Isbergues
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| Isbergues | |||||
L'église Sainte-Isbergue, classée monument historique. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
David Thellier 2020-2026 |
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| Code postal | 62330 | ||||
| Code commune | 62473 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Isberguois | ||||
| Population municipale |
8 650 hab. (2023 |
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| Densité | 602 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 37′ 27″ nord, 2° 27′ 27″ est | ||||
| Altitude | Min. 16 m Max. 44 m |
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| Superficie | 14,37 km2 | ||||
| Type | petite ville | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Aire-sur-la-Lys (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aire-sur-la-Lys | ||||
| Législatives | 8e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-isbergues.fr | ||||
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Isbergues est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Isberguois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune d'Isbergues (nom officiel depuis 1801), traversée au nord par le canal d'Aire à la Bassée, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais à 15 km, à vol d'oiseau, au nord-ouest de la commune de Béthune. C’est une commune de type petite ville, appartenant à l’unité urbaine de Béthune, avec une population de 8 650 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1999 avec 9 836 habitants.
L'histoire de la commune est étroitement liée à la présence de la sidérurgie des années 1880 jusqu'à l'arrêt définitif en 2006.
Lumbres est connue pour le Grand Prix d'Isbergues, course cycliste créée en 1945, seule course exclusivement professionnelle du Pas-de-Calais.
La tour de l'église Sainte-Isbergue fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.
Localisation
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Isbergues est une commune, traversée par le canal d'Aire à la Bassée, limitrophe au nord-ouest de la commune d'Aire-sur-la-Lys (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à 15 km au nord-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Aire-sur-la-Lys, Guarbecque, Ham-en-Artois, Lambres-lez-Aire, Mazinghem, Norrent-Fontes et Saint-Venant.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 14,37 km2 ; son altitude varie de 16 à 44 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est traversé par quinze cours d'eau :
- le canal d'Aire à la Bassée passant au nord de la commune, canal navigable de 39 km, qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans La Lys au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys[4] ;
- le Guarbecque, cours d'eau naturel de 11,87 km, qui prend sa source dans la commune de Norrent-Fontes et se jette dans la Lys, au niveau de la commune d'Haverskerque[5] ;
- la Laque bras Est, d'une longueur de 8,09 km[6] ;
- la Rivièrette ou Lys, cours d'eau naturel de 7,99 km, qui prend sa source dans la commune de Mazinghem et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune Guarbecque[7] ;
- le Courant de Berguette, cours d'eau naturel de 3,23 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la rivièrette ou Lys, toujours au niveau de la commune[8] ;
- le fossé du Brayet, d'une longueur de 2,4 km[9] ;
- la Roupie, d'une longueur de 1,29 km[10] ;
- la Roupie, d'une longueur de 1,06 km[11] ;
- la Ferme du Blanc Hangar, d'une longueur de 1,52 km[12] ;
- le ruisseau la rivièrette, cours d'eau naturel de 0,5 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune de Guarbecque[13] ;
- et cinq cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu, d'une longueur de 24,99 km[14],[15],[16],[17],[18].
Un marais commun existait autrefois entre Ham, Norrent-Fontes, Mazinghem, Molinghem, Guarbecque et Berguette. On y cultivait notamment le cresson. Un plan de lotissement de ce marais a été dressé le 2 messidor an II, cité par l'archiviste départemental[19]. À la suite du drainage généralisé des zones humides et de l'industrialisation lourde (avec pompages) de la région, le niveau des nappes d'eau a fortement baissé. Les puits artésiens ne donnant plus assez d'eau, de nombreuses cressonnières sont aujourd'hui asséchées et comblées. Il reste deux cressiculteurs en activité à Norrent-Fontes.

