Isômes

commune française du département de la Haute-Marne From Wikipedia, the free encyclopedia

Isômes est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Isômes
Isômes
L'église, classée Logo monument historique Classée MH.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Intercommunalité CC d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Caroline Covelli
2025-2026
Code postal 52190
Code commune 52249
Démographie
Gentilé Isômois, Isômoises
Population
municipale
146 hab. (2023 en évolution de −2,67 % par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 49″ nord, 5° 18′ 18″ est
Altitude 262 m
Min. 256 m
Max. 321 m
Superficie 10,63 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Villegusien-le-Lac
Législatives 1re circonscription de la Haute-Marne
Localisation
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Isômes
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Isômes
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Isômes
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Isômes
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    Géographie

    La commune est située au sud de la Haute-Marne à la limite de la Côte-d'Or et de la Haute-Saône.

    Elle se trouve dans la zone d'emploi de Chaumont et dans le bassin de vie d'Is-sur-Tille[I 1]

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Choilley-Dardenay, Cusey, Le Montsaugeonnais et Occey.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 10,63 km2 ; son altitude varie de 256 à 321 mètres[1].

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Isômes[Note 1].

    La commune est dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse.

    Elle est drainée par la Coulange et le Badin[Carte 1].

    La Coulange, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Le Val-d'Esnoms et se jette dans le Badin sur la commune, après avoir traversé quatre communes[2].

    Le Badin, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Le Val-d'Esnoms et se jette dans la Vingeanne à Cusey, après avoir traversé quatre communes[3].


    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 823 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coublanc à 13 km à vol d'oiseau[10], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 926,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −26 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Isômes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].

    Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[15],[16].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,9 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,7 %), prairies (8,3 %), forêts (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[17].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Habitat et logement

    En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 82, alors qu'il était de 84 en 2016 et de 79 en 2011[I 2].

    Parmi ces logements, 81,7 % étaient des résidences principales, 3,7 % des résidences secondaires et 14,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Isômes en 2022 en comparaison avec celle de la Haute-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,7 %) par rapport au département (7,7 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Haute-Marne ...
    Le logement à Isômes en 2022.
    Typologie Isômes[I 3] Haute-Marne[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 81,7 80,6 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,7 7,7 9,7
    Logements vacants (en %) 14,6 11,7 8
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    Voies de communication et transports

    La commune est située à l'est de la RN 74 et de l'A31.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Icioma (1101) ; Ysomia (1291) ; Ysoma (1334) ; Ysome (1408) ; Isome (1675) ; Izomes (1770)[18].

    L'origine du toponyme est discutée tout en n'étant pas encore à ce jour véritablement sourcée : Plutôt qu'un nom de personne, nous proposons une autre piste, liée au domaine des eaux[19], nous verrons là un type hydronymique assez bien connu dans la région, dans Isômes en Haute-Marne, où nous avons vu un *Iciomagus[20], « le marché de la rivière », du grec isos, « égalité, égalité des eaux »[21]. Le Rognon prend sa source sur le territoire de la commune[22] et la Coulange se jette dans le Badin à Isômes.

    Histoire

    Époque romaine

    L'implantation romaine est attestée, dans la région, avec la voie protohistorique de Langres à Genève, que les Romains modernisèrent et qui fait ici sa jonction avec la voie de Lyon - Trèves, qui traverse la plaine.

    Des fouilles réalisées à la fin du XXe siècle à Bellefontaine confirment cette implantation romaine. Une construction isolée le long de cette voie de forme circulaire, dans une enceinte quadrangulaire est un monument funéraire remontant à l'époque augustéenne[23].

    Moyen Âge et époque moderne

    • Une église abbatiale est construite au centre du village vers 1100.
    • Un monastère, existait autrefois : maison Covelli.
    • La dépendance d’un couvent de femmes est mentionnée sous la domination espagnole en 1500 : maison Apert.
    • Le château féodal.

