Jacob Wiener

sculpteur allemand From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacob Wiener, né le dans le village de Hoerstgen, Kamp-Lintfort, mort le à Bruxelles, est un médailleur belge. Il a réalisé de nombreuses médailles, pièces de monnaie et timbres poste, notamment le premier timbre poste belge, mis en circulation le .

Décès
(à 84 ans)
Bruxelles
Nationalité
Belge
Faits en bref Président Consistoire central israélite de Belgique, 1884-1899 ...
Jacob Wiener
Jacob Wiener (1815-1899)
Fonction
Président
Consistoire central israélite de Belgique
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Bruxelles
Sépulture
Nationalité
Belge
Activités
Sculpteur, orfèvre graveur, designer, graveur de timbres, dessinateur de timbres, médailleur, artiste visuelVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Père
Marcus Wiener (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Hanna Baruch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Annette Levy Newton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Francis de Croisset (petit-fils)
Ernest Wiener (d) (petit-fils)
Lionel Wiener (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
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Biographie

Famille

Jacob Wiener est né le dans le village de Hoerstgen, Kamp-Lintfort dans une famille juive. Son père est Marcus Mayer (1794-?) et sa mère, Hanna Barruch (1791-?). Son père a changé son nom de Mayer en Wiener (le Viennois) en 1808. Jacob est l’aîné d’une fratrie de dix enfants, Comme ses frères Léopold Wiener et Charles Wiener, il a embrassé une carrière artistique[1]. En 1817, la famille s’installe à Venlo aux Pays-Bas.

Par la suite, Jacob Wiener épouse Annette Newton (1816-1891), d'origine anglaise. Parmi leurs enfants, Samson Wiener (né le 18 août 1851 à Bruxelles et y décédé le 10 avril 1914 dans un accident de voiture) devient avocat et sénateur libéral bruxellois francophone. Jacob Wiener est également le grand-père d'Ernest Wiener (Bruxelles 1882-1973) : Après des études à l’École Royale Militaire, Ernest Wiener sortit ingénieur électricien de l’Institut Montefiore. Blessé grièvement sur le front en 1918, après quatre ans de combat, le major Wiener deviendra le directeur de l’École Royale Militaire, puis général-major au Quartier Général lors de l’invasion de mai 1940. Fait prisonnier, il passera la guerre au Stalag [2],.

Formation et carrière

Jacob se rend, à treize ans chez son oncle, le graveur de renom Loeb Baruch, à Aix-la-Chapelle, pour y apprendre le dessin, le modelage et la gravure. En 1835, il se rend à Paris pour parachever sa formation et, en 1839, à l’âge de vingt-quatre ans, il s’établit définitivement à Bruxelles et, en 1846, est naturalisé belge[3].

Ses premiers travaux attirent l’attention sur lui, principalement une médaille qui représente la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. Sa première réalisation importante est une médaille commémorative de la commune de Venlo (Pays-Bas) en 1840.

En 1845, il commence à graver des médailles de l'extérieur et l'intérieur de monuments, avec un grand souci d'exactitude du détail, ce qui était nouveau : D'abord un groupe de dix médailles d'églises belges, puis les monuments importants d'Europe, cathédrales, églises, mosquées, le Panthéon de Paris, la mosquée Sainte-Sophie d’Istanbul, le dôme de Pise, les cathédrales de Cologne, de Reims ou Saint-Paul de Londres, mais aussi toutes les prisons belges et des hôtels de ville [4]. Il reproduit ainsi 41 des principaux monuments d’Europe (dont 8 pour la France).

En 1848, il décroche le contrat relatif à la gravure des premiers timbres-poste belges. Il assume également l’organisation de leur fabrication, les moyens d’empêcher les fraudes, la confection des coins, etc. Il en assure donc la composition et confie sa gravure à John Henry Robinson. On y voit le roi des Belges, Léopold Ier en uniforme militaire, avec les épaulettes bien apparentes, d’où le nom d’Épaulettes donné à cette émission. La réalisation de jetons historiques pour le Conseil communal de Bruxelles lui fut également confiée, ainsi que d’autres travaux. Il travaillait souvent en collaboration avec ses frères Léopold et Charles Wiener, également graveurs médailleurs.

En 1859, il produit une médaille de la mosquée-cathédrale de Cordoue, exposée au Victoria & Albert Museum[5]. L'Espagne devient une destination populaire des voyageurs, qui découvrent les traces de l'influence musulmane, à Cordoue, à l'Alhambra de Grenade et à l'Alcazar de Séville.

Vers 1864, il réalise une médaille de l'intérieur de la mosquée Sainte Sophie à Constantinople, exposée au Victoria & Albert Museum [6].

Wiener était, vers 1870, en pleine activité et à l’apogée de ses succès lorsqu’il ressent les premières atteintes de son assiduité infatigable, de l’emploi prolongé et constant de la loupe : sa vue faiblit progressivement et, en 1872, il devint aveugle. On parvient cependant, après avoir pratiqué l’opération de la cataracte sur les deux yeux, à lui rendre à peu près la vue mais, la guérison n’étant pas complète et une rechute toujours à craindre, il doit renoncer définitivement à la pratique de son art en 1874[7].

Wiener survit vingt-cinq ans à sa brillante carrière artistique, mais la communauté israélite de Belgique, connaissant son dévouement aux intérêts confessionnels de son culte, lui fait une place importante dans la gestion de leurs intérêts et finissent par le placer à la tête de leur administration supérieure, place qu’il occupe entouré jusqu’à ses derniers moments de la vénération de ses collègues.

Jacques Wiener, ancien graveur du Roi, président du Consistoire central israélite de Belgique, Son inhumation eut lieu au cimetière d'Ixelles [4],[8]

Le premier timbre belge, à l’effigie du roi Léopold Ier, composé par Jacob Wiener

Distinctions

Parmi les distinctions belges et étrangères qui lui ont été décernées, il a été :

Notes et références

Annexes

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