Impluvium
système de captage et de conservation des eaux pluviales
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Un impluvium (en latin) est un bassin domestique creusé dans le sol de l’atrium ou du péristyle de domus, villa romaine, ou palais de la Rome antique et de l'Empire romain[1], et destiné à capter et conserver les eaux pluviales qui tombent par le compluvium (ouverture du toit)[2],[3].
| Partie de | |
|---|---|
| Matériau |
domus en marbre |
| Usage |
Histoire
Variante des fontaines de la Rome antique, alimentées par des sources locales ou des aqueducs de Rome[4] et fistules romaines, l'impluvium de l'architecture romaine est héritier de l'habitat étrusque et de l'architecture étrusque de l'Antiquité (apports des Étrusques aux Romains et vie quotidienne chez les Étrusques).
- Atriums de domus à impluvium
Étymologie
Le mot impluvium[5] (impluvia, au pluriel) du latin im- (dans, vers l’intérieur) et pluvia (pluie) peut désigner aussi bien :
- un bassin plus ou moins important, peu profond, à fond plat, de forme généralement carré ou rectangulaire (ou parfois rond) situé dans le sol au centre de l'atrium ou du péristyle d'une demeure d'habitation romaine[6]. Il était destiné à produire de l'eau potable domestique (et de la fraîcheur l'été) en percevant les eaux de pluie qui tombaient par le compluvium (ouverture carrée à quatre pans en toiture[7], faisant également office de puits de lumière central pour des habitations romaines sans fenêtre). Également d'origine étrusque ; par métonymie, tout l'espace libre autour de l’impluvium pouvait être désigné sous ce nom ;
- à la fois le bassin et l'ouverture du toit ; l'utilisation actuelle du mot renvoie principalement à ce sens.
- Impluvia de domus
- de la Rome antique
- Villa Armira (Ier siècle) (Bulgarie)
- Bains romains du palais de Sanssouci (XVIIIe siècle)
Le principe est parfois repris pour des constructions similaires « en impluvium » de type anciens lavoirs, bassins de patio, de riad marocain, de case africaine[8], ou encore de sites géologiques naturels de style fontaine de Vaucluse ou fosse Dionne[9],[10],[11],[12]...
- Lavoirs et cases en impluvium
- Lavoir de Jouy-la-Fontaine dans le Val-d'Oise
- Lavoir de La Tour-de-Sçay dans le Doubs
Présentation

Il se compose principalement[13] :
- d'une aire de captage pouvant revêtir différentes formes : toiture (par exemple dans les habitations romaines), drains taillés dans le rocher (par exemple, certains aiguiers), etc. ;
- d'un système de transport constitué de canalisations plus ou moins longues couvrant la distance entre le lieu de captage et le lieu de stockage ;
- d'une réserve enterrée ou hors sol (bassin bâti ou taillé à même la roche, réservoir, cuve, citerne, etc.).
Selon le secteur géographique et l'utilisation de l'eau, différents éléments peuvent s'ajouter :
- des filtres destinés à éviter l'arrivée d'impuretés dans le réservoir ;
- un système de déviation pour les premières pluies (afin que le toit soit lavé sans contaminer l'eau du réservoir) ;
- un système de captage des eaux de surface.
Zone d'infiltration
On désigne également par impluvium d'une nappe phréatique, la surface géographique recevant les eaux de pluie et ruissellement qui alimentent cette nappe. En France, l'impluvium de l'eau minérale de Volvic, avec ses 38 km2 et son sous-sol filtrant, en est un exemple remarquable[14], tout comme ceux d'Évian[15] ou d'Avène[16] .
Bibliographie
- Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio, s.v. Atrium et Cavaedium (consulté le 2 novembre 2021).