Institut national d'histoire de l'art
institut national d'histoire de l'art regroupant le département de la recherche et la bibliothèque, au sein de la salle Labrouste
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L’Institut national d'histoire de l'art (INHA) est un établissement d'enseignement supérieur et de recherche français, reconnu comme grand établissement, créé et régi par le décret no 2001-621 du .
| Fondation |
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| Type | |
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| Forme juridique |
Établissement public national à caractère scientifique culturel et professionnel (d) |
| Nom officiel |
Institut national d'histoire de l'art |
| Régime linguistique | |
| Président |
Fabrice Bakhouche (d) (depuis ) |
| Directeur |
Anne-Solène Rolland (d) (depuis ) |
| Membre de | |
| Site web |
| Pays |
France |
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| Ville |
L'Institut a pour mission de « développer l’activité scientifique et de contribuer à la coopération scientifique internationale dans le domaine de l'histoire de l’art et du patrimoine » en exerçant des « activités de recherche, de formation et de diffusion des connaissances »[1]. Il est situé à Paris, dans la galerie Colbert qui abrite le département des Études et de la Recherche et l'administration, et dans le quadrilatère Richelieu, autour de la salle Labrouste[2],[3] qui abrite le département de la Bibliothèque et de la Documentation, bénéficiaire en 2003 des collections de la Bibliothèque d'art et d'archéologie créée en 1906 et initialement offerte en 1917 par Jacques Doucet à l'Université de Paris, puis en 2016 des collections de la bibliothèque centrale des musées nationaux. L'activité de recherche est réparti en 8 domaines principaux, couvrant tous les domaines et toutes les périodes de l'histoire de l'art, de la muséologie, de l'histoire des collections et des techniques artistiques, ainsi que du marché de l'art. L'institut accueille à titre temporaire et permanent des chercheurs, conservateurs, maîtres de conférences, doctorants et post-doctorants afin de financer la conduite de leurs travaux.
Buts et origines
Fédérer les historiens de l'art
L'INHA vient combler une certaine lacune dans le monde de la recherche française, dans la mesure où il existait assez peu d'universités dans le domaine et où les équipes étaient dispersées. C’est pour remédier à cette situation que, dès 1973, Jacques Thuillier suggérait à Georges Pompidou la création de ce type d’institut. Toutefois, à ce moment, la suggestion n’a eu aucune suite. En 1983, l’idée est reprise, avec plus de succès, puisque André Chastel est mandaté par le Premier ministre Pierre Mauroy pour formuler des propositions en ce sens. Son rapport est publié la même année.
En 1986, une association portant déjà le nom d’Institut national d’histoire de l’art est créée sous la présidence de l’historien d’art Antoine Schnapper. Un rapport est commandé à Marc Fornacciari, qui voit plutôt un institut comme prestataire de services pour la recherche. En marge d’un congrès international d’histoire de l’art qui se tenait à Strasbourg, Jack Lang annonça la naissance d’un Institut international d’histoire de l’art à Paris.
À partir de 1990, la perspective d’un déménagement de la Bibliothèque nationale permet d’envisager la réutilisation de ses espaces pour installer l’institut, qui serait couplé à une Bibliothèque nationale des arts. Un rapport, confié à Michel Melot, va dans ce sens. Fin 1991, le gouvernement s’oriente vers la constitution de deux entités distinctes, l’Institut international d’histoire des arts d’une part, dont la préfiguration est confiée à Pierre Encrevé, et la Bibliothèque nationale des arts, d’autre part.
À la fin de l’année 1992, on s’oriente vers la création d’un centre international d’histoire des arts constitué de l’Institut et de la Bibliothèque mentionnés plus haut, auxquels s’adjoindrait l’École nationale du patrimoine. Dans les mêmes temps, François Fossier et Françoise Benhamou publient aussi des rapports précisant le fonctionnement de la future bibliothèque, qui regrouperait différentes bibliothèques préexistantes (qui ont été en partie intégrées), mais aussi les départements spécialisés de la Bibliothèque nationale.
Accueillir la collection Doucet
En 1992-1993, la Bibliothèque d'art et d'archéologie Jacques Doucet déménage matériellement de l'Institut Michelet d'histoire de l'art de l'Université de Paris vers le quadrilatère Richelieu de la Bibliothèque nationale (en salle Ovale), tout en conservant provisoirement son statut interuniversitaire. Jack Lang préconise parallèlement la création d’un établissement public à caractère administratif sous le nom d’Institut international d’histoire des arts. Mais le Conseil d’État émet un avis défavorable, soulignant qu’une loi est indispensable pour créer ce type d’établissement, ce qui conduit Jack Lang à renoncer.
