Itancourt

commune française du département de l'Aisne From Wikipedia, the free encyclopedia

Itancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Itancourt
Itancourt
La mairie et la fontaine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Oise
Maire
Mandat
Nathalie Dive-Fremaux
2026-2032
Code postal 02240
Code commune 02387
Démographie
Gentilé Itancourtois(es)
Population
municipale
999 hab. (2023 en évolution de −3,1 % par rapport à 2017)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 27″ nord, 3° 20′ 45″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 122 m
Superficie 7,11 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ribemont
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Itancourt
Géolocalisation sur la carte : France
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Itancourt
Géolocalisation sur la carte : Aisne
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Itancourt
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Itancourt
Liens
Site web www.itancourt.netVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes.

Itancourt se trouve au sud-est de Saint-Quentin.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Itancourt[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 738 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Clercs à km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 683,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Itancourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,6 %), zones urbanisées (10,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %)[15].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom du village apparaît pour la première fois en l'an 1298, sous la dénomination de Aintencourt. L'orthographe évoluera encore de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs : Ayntencort, Étencourt, Ataincourt, Ytencourt, Intencourt, Intancourt, Aytancourt, ensuite Itencourt avec un e sur la carte de Cassini au milieu du XVIIIe siècle, puis l'orthographe actuelle Itancourt au XIXe siècle [16].

Histoire

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Période moderne

La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Itancourt (écrit Itencourt) est une paroisse qui n'est traversée par aucun chemin empierré. Deux moulins à vent en bois, disparus de nos jours, sont représentés au nord du village.
Ces informations peuvent être complétées par la carte du diocèse de Noyon, qui montre que cette paroisse relevait sous l'Ancien Régime de ce même diocèse, et du doyenné de Saint-Quentin. La paroisse se situait par ailleurs sur les confins orientaux du diocèse de Noyon, juste la frontière avec celui de Laon[17]. Un calvaire en pierre est symbolisé à l'ouest sur la carte de Cassini.

Période contemporaine

Durant la Première Guerre mondiale, la ligne Hindenburg (tranchée allemande) traverse le village. À l'issue de celle-ci, Itancourt sera entièrement rasée. Les habitants devront reconstruire.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le village sera presque immédiatement occupé par les Allemands dès la « Blitzkrieg » et abandonné par ses habitants au cours de « l'exode ». À l'armistice voulu par le maréchal Pétain dès le , les habitants reviendront et devront cohabiter avec l'occupant. Fin , la 28e division d'infanterie américaine, composant avec la 4e division d'infanterie et la 5e division blindée, le Ve corps de la 1st US Army, progresse rapidement en direction du Nord de la France. La 28e DI délivre Noyon, Chauny jusque Saint-Quentin et les villages environnants dont Itancourt, début .

En 1972, un concours de labour organisé à Itancourt est inauguré par le ministre de l'Agriculture du gouvernement « Messmer », Jacques Chirac.

En , Xavier Bertrand (élu local), ministre de la Santé, et Jean-François Lamour, ministre des Sports, inaugurent le complexe sportif du Parc de la Marquette. En , le maire de la commune Julien Dive se fait élire député en remplacement de Xavier Bertrand, et devient alors le plus jeune député-maire de France en exercice à 30 ans.

Passé ferroviaire du village

Carte postale de la gare.
La gare actuelle.

De 1874 à 1968, Itancourt a été desservie pour les voyageurs par la ligne de chemin de fer de Saint-Quentin à Guise. qui passait à l'ouest du village et se dirigeait vers Mézières-sur-Oise.
Chaque jour, cinq trains s'arrêtaient dans chaque sens devant cette gare pour prendre les passagers qui se rendaient soit à Saint-Quentin, soit à Guise (voir les horaires)[18] .
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
La gare en bois avant 1914, fut détruite par les Allemands en 1918 ; elle a été reconstruite dans les années 1920 en brique avec un étage.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire des voyageurs a périclité et la gare a été fermée en 1968 ; elle est devenue une habitation, mais le trafic fret s'est poursuivi pour desservir les industries d'Origny-Sainte-Benoîte.
En 2024, la ligne est toujours en service par les trains de fret, mais elle n'est plus utilisée pour les voyageurs que certains week-ends par le Chemin de fer touristique du Vermandois jusqu'à la gare d'Origny.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune d'Itancourt est membre de la communauté de communes du Val de l'Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mézières-sur-Oise. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[19].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Quentin, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[12]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Ribemont pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[12], et de la deuxième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[20].

Administration municipale

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977[22] 1991 Henri Lapicki    
1991 2001 Jean-Claude Pinchon    
2001 2014 Maurice Coutte[23]    
2014[24],[25] juillet 2017[26] Julien Dive LR[27] Député de l'Aisne (2e circ.) (2016[28] → )
juillet 2017 mars 2026 Régis Nollet[26]   Réélu pour le mandat 2020-2026[29]
mars 2026[30] en cours
(au 28 mai 2020)
Nathalie Dive-Fremaux    
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].

En 2023, la commune comptait 999 habitants[Note 4], en évolution de −3,1 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800825845885932848864907901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
808829790786779797782779689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698657637388443448456416512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5405666717519981 0481 1111 1291 070
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 028999-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • On peut, aujourd'hui encore, visiter aux abords du village les vestiges de la Grande Guerre (blockhaus, boyaux de tranchées, etc.).
  • Stèle du Maréchal-Leclerc-de-Hautecloque qui rend hommage à la 2e Division Blindée et ses exploits pour la libération de la France.
  • Église Saint-Éloi d'Itancourt

Activités associatives, culturelles, touristiques, festives et sportives

Village fleuri : trois fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[35].

La commune compte une vingtaine d'associations dont les deux plus anciennes sont :

- le club de football fondé en 1930, les « Écureuils d'Itancourt », devenus aujourd'hui l'Entente Itancourt-Neuville, évoluent en R1 (Division d'Honneur) ligue des Hauts de France ;

- l'association de l'Espérance qui a été créée en 1932 par l'abbé Jean-Le-Gal et qui avait pour mission de dispenser les patronages. Cette association fait office de nos jours de comité des fêtes et est propriétaire de la salle des fêtes construites en 1977 et baptisée salle « Jean-Le-Gal ».

Notes et références

Voir aussi

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