Impluvium

système de captage et de conservation des eaux pluviales From Wikipedia, the free encyclopedia

Un impluvium (en latin) est un bassin domestique creusé dans le sol de l’atrium ou du péristyle de domus, villa romaine, ou palais de la Rome antique et de l'Empire romain[1], et destiné à capter et conserver les eaux pluviales qui tombent par le compluvium (ouverture du toit)[2],[3].

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Impluvium
Vue en coupe de l'impluvium, fontaine et compluvium du péristyle (à droite) du modèle réduit de la domus du collège Lumière (IIe siècle) de Vesontio en Gaule romaine.
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domus en marbreVoir et modifier les données sur Wikidata
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Histoire

Variante des fontaines de la Rome antique, alimentées par des sources locales ou des aqueducs de Rome[4] et fistules romaines, l'impluvium de l'architecture romaine est héritier de l'habitat étrusque et de l'architecture étrusque de l'Antiquité (apports des Étrusques aux Romains et vie quotidienne chez les Étrusques).

Étymologie

Le mot impluvium[5] (impluvia, au pluriel) du latin im- (dans, vers l’intérieur) et pluvia (pluie) peut désigner aussi bien :

  • un bassin plus ou moins important, peu profond, à fond plat, de forme généralement carré ou rectangulaire (ou parfois rond) situé dans le sol au centre de l'atrium ou du péristyle d'une demeure d'habitation romaine[6]. Il était destiné à produire de l'eau potable domestique (et de la fraîcheur l'été) en percevant les eaux de pluie qui tombaient par le compluvium (ouverture carrée à quatre pans en toiture[7], faisant également office de puits de lumière central pour des habitations romaines sans fenêtre). Également d'origine étrusque ; par métonymie, tout l'espace libre autour de l’impluvium pouvait être désigné sous ce nom ;
  • à la fois le bassin et l'ouverture du toit ; l'utilisation actuelle du mot renvoie principalement à ce sens.

Le principe est parfois repris pour des constructions similaires « en impluvium » de type anciens lavoirs, bassins de patio, de riad marocain, de case africaine[8], ou encore de sites géologiques naturels de style fontaine de Vaucluse ou fosse Dionne[9],[10],[11],[12]...

Présentation

Vestiges de l'impluvium de la villa suburbaine de Vieux-la-Romaine en Basse-Normandie.

Il se compose principalement[13] :

  • d'une aire de captage pouvant revêtir différentes formes : toiture (par exemple dans les habitations romaines), drains taillés dans le rocher (par exemple, certains aiguiers), etc. ;
  • d'un système de transport constitué de canalisations plus ou moins longues couvrant la distance entre le lieu de captage et le lieu de stockage ;
  • d'une réserve enterrée ou hors sol (bassin bâti ou taillé à même la roche, réservoir, cuve, citerne, etc.).

Selon le secteur géographique et l'utilisation de l'eau, différents éléments peuvent s'ajouter :

  • des filtres destinés à éviter l'arrivée d'impuretés dans le réservoir ;
  • un système de déviation pour les premières pluies (afin que le toit soit lavé sans contaminer l'eau du réservoir) ;
  • un système de captage des eaux de surface.

Zone d'infiltration

On désigne également par impluvium d'une nappe phréatique, la surface géographique recevant les eaux de pluie et ruissellement qui alimentent cette nappe. En France, l'impluvium de l'eau minérale de Volvic, avec ses 38 km2 et son sous-sol filtrant, en est un exemple remarquable[14], tout comme ceux d'Évian[15] ou d'Avène[16] .

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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