessinée[11] : Blain, Blutch, David B., de Crécy, Dupuy-Berberian, Guibert, Rabaté, Sfar, Bruxelles, Niffle, , 205 p. (ISBN 978-2-87393-028-8, présentation en ligne)
- Peyo l'enchanteur, Bruxelles, Niffle, coll. « Profession », , 189 p. (ISBN 978-2-87393-046-2, présentation en ligne)
- Bruno Dayez et Hugues Dayez (préf. Benoît Dejemeppe), Justice et cinéma : Quarante méditations sur la justice vue à travers le septième art, Anthemis, , 198 p. (ISBN 978-2-87455-073-7, présentation en ligne)
- Hugues Dayez et Rudy Léonet, Recommandé par 5 Heures : Entretiens retranscrits par Morgan Di Salvia, d'après les bandes enregistrées retrouvées en 2014, Waterloo, La Renaissance du livre, , 186 p. (ISBN 978-2-507-05252-2, présentation en ligne)
- Poelvoorde l'inclassable : Entretiens (1992-2015), Waterloo, La Renaissance du livre, , 220 p. (ISBN 978-2-507-05330-7, présentation en ligne)
- Hugues Dayez et Rudy Léonet, 100 films recommandés par cinq heures : Hors d'oeuvre et chefs-d'oeuvre, Lormont, Le Bord de l'eau, , 224 p. (ISBN 978-2-39015-009-1, présentation en ligne).
- Hugues Dayez, Rudy Léonet et Clarke (illustrateur), Almanach 5 Heures : 2023, Gerpinnes, Kennes, , 160 p. (ISBN 978-2-380-75805-4, présentation en ligne).
Réception
Prix et distinctions
- 1999 :
prix de l'information BD décerné par la Chambre belge des experts en bande dessinée[27] pour Tintin et les Héritiers (Éditions Luc Pire) ; - 2004 :
prix Saint-Michel de la presse pour Peyo l'enchanteur[21] ; - 2008 :
prix Coq de la critique, de la diffusion et de l'exploitation, pour la vingtième édition[22]. Le jury souligne sa "remarquable rigueur intellectuelle avec laquelle il a couvert, en 2007 comme depuis près de vingt ans, l'actualité cinématographique, en Belgique et à l'étranger" ; - 2010 :
prix Ex-libris dans la catégorie presse audiovisuelle[23], pour la 24e édition[1].