Iannis Roder

historien, enseignant et formateur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Iannis Roder, né en 1971, est professeur agrégé d'histoire. Il enseigne depuis 1999 dans un collège REP de Seine-Saint-Denis et est un intervenant pédagogique dans plusieurs instances, en ce qui concerne l'histoire de la Shoah, les génocides, la désinformation ou la laïcité.

Faits en bref Professeur agrégé, Naissance ...
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Biographie

Il étudie à La Sorbonne à Paris[1].

Devenu spécialiste de l'histoire de la Shoah, Iannis Roder est directeur de l'Observatoire de l’éducation à la Fondation Jean-Jaurès[2],[3].

Consultant pédagogique, intervenant sur le site communautaire Akadem[4] et responsable des formations avec divers publics au Mémorial de la Shoah[5], sur l’histoire et la mémoire de la Shoah, et sur l’histoire des violences de masse et plus particulièrement des génocides[5],[1]. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l'enseignement de l’histoire de la Shoah[6],[7]. Il est lui-même professeur d'histoire-géographie depuis 1999 dans un collège REP de Seine-Saint-Denis[3],[7],[8].

Il est membre du conseil des sages de la laïcité[9],[3].

Auteur d'ouvrages sur l’enseignement dans les espaces de relégation sociale, il collabore régulièrement avec le supplément Éducation du Monde[10],[11].

Il est président de l’Observatoire du conspirationnisme, association éditrice de Conspiracy Watch[12]. En septembre 2021, il est nommé membre de la commission Bronner qui a pour vocation de lutter contre le complotisme et la désinformation sur Internet[13].

Prises de position

Histoire de la Shoah

Enseignant et formateur, Iannis Roder considère que l’histoire de la Shoah n’est pas uniquement l’histoire des Juifs mais une histoire « qui touche à l’Humanité et qui concerne l’humanité ». Son ambition est d’expliquer en quoi cette histoire permet de mieux « lire l’actualité »[5].

Conflit israélo-palestinien

En octobre 2024, Iannis Roder dit sur France Info être « solidaire » des civils palestiniens victimes de la guerre à Gaza et dont il juge la mort « inadmissible » dans ce contexte de « guerre »[14]. Dans une tribune parue le mois suivant dans le journal Le Monde, il récuse ainsi l'utilisation du terme de « génocide » — qu'il qualifie de « non-sens juridique » — pour désigner les actes perpétrés par Israël lors de cette guerre en cours[15]. Il juge par ailleurs que l'utilisation dans ce cadre de ce terme, vise à « nazifier » Israël, afin d’œuvrer à la délégitimisation et à la disparition de cet État [16]. Aussi, l'organisation de sa conférence intitulée « Juger sous Vichy » du 14 octobre 2025 à Sciences Po Lyon, dans le cadre d’une formation pour des magistrats de l’École nationale de la magistrature, est-elle dénoncée puis fortement perturbée. En dehors des magistrats, seuls quatre étudiants y assistent, à la suite de quoi, le professeur est exfiltré de l'établissement, ce qui lui fait dire à propos de ces étudiants pro-palestiniens qui le traitent de « génocidaire » : « Ils entretiennent un antisémitisme au nom du Bien »[17],[18],[19],[20].

Invité en tant qu'historien[21], il prend part en mai 2025, au gala de l'association pro-Israël[22] Diaspora Defense Forces, organisé en soutien à Israël et qui suscite une vive controverse[23],[24]. Il dit ensuite son malaise face au déroulé de cette soirée[23] contre laquelle le député LFI Aymeric Caron saisit le parquet pour apologie de crimes de guerre[24].

Pour la mixité sociale et scolaire à l'école

Enseignant dans des quartiers populaires, Iannis Roder plaide depuis de nombreuses années[25] pour une école qui permette un brassage sociale de manière à ce que les élèves issus des diverses classes sociales puissent se côtoyer[26]. Il défend ainsi la nécessité d'une école républicaine soucieuse de faire se rencontrer et se confronter de manière apaisée des enfants issus de milieux différents[27],[28].

Printemps républicain

En 2016, il fait partie des premiers signataires du Manifeste pour un Printemps républicain, publié lors de la création du Printemps républicain[29],[30]. Iannis Roder rapporte toutefois ne pas être membre de ce mouvement politique[31].

Vie privée

L'une de ses grandes passions est le rugby. « Dans le rugby, il y a une place pour tout le monde », déclare-t-il. Il a joué trois-quarts centre au CASG (le futur Stade français Paris), puis au Saint-Denis Union Sports, enfin à Sarcelles, en fédérale[32].

Prix

  • Prix Jean-Zay, décerné le 6 avril 2023 pour son livre La Jeunesse française, l'école et la République[33],[8]. Le prix Jean-Zay récompense un ouvrage portant sur la laïcité et les valeurs de la République.[8]

Publications

  • Tableau noir. La défaite de l’école, éditions Denoël,
  • Allons z'enfants... la République vous appelle, éditions Odile Jacob,
  • Sortir de l'ère victimaire. Pour une nouvelle approche de la Shoah et des crimes de masse, éditions Odile Jacob,
  • Prof, mission impossible? éditions de l'Aube - Fondation Jean Jaurès, 2021
  • La Jeunesse française, l'école et la République, Éditions de l'Observatoire,

En collaboration

  • Collectif, Les Territoires perdus de la République, Mille et une Nuits,
  • Avec Joël Kotek, De la parole antisémite à la destruction des Juifs en Europe, Mémorial de la Shoah,
  • Avec Joël Kotek, Enseigner la Shoah au collège et au lycée, cahier pédagogique, Paris, CDJC,
  • Avec Alain Seksig et Sen Milan, Préserver la laïcité, les 20 ans de la Loi 2004, Éditions de l’Observatoire, 2024

Notes et références

Voir aussi

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