Concrétisation et fondation
En 1994, le gouvernement d’Édouard Balladur charge Michel Laclotte de publier un nouveau rapport sur la situation. Une convention est signée avec le musée du Louvre pour aider à la constitution définitive de l’institut, dont le nom définitif est adopté.
L’association de préfiguration est créée en 1995. Les années 1995 et 1996 sont marquées par les différentes missions confiées à Michel Laclotte, qui permettent de préciser certains éléments du projet. Les derniers arbitrages ministériels et interministériels sont rendus en 1997 et 1998, alors même que l’institut, qui n’existe encore qu’à l’état d’« association de préfiguration », commence déjà ses activités. En effet, le site Internet est ouvert en et les premiers projets de recherche sont lancés au mois d’avril. Le professeur Alain Schnapp est nommé à la tête de l’association.
En 1999, l’institut organise les premières manifestations scientifiques. Le décret portant création de l'INHA est signé le [4] et son statut confirmé par décret du [5].

Sites
L'INHA occupe deux sites.
D'une part, l'ancien hôtel Bautru construit par l'architecte Louis Le Vau et le maître maçon Michel Villedo en 1634, devenu plus tard l'hôtel Colbert. Sous la monarchie de Juillet, une galerie est créée, appelée aujourd'hui galerie Colbert. La gestion de ce site est confiée à l’INHA et certains espaces sont alloués à l'Institut national du patrimoine et aux facultés d'histoire de l'art parisiennes qui y disposent de bureaux et de salles de cours.
D'autre part, la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art et sa salle de lecture (dite salle Labrouste), au sein du quadrilatère Richelieu formé par les rues de Richelieu, Colbert, Vivienne et des Petits-Champs. La gestion de ce dernier site est confiée à la Bibliothèque nationale de France. La bibliothèque de l'INHA a d'abord occupé une partie de la salle Ovale (1993-2016), puis la salle Labrouste depuis le .
Missions
L’Institut national d’histoire de l’art possède trois axes de travail : la recherche, la valorisation de l'histoire de l'art et la gestion de la bibliothèque d’histoire de l'art.
L'INHA participe à la formation des chercheurs — doctorants, post-doctorants, assistants ou attachés de conservation. Il cherche à développer différents programmes de recherche autour de l’histoire de l’art, en veillant à favoriser l’interdisciplinarité. Son service numérique de la recherche a notamment pour vocation de constituer et diffuser des bases de données documentaires, regroupées pour partie sous le portail AGORHA (Accès global et organisé aux ressources en histoire de l'art)[6] depuis [7],[8].
L’INHA organise également des congrès, des colloques, journées professionnelles Conservation-restauration[9], manifestations scientifiques et séminaires. Il produit le Festival de l'histoire de l'art de Fontainebleau avec le ministère de la Culture[10]. L'Institut est éditeur d'ouvrages en histoire de l'art.
Fonctionnement
L'INHA a successivement été dirigé par :
- Alain Schnapp (2001-2005),
- Jean-Pierre Cuzin, administrateur provisoire (2005-2006),
- Antoinette Le Normand-Romain (2006-2016)[11],[12],
- Éric de Chassey (2016-2025)[13],
- Anne-Solène Rolland (depuis le )[14].
Il est administré par un conseil d'administration dont le président est, depuis , Fabrice Bakhouche, conseiller maître à la Cour des comptes, et le vice-président Gilles Pécout[15].
L'INHA se compose du département des Études et de la Recherche et du département de la Bibliothèque et de la Documentation, assistés par des services communs. En 2024, l'INHA comptait 236 agents en poste.
Ressources documentaires
Bibliothèque

D'abord installée dans la « salle Ovale » du quadrilatère Richelieu, la bibliothèque est rattachée en 2003 à l'INHA nouvellement créé. Elle prend alors le nom de « Bibliothèque de l'INHA – collections Jacques-Doucet ». En janvier 2016, elle fusionne avec l'ancienne Bibliothèque centrale des musées nationaux, autrefois située au sein du palais du Louvre, dont les agents et les collections rejoignent le site Richelieu. Elle constitue le cœur de la nouvelle bibliothèque de recherche en histoire de l'art et archéologie qui ouvre ses portes dans la salle Labrouste rénovée le 15 décembre 2016. En 2018, l'INHA est devenu propriétaire des collections des Archives de la critique d'art (Rennes), et en 2021 a intégré certaines collections de la bibliothèque de l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA). Son catalogue commun intègre également les collections de la bibliothèque Gernet-Glotz de l'EHESS.
