Jane Russell

actrice américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Jane Russell est une actrice et chanteuse américaine, née le à Bemidji (Minnesota) et morte le à Santa Maria (Californie), sex-symbol dans les années 1940 et 1950. Elle a joué dans plus d'une vingtaine de films.

Nom de naissance Ernestine Jane Geraldine Russell
Nationalité Américaine
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Jane Russell
Description de cette image, également commentée ci-après
Jane Russell en 1945.
Nom de naissance Ernestine Jane Geraldine Russell
Naissance
Bemidji (Minnesota, États-Unis)
Nationalité Américaine
Décès (à 89 ans)
Santa Maria (Californie, États-Unis)
Profession Actrice
Chanteuse
Films notables Le Banni
Le Paradis des mauvais garçons
Les hommes préfèrent les blondes
French Line
Signature de la personnalité
Fermer

Connue pour sa beauté, sa silhouette et sa grande présence, charismatique et sérieuse, Russell quitte le Midwest pour la Californie, où elle obtient son premier rôle au cinéma dans Le Banni (1943) d'Howard Hughes. En 1947, elle se lance dans la musique avant de revenir au cinéma. Après avoir joué dans plusieurs films notables dans les années 1950, dont Les hommes préfèrent les blondes (1953), elle revient à la musique, assurant cependant encore divers rôles au cinéma au cours des années 1960.

Jane Russell a été mariée trois fois et a adopté trois enfants. En 1955, elle fonde Waif, le premier programme d'adoption internationale. Elle reçoit plusieurs distinctions au cours de sa carrière. Sa main et ses empreintes ont été immortalisées sur le parvis du Grauman's Chinese Theatre avec Marilyn Monroe[1]. Son étoile du Hollywood Walk of Fame a été inaugurée le 8 février 1960.

Biographie

Jeunesse

Jane Russell est la seule fille de Roy William Russell ( - )[2],[note 1] et de Geraldine Jacobi ( - ). Suivent quatre frères : Thomas Ferris Russell (né le ), Kenneth Steven Russell (né le ), James Hyatt Russell (né le ) et Wallace Jay Russell (né le ).

Trois de ses grands parents sont nés au Canada, alors que sa grand-mère maternelle est née en Allemagne. Ses deux parents sont nés dans l'État du Dakota du Nord et se marient en 1917. Son père était lieutenant dans l'armée américaine et sa mère actrice dans une troupe ambulante. Alors que Jane était enfant, la famille déménage temporairement au Canada, puis dans la vallée de San Fernando en Californie du Sud. En 1930, les Russell vivent à Burbank en Californie. Le père y travaille alors comme directeur d'une manufacture de savon[2].

La mère de Jane s'occupe de lui trouver des leçons de piano. En plus de la musique, Jane aime le théâtre et joue dans des pièces montées à la Van Nuys High School. À ses débuts, elle voulait devenir styliste. À la mort de son père (à l'âge de 47 ans), Jane n'a que seize ans. Elle se décide à travailler comme réceptionniste. Elle est aussi mannequin pour quelques photographes et, sur l'insistance de sa mère, étudie l'art dramatique avec la troupe de Max Reinhardt dont faisait partie la célèbre actrice russe Maria Ouspenskaïa[3].

Carrière

Jane Russell déchaîna les foudres de la censure avec son premier film Le Banni (1943).

En 1940, Jane Russell signe un contrat de sept ans avec le millionnaire Howard Hughes et fait ses grands débuts dans Le Banni (The Outlaw) en 1943, où son visage somptueux est remarqué. Bien que le film soit tourné en 1941, il n'est diffusé que deux ans plus tard, pour un public limité, en raison de la censure qui trouvait sa poitrine un peu trop avantageusement filmée[4]. Le film est enfin autorisé pour le grand public en 1946. À ce moment-là, l'actrice tournant des publicités, devient célèbre.

Contrairement à ce que disent régulièrement les médias de l'époque et ceux d'aujourd'hui encore, lors du tournage du Banni, Jane ne porte pas de sous-vêtements spéciaux, destinés à mettre sa poitrine en valeur, alors qu'Howard Hughes en a spécialement fait faire pour ce film. Dans son autobiographie publiée en 1988, elle affirme que le soutien-gorge de Hughes n'était pas du tout confortable et qu'elle préférait tourner avec le sien, les bretelles tombantes.