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[22] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[23]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 748 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 7 km à vol d'oiseau[26], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,9 01.01.22 |
18,8 24.02.21 |
24,8 31.03.21 |
27,5 30.04.25 |
32 27.05.05 |
34,1 29.06.19 |
41 25.07.19 |
37,5 06.08.03 |
34,3 09.09.23 |
29 01.10.11 |
20,7 07.11.15 |
16,5 30.12.22 |
41 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,2 | 7,8 | 11,3 | 15,7 | 18,2 | 21,3 | 23,6 | 23,4 | 20,7 | 15,9 | 11 | 7,8 | 15,3 |
| Température moyenne (°C) | 4,7 | 4,8 | 7,2 | 10,2 | 13,1 | 16,1 | 18,2 | 18,2 | 15,5 | 12,1 | 8,2 | 5,4 | 11,1 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,2 | 1,8 | 3,1 | 4,8 | 8,1 | 11 | 12,8 | 12,9 | 10,3 | 8,3 | 5,4 | 2,9 | 7 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,5 25.01.13 |
−16,3 04.02.12 |
−10,3 13.03.13 |
−5,4 08.04.03 |
−1 14.05.10 |
1,9 01.06.11 |
4 03.07.11 |
4,8 24.08.25 |
0,6 30.09.18 |
−4,5 28.10.03 |
−5,3 30.11.16 |
−11,3 18.12.10 |
−16,3 2012 |
| Précipitations (mm) | 60,2 | 51,3 | 46,5 | 44,1 | 57,5 | 60 | 65,4 | 69,6 | 59,6 | 67,3 | 73,6 | 76,4 | 731,5 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
25 22.01.09 |
24,8 28.02.07 |
39,3 05.03.12 |
23,4 24.04.05 |
69,4 30.05.16 |
40,1 16.06.16 |
87,8 03.07.05 |
57,4 12.08.06 |
40 08.09.10 |
33,7 10.10.13 |
36,4 28.11.21 |
22,6 14.12.11 |
87,8 2005 |
Milieux naturels et biodiversité
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3] : le complexe humide du Guarbecque et marais Pourri, d’une superficie de 136 ha et d'une altitude variant de 15 à 20 mètres. Cette ZNIEFF présente une mosaïque de prairies, de fourrés, de haies de saules têtards, d’ourlets et de boisements, et le marais pourri est bordé de puits artésiens, ce qui a permis le développement de la cressiculture[29].

Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[30].
Urbanisme
Typologie
Au , Isbergues est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[Insee 1],[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-la-Lys, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,8 %), zones urbanisées (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %), prairies (1,6 %), forêts (0,8 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts
- Panneau d'entrée d'Isbergues.
- Panneau d'entrée de Molinghem.
- Panneau d'entrée de Berguette.
Logement
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 4 299, alors qu'il était de 4 214 en 2015 et de 4 159 en 2010[Insee 5] , soit une progression du nombre total de logements de 3,4 % depuis 2010.
Parmi ces 4 299 logements, 89,4 % étaient des résidences principales, (soit 3 842 logements), 0,3 % des résidences secondaires et 10,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,5 % des appartements[Insee 6].
Sur les 3 842 résidences principales, 69,8 % sont occupées par des propriétaires, 28,9 % par des locataires et 1,4 % par des personnes logées gratuitement[Insee 7].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Isbergues en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (10,3 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).
| Typologie | Isbergues[Insee 6] | Pas-de-Calais[Insee 8] | France entière[Insee 9] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,4 | 86,1 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,3 | 6,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 10,3 | 7,3 | 8,1 |
Voies de communication et transports
La commune est desservie par des trains TER Hauts-de-France à la gare d'Isbergues.
La commune est desservie par une ligne du réseau Mouvéo et par une ligne régulière ainsi que par le service de transport à la demande Allobus F du réseau TADAO.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Iberga en 1138 ; Ybergha en 1202 ; Hibergue en 1209 ; Ibierghe en 1296 ; Yberghe en 1316 ; Dibergue en 1375 ; Bergue en 1400 ; Yberga vers 1512 ; Ybergue en 1515 : Ysberghe en 1559 ; Isebergue en 1720[33], Isbergue en 1793 ; Isbergue et Isbergues depuis 1801[2].
Selon le toponymiste Ernest Nègre, Iberga, en 1138, viendrait peut-être d'un nom de personne germanique Idberga[34], ou, selon le linguiste Maurits Gysseling, īwa + berga (mont aux ifs)[35].
Et selon Ernest Nègre, Berguette : Berghettes, en 1171, viendrait du germanique berg «mont» suivi du suffixe roman -ette[34].
La forme flamande est Iberge[36] et la forme picarde, Iberque.
Histoire
La commune a été marquée par la légende de sainte Isbergue, fille de Pépin le Bref et sœur de Charlemagne, qui avait pour vertu de guérir les maladies de peau et des yeux[37],[38].
