Iboudraren
commune d'Algérie
From Wikipedia, the free encyclopedia
Iboudararen, en Kabyle At Budrar, est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou, et fait partie de la daïra de Beni Yenni en Algérie, située à environ 40 km au sud-est de Tizi Ouzou.
| Iboudraren | ||||
Villages de Tassaft et d'Ath Eurvah de la commune d'Iboudraren. | ||||
| Noms | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom arabe | إبودرارن | |||
| Nom amazigh | ⵉⴱⵓⴷⵔⴰⵔⴻⵏ | |||
| Nom kabyle | At Budrar, Ibudraren | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Région | Kabylie | |||
| Wilaya | Tizi Ouzou | |||
| Daïra | Beni Yenni[1] | |||
| Chef-lieu | tizi n tassaft | |||
| Président de l'APC | Messaoudi larbi | |||
| Code postal | 15115 | |||
| Code ONS | 1560 | |||
| Indicatif | 026 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 5 398 hab. (2008[2]) | |||
| Densité | 166 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 30′ 53″ nord, 4° 14′ 34″ est | |||
| Altitude | 1 000 m |
|||
| Superficie | 32,50 km2 | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
| ||||
| modifier |
||||
Le nom d'Iboudararen est issu du village Ighil Bouamas, à l'origine, dont les habitants s'appellent aussi At Budrar, et en français : Le Côteau du Milieu.
Géographie
Localisation
La commune d'Iboudraren est délimitée :
Villages de la commune
La commune d'Iboudraren est composée de 9 villages[3] :
- Ighil Bouamas (Iɣil n Wammas), le village de Lounis Ait Menguellet (en kabyle, Lewnis At Mangellat) et de Amar Ezzahi (Aït Zaï).
- Aït Ali Ouharzoune (At Ɛli Uḥerzun) ;
- Ath Alaoua (At Ɛellawa) ;
- Ath Eurvah (At Rvaḥ) ;
- Bouadnane (Wadnane) ; chef-lieu de la commune, et village natal de l’actuel premier ministre Ahmed Ouyahia
- Darna (Ddarna) ;
- Ighil N'Sedda (Iɣil n Tsedda), à l'époque, faisait partie du village de Bouadnane
- Tala N'Tazarth (Tala n Tazart).
- Tassaft Ouguemoun (Tasaft Ugemmun), taddart N'Amirouche Ait Hamouda;
Histoire
Économie
L'économie de la région est basée essentiellement sur le travail des petites parcelles individuelles et sur l'arboriculture tels que (figues, olive, cerise ). La majorité des gens vivent de l'élevage notamment des bovins. Avant la région est connue pour ces armuriers (village Darna) qui ont participé à la guerre de libération. La région a énormément souffert de la misère et du chômage qui ont poussé les habitants à quitter leurs villages pour d'autres cieux soit en Algérie (Tizi-ouzou, Alger, Blida, Tiaret, Oran, Le sud...), soit à l'étranger (France, Canada...). La commune est plus connue pour ses beaux paysages touristiques proche du parc national du Djurdjura et de Tikjda. Durant les années 1990, la région a énormément souffert du terrorisme notamment le village AIT ALLAOUA. Ce qui a poussé les gens à quitter la région. Depuis les années 2000, le calme est revenu, et l'amélioration des infrastructures (notamment les routes) a contribué au retour de certaines personnes dans leurs villages.
Administration
Le siège de l'Assemblée populaire communale (A.P.C) se situe à mi-distance entre les villages de Ighil N'Sedda et Ait Ali Ouharzoune sur la route nationale No 30 (RN 30).
