Jacques Madyol

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Jacques Madyol (ou Madiol), né le à Ixelles (Bruxelles), en Belgique, et mort dans cette commune le , est un artiste peintre belge de portraits, de paysages et de scènes de bataille (bataille de Waterloo).

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Jacques Madyol
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Biographie

Jacques Madyol (Jacob Jean Madyol à l'état-civil), né le à Ixelles est le fils du peintre Adrien-Jean Madiol (1845-1927) lui-même originaire de Groningue, aux Pays-Bas et d'Hélène Plumen. Il est le descendant d'une famille calviniste provençale réfugiée en Hollande. Il était marié et a eu une fille[1].

De 1893 à 1897, il est élève à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Il était un camarade de classe de Jef Dutillieu (nl), Charles-Louis Voets (nl), Lucien Rion, Émile Bulcke et Philippe Swyncop. En 1898, il fonde avec quelques confrères comme Jan Stobbaerts ou Fernand Schirren, Le Labeur, un cercle de peintres bruxellois dans lequel il expose lui-même. Ce cercle est inspiré du postimpressionisme et du naturalisme. Le cercle suspend cependant ses activités en 1909 devant le manque de succès de nombre de ses membres[2].

Madyol participe au Prix de Rome de peinture en 1895, 1898 et 1901[3]. Il expose à l'exposition triennale d'Anvers de 1901, de Bruxelles en 1907, et à l'Exposition universelle de Bruxelles en 1910[2].

Ferme de la Papelotte, Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire, Bruxelles.
Le roi Albert, Musée du Sénat, Brasilia.

Entre 1905 et 1912, il est chargé par un mécène, le comte Louis Cavens, de réaliser une cinquantaine de toiles représentant les principaux sites du champ de bataille de Waterloo, ainsi que les portraits du maréchal von Blücher, de Napoléon Bonaparte, du duc de Wellington et du prince Guillaume d'Orange. Il réalise également une série de portraits de soldats en uniforme issus des différents belligérants. Le but de Cavens est de créer une grande exposition pour célébrer le centenaire de la bataille de Waterloo en 1915. Le projet ne sera pas réalisé à cause de la Première Guerre mondiale[4]. Une grande partie de ces œuvres, léguées par le comte et la comtesse Cavens, sont présentes dans les collections du Musée royal de l'Armée à Bruxelles[2].

En 1925, il réalise pour le musée royal de l'armée une série de portraits de onze généraux belges victorieux lors de la Première Guerre mondiale et promus grands cordons de l'ordre de Léopold[5]. Madyol est également l’auteur de deux portraits célèbres représentant le roi Albert Ier en uniforme lors de la Première Guerre mondiale, et la reine Elisabeth. Chaque portrait a été réalisé en trois exemplaires. Un tableau d'Albert Ier a été offert au Brésil où il est exposé au Musée historique du Sénat fédéral de Brasilia, un autre est à l'École royale militaire, et le dernier est exposé au Musée royal de l'Armée[6]. Les trois tableaux de la reine sont également au musée royal et à l'école, tandis que le dernier est conservé à la commune de Schaerbeek[7].

Il a enseigné le dessin à l'Académie d'Anderlecht et à l'Académie des Beaux-Arts de Charleroi.

Il a fait de nombreux séjours en Provence, y retrouvant ses racines ancestrales. Il y demeurait parfois six mois par an, peignant des paysages pittoresques, ensoleillés et des marines. Il a aussi représenté des gitanes et des romanichels.

Ses œuvres sont exposées dans les musées de Bruxelles et Saint-Gilles, Nice, Riga et au Brésil[1]. Jusqu'à son décès le à Ixelles, il n'a cessé de participer à des expositions.

Hommages et distinctions

En 1960, une exposition rétrospective lui a été consacrée à Schaerbeek. En 2017, une autre exposition « Madyol s'expose » est organisée au Mémorial 1815 à Waterloo avec les œuvres faisant partie de la vaste collection du Musée royal de l'Armée à Bruxelles.

La « Rue Madyol » à Woluwe-Saint-Lambert perpétue sa mémoire et celle de son père.

La décoration suivante lui a été décernée par le roi Albert Ier en 1926 :

Références

Bibliographie

Liens externes

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