Isbergues a connu un fort développement industriel à partir du XIXe siècle grâce à la proximité du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
Afin d'augmenter leurs ressources, le maire de Berguette Jacques Napieraj propose la fusion de Molinghem, Berguette et Isbergues, ce qui intervient le . L'ensemble ainsi formé garde le nom d'Isbergues[2],[39].
Acier et métallurgie

L’usine sidérurgique d’Isbergues, construite dans les années 1880 par la Société des Aciéries de France, est spécialisée dans la production de rails pour les chemins de fer. Elle emploie à cette époque environ 3 000 salariés. Pendant la Première Guerre mondiale, l'usine, fabriquant des pièces de métal pour les obus, est régulièrement bombardée, elle reçoit 3 000 bombes et obus durant toute la durée de la guerre[40],[37].
En 1968, la construction d'une aciérie d'une capacité de 100 kt/an, spécialisée dans la production d'aciers spéciaux fortement alliés est décidée. Cette usine complète l'usine d'aciers spéciaux de Pompey, qui bénéficie également d'un investissement portant sa capacité de 500 à 600 kt/an. L'ensemble du projet est porté par un consortium franco-allemand groupant Roechling (qui fonde la Société Nouvelle des Aciéries de Pompey) et, pour la partie française, Ugine Kuhlmann, la Compagnie des Ateliers et Forges de la Loire, la Société des Forges et Ateliers du Creusot, Châtillon-Commentry, Neuves-Maisons et les Hauts Fourneaux de la Chiers[41].
En 1976, la Société des Hauts Fourneaux de la Chiers avec la Société des Aciéries Tréfileries de Neuves-Maisons Châtillon mettent en service une usine d'agglomération des minerais[42].
La métallurgie a bénéficié d'un vaste espace disponible en bordure du canal de Neufossé ou « canal d'Aire à la Bassée » (qui relie la commune à la Manche et à la Mer du Nord par l'ouest et à Lille et à la Deûle et aux canaux d'Europe du Nord par l'est. Cet espace est également desservi par une voie ferrée. L'industrie du métal a marqué le paysage et a été une source importante de pollution, mais elle a aussi fait la fortune de la commune, avant que les délocalisations n'incitent le plus gros industriel local (Sollac racheté par ArcelorMittal) à fermer l'aciérie qui employait encore 410 personnes en 2006. L'entreprise s'est engagée à verser 2,5 millions d'euros sur trois ans dans le cadre d'une « convention de revitalisation » signée en 2005 et confiée au prestataire SODIE pour aider les employés à retrouver du travail localement. 920 salariés (745 équivalent temps-plein) travaillent encore sur le site en 2008.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Norrent-Fontes[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Aire-sur-la-Lys
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la huitième circonscription du Pas-de-Calais.
Intercommunalité
Isbergues était le siège de la communauté de communes Artois-Flandres, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane, dont est désormais membre la commune. Cette communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane regroupe 100 communes et totalise 275 736 habitants en 2022.
Élections municipales et communautaires
Élections municipales de 2014
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais, la liste PS menée par le maire sortant Jacques Napieraj obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 1 861 voix (44,89 %, 21 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[43] :
- Bernadette Duponchel (DVD, 1 337 voix, 32,25 %, 5 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Nathalie Delzongle (FG-PCF, 947 voix, 22,84 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 40,84 % des électeurs se sont abstenus.
Élections municipales de 2020
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, où le maire sortant Jacques Napieraj (PS) ne se représentait pas, la liste SE menée par David Thellier[44] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 648 voix (56,55 %), 23 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant largement la liste PS menée par Thierry Dissaux[45], qui a recueilli 1 266 voix (43,44 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire, lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 56,39 % des électeurs se sont abstenus[46],[47]
Élections municipales de 2026
| Sièges à pourvoir | Liste élue | |
|---|---|---|
| Conseil municipal[49] | 29 | 24 |
| Conseil communautaire | 4 | 3 |
Lors du premier tour des élections municipales du , on dénombre 7 074 inscrits, dont 3 968 votants (56,09 %), 76 votes blancs (1,92 %), 91 votes nuls (2,29 %) et 3 801 suffrages exprimés (95,79 %)[48].
La liste menée par le maire sortant David Thellier (liste DVC) est élue dès le premier tour avec 66,04 % des votes exprimés[48].