Elle offre actuellement à ses lecteurs 435 places de lecture et 180 000 documents en libre accès, répartis dans la salle de lecture et sur trois niveaux du magasin central situé dans son prolongement. Cette salle et le magasin attenant ont conçu par l'architecte Henri Labrouste, originellement pour abriter les collections de livres imprimés de la Bibliothèque impériale.
La bibliothèque avait 14 724 lecteurs inscrits en 2024, des étudiants en master et doctorat pour 47 %.
La SABAA, Société des amis de la Bibliothèque d'art et d'archéologie, est fondée en 1925 par Jacques Doucet lui-même afin de soutenir l'établissement. Cette société existe toujours.
Collections
L’ensemble, qui représente un total de plus de 1 800 000 documents, est l'un des plus importants au monde dans son domaine. Après avoir été CADIST, la bibliothèque de l’INHA est considérée comme « collection d'excellence » pour l’histoire de l’art, fonction qu’elle hérite de la Bibliothèque d'art et d'archéologie.
Les collections patrimoniales de la bibliothèque de l'INHA proposent un ensemble de sources pour la recherche en histoire de l'art et archéologie. Ces collections se composent de :
- manuscrits et autographes d'artistes, historiens de l'art, critiques ; collection de copies manuscrites de sources anciennes ;
- fonds d'archives privées d'historiens de l'art, archéologues, critiques, galeristes, collectionneurs ;
- photographies : photothèque documentaire, albums d'amateurs et d'archéologues ;
- estampes anciennes et estampes modernes, du XVe siècle à nos jours ; parmi lesquelles des œuvres de Goya, Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Mary Cassatt ;
- dessins d'architecture, d'ornements, de fêtes, de costumes de théâtre ;
- livres anciens rares et précieux, souvent illustrés : architecture, arts décoratifs, fêtes, histoire des techniques artistiques ; catalogues de vente d'œuvres d'art anciens ; ouvrages plus récents enrichis d'estampes originales ;
- cartons d'invitation aux expositions, collectés depuis la fin du XIXe siècle (plus de 160 000 pièces).
Parmi ces collections figurent par exemple plusieurs documents autographes d'Eugène Delacroix (journal, cahiers d'écolier, correspondances), le Cahier pour Aline de Paul Gauguin.
De très nombreux documents, numérisés, sont librement accessibles sur la bibliothèque numérique Cariatide.
Bases de données
L’INHA produit des données relatives à l’histoire de l’art, aux artistes, œuvres, sources, etc., utilisables par les chercheurs via AGORHA[16], application de gestion de contenus mutualisés comprenant plusieurs dizaines de bases de données issues des différents programmes de recherche de l'Institut. Lorsqu'un même objet de recherche intéresse plusieurs programmes est produite une notice unique, partagée et enrichie par ces différents programmes.
Depuis 2018, le moteur de recherche permet d'effectuer : une recherche générale[17] avec « Lancer la recherche » ou, à l'aide de l'onglet supérieur « Rechercher », par type de notices (œuvres - personnes et organismes - collections d’œuvres - évènements - fonds d'archives - références bibliographiques - manuscrits) ; une recherche simple (tutoriel)[18] ; une recherche experte ; une recherche par liens.
La seconde permet un pré-filtrage notamment par bases de données et les deux dernières donnent accès à une recherche booléenne à l'aide de 15 critères plus précis pouvant être croisés, tels que rôle (de, attribué à, d'après...), titre, lieu d'exécution, lieu de conservation, date d'exécution, technique, format, etc. Ces recherches font apparaître les résultats triés sous 10 filtres : Base de données (RETIF, REPFALL, etc.) ; Type d'œuvres ; Personne liée à l’œuvre ; Sujet ; Date d'exécution ; Lieu de conservation ; Lieu d'exécution ; Lieu de découverte ; Matière et technique ; Nombre de documents liés.
Parmi les principales bases de données d'AGORHA, le RETIF (répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises [XIIIe – XIXe siècle])[19], avec 13 844 peintures, qui incluent environ 150 copies par des artistes non italiens (la région Hauts-de-France en a tiré un site de géolocalisation des œuvres[20] sur son territoire).
- Architecture / structure
AGORHA s'appuie sur une architecture de base de données relationnelle, c'est-à-dire que toutes les données sont structurées dans des tables documentaires reliées entre elles, permettant une navigation d’un type d'objet à un autre. Cinq tables sont principalement utilisées : les œuvres, les personnes, les références bibliographiques, les événements et les fonds d'archives.
