Missile balistique à portée intermédiaire
missile balistique de portée maximale comprise entre 3000 et 5500 km
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Un missile balistique à portée intermédiaire, intermediate-range ballistic missile (IRBM), est un missile balistique ayant une portée maximale comprise entre 3 000 et 5 500 km.

Il se situe entre les missiles balistiques à moyenne portée et les missiles balistiques intercontinentaux. La classification des missiles balistiques par leur portée se fait la plupart du temps pour des raisons pratiques, par exemple pour des traités ou des discussion sur le désarmement ; en principe, il y a très peu de différence entre un missile balistique intercontinental à faible performance et un missile balistique à portée intermédiaire à haute performance. La définition de la portée utilisée ici est celle de la Missile Defense Agency, l'Agence de défense antimissile des États-Unis.
D'autres sources comprennent une catégorie supplémentaire, le missile balistique à longue portée, en anglais : long-range ballistic missile (LRBM), pour décrire les missiles d'une portée comprise entre les missiles à portée intermédiaire et les vrais missiles intercontinentaux. Le terme plus moderne de missile balistique de théâtre englobe les missiles à portée intermédiaires, à portée moyenne et à courte portée (en fait, tous les missiles d'une portée inférieure 3 500 km).
Des missiles balistiques à portée intermédiaire sont actuellement déployés par la République populaire de Chine, l’Inde[1],[2], Israël, la Corée du Sud[3], et peut-être la Corée du Nord[4]; en 2023, la Corée du Sud annonce vouloir s'en équiper. Les États-Unis, URSS, le Royaume-Uni, et la France sont d'anciens opérateurs.
Missiles balistiques à portée intermédiaire
| Date *D | Modèle | Portée (km) | Portée maximum (km) | Pays producteur | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1959 | R-14 Chusovaya | 4 500 | |||
| 1959 | PGM-17 Thor | 1 850 | 3 700 | ||
| 1970 | DF-3A | 3 300 | 4 000 | ||
| 1970 | Alfa | 1 600 | 4 000 | ||
| 1976 | RSD-10 Pioneer (SS-20) | 5 500 | |||
| 1980 | Missile S3 | 3 500 | |||
| 2004 | DF-25 | 3 200 | 4 000 | ||
| 2006 | Agni-III[5] | 3 500 | 5 000 | ||
| 2007 | DF-26 | 3 500 | 5 000 | ||
| 2010 | RD-B Musudan | 2 500 | 4 000 (non prouvé) | ||
| 2011 | Agni-IV | 3 000 | 4 000 | ||
| 2011 | Jericho III | 4 800 | 6 500 | ||
| 2012 | KN-08 | ||||
| 2014 | KN-11 | ||||
| 2025 | Hyunmoo-5 | 600 à 5 000 km | 5 000 km (débattu) |
- *D Toutes les dates sont des approximations
Histoire
L'idée d'un missile balistique à longue portée date de la fusée Aggregat A9 puis A10, projet allemand de 1940 avec une date de mise en service planifiée pour 1946, destiné à pouvoir attaquer des cibles sur le territoire américain à partir de sites de lancement en Europe (Amerika Projekt). Cependant, les systèmes de guidage existants ne seraient pas assez précis pour de telles distances, et il fut décidé de les munir d'un… pilote. Celui-ci devait être guidé vers la cible par des balises radio installées sur des sous-marins et des stations terrestres au Groenland et et au Labrador.
Après la Seconde Guerre mondiale, von Braun et d'autres scientifiques de premier plan furent secrètement transférés aux États-Unis pour développer leur programme de fusées au profit des États-Unis via l'opération Paperclip.