Liste des maires
- La mairie annexe de Berguette.
- La mairie annexe de Molinghem.
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de huit établissements scolaires.
Elle administre une école maternelle (Centre), une école élémentaire (Danton-Jaurès) et quatre écoles primaires (Francis Billiau, Jules Ferry - Les Sablons, Louis Pasteur et Sadi Carnot) et le département gère un collège (Maurice Piquet). Sur le territoire communal se trouve également un établissement d'enseignement privé, une école primaire (Saint Eloi-Sainte Isbergue)[59].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Béthune et du tribunal pour enfants de Béthune[60].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Isberguois[61].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[63].
En 2023, la commune comptait 8 650 habitants[Note 7], en évolution de −2,2 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,3 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 4 223 hommes pour 4 522 femmes, soit un taux de 51,71 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Manifestations culturelles et festivités
- Le marché aux puces.
- Le marché artisanal.
Grand Prix d'Isbergues
Le Grand Prix d'Isbergues est une course cycliste créée en 1945 dans le quartier du Pont-à-Balques. La municipalité a officialisé l'évènement en 1947. C'est la seule course exclusivement professionnelle du Pas-de-Calais. Elle est classée 1.1 par l'UCI et elle est inscrite au calendrier de l'UCI Europe Tour. Elle est aussi inscrite comme épreuve comptant pour la Coupe de France de cyclisme.
Le Grand Prix d'Isbergues a connu des grands champions comme Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Greg LeMond.
Le Grand Prix d'Isbergues est devenue une tradition en quelques années sur Banquise FM. En effet depuis de nombreuses années la radio soutient le Grand Prix d’Isbergues et le commente en direct lors de son passage à travers les routes de la région.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021, la commune compte 3 828 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 8 491 personnes[Insee 10].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 020 €, légèrement inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 10],[Insee 11],[Insee 12] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 18 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 41 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 10],[Insee 11],[Insee 12].
Emploi
| 2010 | 2015 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Commune[Insee 16] | 13,0 % | 16,6 % | 15,6 % |
| Département[Insee 17] | 11,3 % | 13,7 % | 11,2 % |
| France métropolitaine[Insee 18] | 11,6 % | 13,7 % | 11,7 % |
En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 118 personnes, parmi lesquelles on compte 68,5 % d'actifs (57,8 % ayant un emploi et 10,7 % de chômeurs) et 31,5 % d'inactifs[Note 9],[Insee 16]. En 2021, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.
La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction d'Aire-sur-la-Lys[Carte 2],[Insee 19]. Elle compte 2 873 emplois en 2021, contre 2 929 en 2015 et 3 334 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 975, soit un indicateur de concentration d'emploi de 96,6 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,7 %[Insee 20].
Sur ces 2 975 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 834 travaillent dans la commune, soit 28,0 % des habitants[Insee 21]. Pour se rendre au travail, 85,8 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 3,1 % les transports en commun, 8,3 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 2,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 22].
Entreprises et commerces
Activités hors agriculture
317 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Isbergues[Note 10],[Insee 23],[Insee 24].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 317 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 32 | 10,1 % | (5,3 %) |
| Construction | 34 | 10,7 % | (11,7 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 82 | 25,9 % | (22,5 %) |
| Information et communication | 4 | 1,3 % | (3,6 %) |
| Activités financières et d'assurance | 17 | 5,4 % | (5,3 %) |
| Activités immobilières | 15 | 4,7 % | (5,7 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 27 | 8,5 % | (20,2 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 68 | 21,5 % | (15,8 %) |
| Autres activités de services | 38 | 12,0 % | (9,9 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,9 % du nombre total d'établissements de la commune (82 sur les 317 entreprises implantées à Isbergues), contre 22,5 % au niveau départemental, à l'inverse le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien avec 8,5% du nombre total d'établissements de la commune est inférieur à celui du département (20,2%)[Insee 24].
Agriculture
La commune est dans le « pays Aire », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[67]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 30 | 20 | 10 | 10 |
| SAU[Note 12] (ha) | 818 | 748 | 686 | 713 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 30 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 20 en 2000 puis à 10 en 2010[69] et enfin à 10 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 67 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736)[70],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 818 ha en 1988 à 713 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 27 à 71 ha[69],[Carte 6].