- Recherche
La navigation par liens entre notices de différentes tables est un des modes de découverte des données. Il est complété par les fonctions de recherche à proprement parler, adaptées à plusieurs niveaux d’interrogation : recherche simple (texte intégral), avancée, experte (multicritères), par liens (croisement de champs de recherche dans différentes tables), par rebonds ou sur des documents associés. À chaque type de recherche est associé un module d'aide (logo point d'interrogation) qui précise à quoi correspond le mode de recherche où l'on se trouve, rappelle les principaux outils d'interrogation et présente l'affichage des informations dans les pages de résultats ainsi que dans les notices.
AGORHA propose trois principes d'accès aux données :
- un accès transversal permettant d’interroger l’ensemble des données depuis la page d'accueil : cette recherche porte sur la totalité du contenu de tout type de notices, à l'exception des documents associés aux notices et des ouvrages numérisés.
Elle s'étend également aux notices des ouvrages consultables en ligne sur la bibliothèque numérique de l'INHA et aux notices des manuscrits de la bibliothèque décrits dans Calames. Les résultats de la recherche sont classés dans des onglets correspondant aux œuvres, personnes, fonds d'archives, références bibliographiques…
Ex: une recherche sur André Chastel renvoie des résultats dans les onglets des œuvres, des personnes, des fonds d'archives, des références bibliographiques et de la bibliothèque numérique de l'INHA.
- un accès par objet d’étude : une œuvre, une référence bibliographique, une personne, un événement, toutes bases confondues, avec possibilité de filtrer la recherche par base de données.
Le menu déroulant (à gauche) propose de choisir le type de notice que l'on veut privilégier pour la recherche : œuvres, personnes, événements, fonds d'archives, références bibliographiques ou manuscrits.
La recherche se fait soit sur l'ensemble des champs (simple), soit par l'application de filtres (avancée), soit par croisement de filtres (experte), avec ou sans recours aux termes indexés (utilisation des thésaurus).
Ex: Rechercher les œuvres anciennement attribuées au Caravage décrites dans le RETIF (Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises - XIIIe – XIXe siècles)[21] : en recherche experte, croiser le champ "Base de données" = (et) "Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises" avec le champ "Personne liée à l'œuvre" = (et) CARAVAGGIO (s'aider de l'index) et le champ "Rôle" = (et) "anciennement attribué à".
Le critère de recherche « Rôle » ne figurant pas parmi les filtres privilégiés dans la colonne de gauche, il y a lieu, par exemple pour rechercher toutes les œuvres autographes sur RETIF :
- soit d'ouvrir une notice comportant l'attribution « - de - », puis dans sa rubrique « Création-Exécution - Personne(s) liée(s) à l'œuvre » de cliquer sur « - de - », puis dans le filtre « Base de données » cocher « Répertoire des tableaux italiens... » ;
- soit d'utiliser la « Recherche experte » pour choisir successivement : onglet « Rechercher » / « Œuvres » / recherche « Experte » / 1er champ : « Création-Exécution, Rôle » (et) « de » à valider dans l'index / « Rechercher », puis dans le filtre « Base de données », cocher « Répertoire des tableaux italiens », puis cliquer sur « Tri croissant » de « Rôle » et choisir de visionner un nombre maximum de notices par page avec la case dédiée, puis rechercher sur la page le mot « - de - ».
Lorsqu'une notice énumère plusieurs auteurs possibles, seule la principale attribution apparaît dans la liste de résultats, de sorte que la mention « de » peut être masquée. Au , les œuvres prioritairement considérées comme autographes, étaient au nombre de 3 724 incluant notamment 43 copies d'œuvres autographes par des artistes non italiens, essentiellement français, renseignés normalement par « copié par ».
Avec la recherche experte on peut ajouter aussi, avec l'opérateur « ou », les Rôles « attribué à » (5893) (incluant 3006 « anonyme ») et « atelier de » (520) aux 3 724 œuvres autographes, ou bien rechercher chacun de ces Rôles, soit un total de 7 131 tableaux exposables sur 13 844 au , sans les œuvres principalement « anonyme » (3 332 au total), « copié d'après » (3 512) ou « copié par », « d'après » (140), « école de » (367), « entourage de » (445), « genre de » (351), « suite de » (49), « manière de » (29), « cercle de » (25), « inspiré par » (15), « degré d'attribution » (1), etc., ces attributions apparaissant parfois en second, mais pouvant toutes, comme « de », être recherchées directement à partir d'une notice qui les mentionne, alors que « anciennement attribué à » n'apparaît pas en première attribution.