Personnalités liées à Iboudraren-village
- Khelifa Ouiddir: ■ Hommage - (1941-2020). Né le 13 septembre 1941 à Ighil Bouamas, Khelifa Ouiddir a grandi dans une Algérie marquée par la lutte pour l’indépendance. Durant la guerre de Libération, il fut maître d’internat à Béni Yenni et soutint discrètement les moudjahidine en rédigeant tracts et écrits. En 1960, il se maria à Ighil Bouamas. Après un court passage à Oran en 1962, il revint dans son village où il dirigea l’école primaire (aujourd’hui Taous At Lamara). À l'âge de 25 ans, il devint en 1967 l’un des plus jeunes maires d’Algérie, élu à la tête de la commune mixte de Tassaft. Réélu en 1972, il lança de grands projets, notamment la construction du siège communal de Yatafene. Il rêvait de voir cette commune promue en daïra, mais des choix politiques en décidèrent autrement. Sa carrière se poursuivit comme chef de daïra : Amizour (1974), Kaïs (1980), Barika (1981). En 1986, ses fonctions prirent fin par décision politique. Rappelé pendant la décennie noire, il fut nommé chef de daïra d’Ouaguenoun (1994) puis de Tizi Ouzou (1995), avant de prendre sa retraite en 1998. Homme cultivé, intègre et visionnaire, Khelifa Ouiddir a marqué son époque par son sens du devoir et son attachement à sa région. Il s’éteignit le 4 avril 2020, laissant derrière lui l’héritage d’un bâtisseur de l’Algérie indépendante. Aujourd’hui, sa mémoire mérite d’être honorée : par ses proches, par sa commune et par toute l’Algérie qu’il a servie avec loyauté.
- M'barek Ait Menguellet, militant de la 1ère heure au sein du PPA, défenseur d'une Algérie algérienne, et militant pour l'identité Amazigh. Assassiné par ses frères de combats avec Benai Ouali et Amar Ould Hamouda.
- Amar Ezzahi, chanteur, compositeur et interprète de musique chaâbi, né ici en 1941
- Lounis Aït Menguellet, poète et musicien, né en 1950 dans le village d'Ighil Bouammas.
- Wahab Aït Menguellet, actuel maire de Tizi Ouzou., chef d'entreprise, fils de M'barek Ait Menguellet
- Djaffar Aït Menguellet, poète et musicien, né en 1982 dans le village d'Ighil Bouammas.
- Daniel Aabech Christensen, écrivain, (auteur-éditeur en 2024) de "Pensionnaire à l'internat des Pères Blancs de Beni Yenni". (Amazon)
- Bélaïd Abdessalam, homme politique, ancien ministre de l’Énergie et de l'Industrie sous Houari Boumédiène et ancien premier ministre du Haut Comité d'État (HCE).
- Hocine Menia, ancien DTN de l'E.N de Judo et entraineur à la JSK (années 80) avec de nombreuses médailles [1939 / 2018]
- Ramdane Menia, ancien homme politique, au FFS sous Hocine Ait Ahmed, l'un des moudjahidine et un ancien judoka [1945/2024]
Personnalités liées à Iboudraren-commune
- Amirouche Aït Hamouda, colonel de l'ALN, chef de la wilaya III pendant la guerre d'Algérie, né en 1926 dans le village de Tassaft Ouguemoun.
- Amara Rachid : voir le livre, "un étudiant s'en va-t-en guerre" de Ramdane Ouslimani.
- Ammar Sghir, de son vrai nom Amar Outoudert, artiste kabyle, auteur, compositeur et interprète. Né le 27 septembre 1943 au village Tala N’Tazert, commune d'Iboudraren et mort le 12 novembre 2017 à l'âge de 74 ans.
- Nordine Ait hamouda fils du colonel Amirouche et ex député RCD en 1997 et en 2007 de la région.
- Ahmed Ouyahia, homme politique, et premier ministre, né en 1952 dans le village de Bouadnane.
- Belaid Mohand Oussaid[pourquoi ?], journaliste et homme politique, candidat à l'élection présidentielle de 2009, ministre de la communication, ministre porte parole du gouvernement sous la présidence de Tebboune.
- Djaffar Ouahioune, Membre Fondateur du Mouvement Culturel Berbère, et patriote assassiné le .
- Mustapha Bacha, Membre Fondateur du Mouvement Culturel Berbère, Et fondateur du premier syndicat autonome, et membre fondateur du Rassemblement pour la culture et la Démocratie, né le dans le village de Tassaft Ouguemoun.
- Amar Ould Hamouda, Militant Du PPA et MTLD, défenseur de l'identité Amazigh. Assassiné par ses frères de combats en 1956.
- Chabane Ouahioune, née en 1920, écrivain, auteur de plusieurs ouvrages : La maison au bout des champs, Les fleurs de la miélis, Randonnée avec Lounis Ait Menguelette etc ..., Chroniqueur au journal du soir d’Algérie pendant plusieurs années avec sa chronique (La lettre de kabylie) .
- Mohya, né Abdellah Mohia, Poète dramaturge, militant de l'identité berbère. Il a traduit beaucoup de pièces de théâtre classiques vers sa langue maternelle le kabyle.