Jacques Helbronner
juriste, personnalité politique française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Jacques Édouard Helbronner, né le dans le 9e arrondissement de Paris et mort en déportation à Auschwitz le , est un juriste français, qui a été président du Consistoire central israélite de France jusqu'à sa déportation.
| Jacques Helbronner | |
Jacques Helbronner à la sortie du Conseil des ministres, le 12 août 1925. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président du Consistoire central israélite de France | |
| – (3 ans) |
|
| Prédécesseur | Édouard de Rothschild |
| Successeur | Léon Meiss |
| Président de section Conseil d'État | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jacques Édouard Helbronner |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris |
| Date de décès | (à 70 ans) |
| Lieu de décès | Auschwitz |
| Nationalité | française |
| Père | Horace Helbronner |
| Mère | Hermance Rebecca |
| Fratrie | Paul Helbronner |
| Conjoint | Jeanne Weisweiller |
| Enfants | Henry Horace Helbronner (1900-1975) Raoul Helbronner (1904-1979) |
| Famille | Famille Helbronner |
| Diplômé de | École libre des sciences politiques |
| Profession | homme politique, juriste |
| Distinctions | |
| Religion | Judaïsme |
| modifier |
|
Il fut un fidèle du maréchal Pétain dont son frère, l'avocat Louis Helbronner, avait été un proche collaborateur avant de mourir pour la France en septembre 1914[1]. Son autre frère, Paul Helbronner a consacré sa vie à la cartographie des Alpes.
Biographie
Origines et famille
Né le dans le 9e arrondissement de Paris, Jacques Helbronner est issu d'une famille de bourgeoisie juive ; il est le fils d'Horace Helbronner, un avocat ami de Jules Grévy (qui avait été son témoin de mariage), et d'Hermance Rebecca née Saint-Paul[2]. Il épouse Jeanne Weisweiller[3], sœur d'Arthur Weisweiller.
Études
Il effectue ses études secondaires au lycée Condorcet. À l'issue de ses études de droit, il obtient un doctorat. Il fréquente l'École libre des sciences politiques[4].
Carrière
Il s'inscrit comme avocat à la cour d'appel de Paris en 1895 et intègre le Conseil d'État à partir de 1898.
Chef de bataillon de réserve, il sert comme membre de l'état-major du président du Conseil et ministre de la Guerre Georges Clemenceau durant la Première Guerre mondiale. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1925.

Helbronner, isolé à gauche.
Poursuivant sa carrière au sein du Conseil d'État, il atteint le rang de président de section jusqu'à sa mise à la retraite d'office en , conséquence des premières lois antijuives.
Seconde Guerre mondiale
Durant l'Occupation, il accepte d'occuper les fonctions exposées de président du Consistoire central israélite de France dont il était vice-président avant la guerre[6].
Ami de longue date du maréchal Pétain, il rencontre ce dernier à de nombreuses reprises durant la guerre dans l'espoir de préserver les juifs de France. Mais il refusera toutes les offres pour échapper au statut des juifs. Il tentera de s'opposer à la création de l'Union générale des israélites de France (UGIF) exigée par les nazis afin de faciliter la déportation[6]. Même s'il n'a pas réussi à empêcher cette création, il l'a retardée de quelques mois. Cela a laissé un peu de temps à certains de se mettre à l'abri et contribué à déconsidérer cet organisme.
Déportation et mort
Il est déporté avec sa femme par le convoi n° 62 du 20 novembre 1943 du camp de Drancy vers Auschwitz ; tous deux meurent dans les chambres à gaz à leur arrivée le .