Il est possible de filtrer ou trier les résultats par « Tri croissant » ou « Tri décroissant », de « Personne liée à l'œuvre », « Lieu de conservation », « Date inférieure (ou supérieure d')exécution », « Lieu d’exécution » ou « Type d’œuvre », etc. L'ajout des troncatures « * » ou « % » au terme, entre guillemets d'un index ou dans la case de recherche rapide, permet par exemple d'inclure dans « Anonyme* » l'ensemble des auteurs anonymes, toutes écoles confondues, puis de filtrer celles-ci.
On peut également accéder directement à toutes les notices de l'une des bases de données en cliquant sur « Œuvres », dans la rubrique « Voir les notices liées » de la fiche de présentation de cette base[22].
Les fonds d'archives offrent en plus une circulation dans l'arborescence des plans de classement. Ex: Retrouver la cote du fonds Louis Grodecki afin d'en consulter les documents à la bibliothèque de l'INHA
La recherche sur les ouvrages numérisés (à gauche) donne accès à la bibliothèque numérique de l'INHA, au Répertoire d’art et d’archéologie (RAA) de 1910 à 1972, et à des ressources numériques en lien avec les bases de données : le Fonds Poinssot, la revue Musica et les Cahiers Plaoutine (Répertoire des ventes d'antiques). Ex: Consulter le n°35 de la revue Musica avec la recherche "Par numéro"
- l’accès à une base de données précise : les liens vers les bases de données listées en page d’accueil mènent à leur descriptif et à un guide d'utilisation propre à chacune d'elles. De là, une navigation transverse permet d'accéder aux notices qui les composent, classées par type de notice (table), à savoir œuvres, personnes, événements, fonds… et de se déplacer par rebonds à travers les notices et les autres bases. Ex: Passer d'un tableau du RETIF à la notice consacrée à son auteur pour rebondir sur des documents d'archives le concernant.
Éditions
Les éditions de l’INHA visent à valoriser la recherche en histoire de l’art en la rendant accessible à un vaste lectorat. Une grande partie des publications émane des programmes de recherche menés à l’Institut et des fonds conservés à la bibliothèque.
Collections
L'INHA édite trois collections diffusées et distribuées par la fondation Maison des sciences de l'homme :
- La collection « Dits » rassemble des essais d’histoire de l’art écrits par des auteurs s’inscrivant dans tous les champs de la pensée et de la recherche. Sous une forme brève, ils explorent les questions que font naître les images, les objets, les édifices et les lieux.
- La collection « Inédits » publie des travaux de figures historiques de l’histoire de l’art, articles, biographies ou essais. Ces textes mettent à la disposition de la communauté des chercheurs des sources pour faire l’histoire de l’art.
- La collection « Inédits. Correspondances » réunit ces sources décisives de l’histoire de l’art que sont les correspondances. Ces écrits révèlent des pans méconnus de la recherche et permettent d’approcher la personnalité de ces figures qui ont forgé la discipline tout en documentant son historiographie.
La collection « L’Art et l’Essai », coéditée avec le Comité des travaux historiques et scientifiques, rend accessible des travaux issus de thèses reconnus pour leur excellence et contribue à la diffusion des savoirs sur l’art de l’Antiquité classique au XXIe siècle. Un appel est publié annuellement.
De nombreux livres visant à valoriser la recherche en histoire de l’art – ouvrages collectifs et catalogues d’expositions – sont publiés en coédition.
Sur la plateforme d’édition numérique OpenEdition Books sont publiés en libre accès trois collections :
- La collection « Panoramas » réunit les catalogues des expositions organisées par l’Institut national d’histoire de l’art mettant à disposition du public le patrimoine de sa bibliothèque.
- La collection « Traverses » réunit des textes de référence en histoire de l’art permettant de s’orienter parmi des sources textuelles et iconographiques, des notions, de comprendre les vocabulaires technique ou historique ou encore l’historiographie de la discipline.
- La collection « Voies de la recherche » présente les résultats des travaux de chercheurs réunis lors de colloques, de séminaires ou de journées d’études.
Revues
L'INHA édite Perspective : actualité en histoire de l'art, revue scientifique semestrielle, dont les numéros thématiques offrent un panorama historiographique et critique de la discipline.
En tant que membre du Réseau des instituts d'histoire de l'art (RIHA), l'INHA participe à l'édition du RIHA Journal, revue multilingue en ligne consacrée à l'étude des liens artistiques et des échanges culturels, dans une perspective internationale.
Via le laboratoire InVisu (CNRS/INHA) sont également éditées les revues ABE Journal et Modes pratiques.