    La ferme de la Chassagne est, à partir de 1189 une maison du Temple autonome[24],[25] puis, après la suppression des Templiers, passée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et qui devient alors un membre de la commanderie de La Romagne[26].

    Temps modernes

    Le château féodal, est détruit par Henri IV en 1593 (comme tous les châteaux féodaux de la région), dans les épisodes de la bataille de Fontaine-Française.[réf. nécessaire]

    Révolution française et Empire

    Pendant la Révolution française, l'église est transformée en grange à paille.

    L'église avait deux cloches. La plus petite est conduite en 1793 à Til-Châtel pour faire des canons. L'autre, cachée par les habitants dans un trou du Badin, a été fêlée dans ce transbordement et n'est refondue que vers 1895. Fêlée encore une fois, elle a été refaite avant la Seconde Guerre mondiale.

    Époque contemporaine

    L'église (photo de Camille Enlart, sans doute du début du XXe siècle=.

    Le clocher de l'église, en pierre (stuc), a été refait en 1850. Les pierres en excédent ont servi à élever les murs du cimetière, dont l’enceinte autour de l'église n’a été démontée que vers 1900.

    Le cimetière, à l'origine autour de l'église, a été transféré route de Vaux en 1854 à cause d’une épidémie de choléra.

    Au XIXe siècle, de nombreux lavoirs à bras sont aménagés sur la Coulange, permettant d'y laver le minerai de fer extrait à proximité depuis des tranchées ou en puits de mines[27]

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Langres du département de la Haute-Marne[I 1].

    Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Prauthoy[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Villegusien-le-Lac[I 1].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Haute-Marne.

    Intercommunalité

    Isômes était membre de la petite communauté de communes de Prauthoy-en-Montsaugeonnais, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais dont est désormais membre la commune[I 1].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[28]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1843 1848 Nicolas Dassigny    
    1848 1852 Joseph Bertrand    
    1852 1856 Nicolas Dassigny    
    1856 1860 Claude Boisselier    
    1860 1865 Nicolas Pitollet    
    1865 1877 Jean-Baptiste Balland    
    1877 1881 Joseph Bertrand    
    1881 1888 Jean-Baptiste Balland    
    1888 1892 Nicolas Chignardet    
    1892 1895 Adolphe Pitollet    
    1895 1904 Nicolas Raillard    
    1904 1931 Victor Japiot    
    1931 1945 Raymond Renevey    
    1945 1945 Marcel Remond    
    1945 1947 Alida Remond    
    1947 1953 Jules Renevey    
    1953 1955 Alida Remond    
    1955 1971 Roger Renevey    
    1971 1986 James Clerc    
    1986 1989 Sauveur Covelli    
    1989 2014 Jean-Pierre Herard    
    2014 2025 Nicolas Herard   Ingénieur ou cadre technique d'entreprise
    avril 2025[29] en cours
    (au 13 juin 2025)
    Caroline Covelli   Employée administrative d'entreprise
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    Équipements et services publics

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

    En 2023, la commune comptait 146 habitants[Note 3], en évolution de −2,67 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    387378344316357348337314308
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    276267266250249251231224227
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    215210169157168162156169182
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    155156156148125103131149152
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    147146-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Lieux et monuments

    • Église de l'Assomption de la Vierge Logo monument historique Classée MH (1840)[33] :
      Cette église abbatiale de style bourguignon, élevée aux XIIe - XIIIe siècle, se dresse au centre du village. L'édifice, d'aspect fortifié avec sa tour-clocher à arcades géminées et flèche octogonale de pierre (remarquée comme unique en Haute-Marne), s'ouvre par un portail avec chapiteaux sur colonnettes et possède un vitrail en rosace représentant l’Assomption de la Vierge. Les autres vitraux représentant la Sainte Famille sont plus récents. Une toile, avec le même motif que la rosace (don de M. de Tricornot, peintre) est appliquée à un mur du chœur.



    • Vestiges du château féodal :
      Tour, considérablement dégradée, mais encore visible à la sortie est du village.
      Propriéét privée, elles ne sont visibles que depuis l'espace public.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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