Aux côtés de Lana Turner et de Rita Hayworth, Jane Russell affirme de mieux en mieux son style sensuel. Malgré les railleries venant de la radio et des comiques, notamment Bob Hope qui la présente comme « the two and only Jane Russell » la double et unique Jane Russell »), ses photos assombries sur fond de botte de foin, sa jeunesse, sa sensualité, ses corsages et sa beauté, en font une des pin-ups favorites auprès des soldats américains lors de la Seconde Guerre mondiale.

Bien que Le Banni ne soit pas un western spectaculaire, il a les honneurs du box office. Le seul intérêt d'Howard Hughes est sa nouvelle recrue, le film étant la vitrine de son incroyable visage. Elle refuse par la suite d'interpréter le rôle de Doña Sol dans Arènes sanglantes (Blood and sand) de Darryl F. Zanuck (le rôle fut confié à Rita Hayworth).

Elle ne tourne pas d'autre film jusqu'en 1946, où elle joue Joan Kenwood dans L'Esclave du souvenir (Young Widow) pour la RKO Pictures. Bien que ses premiers films ne rendent pas tellement justice à son jeu d’actrice, ils aident à orienter sa carrière vers une élégance que l’on peut définir par un mélange de cynisme et de simplicité.

En 1947, elle tente de se lancer dans une carrière musicale, elle enregistre un disque avec l'orchestre de Kay Kyser : As Long As I Live. Elle joue avec talent de nombreux rôles, dont Calamity Jane aux côtés de Bob Hope dans Visage pâle (The Pale face, 1948) et avec Mike Delroy dans Le Fils de visage pâle (Son of Paleface, 1952), le tout, sous contrat avec la Paramount Pictures.

Avec Marilyn Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes (1953).

Jane Russell arrive au sommet de sa carrière comique avec le rôle de Dorothy Shaw dans Les hommes préfèrent les blondes de 1953 avec Marilyn Monroe, à la 20th Century Fox, probablement son meilleur rôle. Le film a eu et a toujours un énorme succès et la révéla comme actrice de talent.

Avec Robert Mitchum dans Fini de rire (1951).

Elle apparaît dans deux films aux côtés de Robert Mitchum : Fini de rire (His kind of woman) (1951) et Le Paradis des mauvais garçons (Macao) (1952). D'autres grandes stars furent à ses côtés : Frank Sinatra et Groucho Marx dans la comédie Une veine de... (Double dynamite) (1951) ; Victor Mature, Vincent Price et Hoagy Carmichael dans Scandale à Las Vegas (The Las vegas story) (1952) ; Jeff Chandler dans La Muraille d'or (Foxfire) (1955) ; Clark Gable et Robert Ryan dans Les Implacables (The Tall man) (1955).

La production d'Howard Hughes, French line (The french line) (1954) montre une Jane Russell pour l'une des dernières fois dans un maillot de bain une pièce, avec une coupe toutefois stratégique, dont elle tire avantage en exécutant un numéro provocateur, intitulé Lookin' for Trouble. Dans son autobiographie, elle révèle que ce maillot de bain n'était qu'une alternative à la suggestion initiale d'Howard Hughes qu'était le bikini, un choix osé pour un film de 1954. L'actrice affirme avoir initialement porté le bikini devant les techniciens alors « horrifiés », tout en se sentant très dénudée.

Jane Russell et son premier mari, ancien quarterback de football américain, Bob Waterfield, fondent la Russ-Field productions en 1955. Ils produisent Les hommes épousent les brunes (Gentlemen marry brunettes, 1955), Le Roi et Quatre Reines (The King and Four Queens, 1956) avec Clark Gable et Eleanor Parker, ainsi que Run for the Sun (1956) et The Fuzzy Pink Nightgown (1957).

Ses apparitions dans Les hommes épousent les brunes avec Jeanne Crain et dans le drame Bungalow pour femmes (The Revolt of Mamie Stover) (1956) mettent en valeur son jeu d'actrice. Cependant, à la suite de Kidnapping en dentelles (The Fuzzy pink night gown, 1957) qui ne tient pas le haut de l'affiche, elle n'apparaît plus à l'écran pendant sept ans.

En , Jane Russell commence un numéro dans un célèbre nightclub de Las Vegas, le Sands Hotel. Elle signe par la suite des tournées aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Amérique du Sud et en Europe. À l'été 1961, elle fait ses débuts dans Janus[Quoi ?]. À la fin de l'année, elle se produit à Chicago au Drury Lane Theatre. En elle est à l'affiche de Bells Are Ringing à New York.

Dans le film Le Crash mystérieux (Fate Is the Hunter) (1964), elle joue son propre rôle. Seuls quatre autres films suivent. En 1971, elle joue dans la comédie musicale Company on Broadway où elle remplace Elaine Stritch.

En 1985, elle écrit son autobiographie, Jane Russell: My Path and My Detours.

De g. à d. : Elaine Stritch, Harold Prince
et Jane Russell, sur le plateau de Company en 1971

Vie privée et mort

Bien que son image à l'écran fut celle d'une pin-up provocante, la vie privée de Jane Russell ne connaissait pas de scandales, contrairement à d'autres actrices de cette époque, comme Lana Turner par exemple.

L'actrice s'est mariée trois fois : avec Bob Waterfield, un joueur de football américain entré au Hall of Fame (mariés le , divorcés en ), avec l'acteur Roger Barrett (mariés le , mari décédé le ) et enfin avec l'agent immobilier John Calvin Peoples (mariés le , mari décédé le ), avec qui elle vécut à Sedona en Arizona.

Dans son autobiographie de 1985, elle révèle qu'elle fut enceinte à l'âge de 19 ans. S'ensuivit un avortement illégal qui fut si mal mené que sa vie fut en danger pendant quelques jours. En l'examinant aux urgences de l'hôpital, un médecin s'exclama : « Quel boucher vous a fait ça !? ». Après ces événements, Jane Russell fut incapable d'enfanter. Elle milita alors contre l'avortement. En , elle et Bob Waterfield adoptent une petite fille, Tracy, puis un bébé de 15 mois, Thomas ; en 1956, ils adoptent un bébé de neuf mois, Robert John. En 1955, elle fonde la « World Adoption International Fund » (WAIF), une organisation chargée de placer les enfants dans les familles qui fait beaucoup pour l'adoption d'enfants étrangers par les Américains.

Jane Russell en 2008.

Dans son autobiographie, elle dit avoir échappé à deux tentatives de viol sans traumatisme. Elle affirme aussi que son premier mariage fut détruit par les soupçons d'adultère (des deux côtés) et par la violence, et révèle également qu'elle était alcoolique dès son adolescence, puis que la religion chrétienne l'a aidée à se reconstruire.

Alors qu'elle est au sommet de sa carrière, elle fonde le « Hollywood Christian Group » qui se rassemble chez elle une fois par semaine pour étudier la Bible. De grandes célébrités s'y rendent.

Républicaine engagée, elle participe à la campagne et à l'élection de « Ike » Eisenhower aux côtés de Lou Costello, Dick Powell, June Allyson, Anita Louise, Louella Parsons et d'autres personnalités conservatrices.

Jane Russell meurt le à Santa Maria (Californie) à l'âge de 89 ans[5],[6].

Filmographie

Cinéma

Télévision

Voix françaises

Certaines voix n'ont pas encore été identifiées.

Distinctions

Étoile de Jane Russell sur le Hollywood Walk of Fame.
Marques de Marilyn Monroe et Jane Russell faites en 1953 devant le Grauman's Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard.

Jane Russell reçoit en 1989 le « Women's International Center (WIC) Living Legacy Award »[7].

Ses empreintes de pieds et de mains sont immortalisées sur le parvis du Grauman's Chinese Theatre ; elle a d'autre part été honorée le par une étoile au Hollywood Walk of Fame, au 6850 Hollywood Boulevard[8].

Hommages

En 2001, Renee Henderson fait un portrait de Jane Russell dans la série Blonde, tirée de la nouvelle de Joyce Carol Oates.[réf. nécessaire]

Notes et références

Voir aussi

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