Jarrier

commune française du département de la Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Jarrier est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Jarrier
Jarrier
Hauteurs de Jarrier depuis la chapelle Saint-Roch.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Maurienne Arvan
Maire
Mandat
Marc Picton
2020-2026
Code postal 73300
Code commune 73138
Démographie
Population
municipale
506 hab. (2023 en évolution de +0,6 % par rapport à 2017)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 52″ nord, 6° 19′ 03″ est
Altitude Min. 760 m
Max. 2 173 m
Superficie 17,79 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Saint-Jean-de-Maurienne
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Jean-de-Maurienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-de-Maurienne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.jarrier.fr/
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    Géographie

    Superficie : 1 779 ha.

    Le terrain de la commune est essentiellement constitué de plaques schisteuses inclinées plus ou moins dans la pente, ce qui cause des glissements lents mais continus de terrain. Jusque dans les années 1960 les paysans remontaient chaque année la terre fertile de leurs champs à dos d'hommes ou de mulets, dans des paniers d'osier. Cette particularité géologique explique aussi la technique de construction des maisons d'habitation traditionnelles : la charpente était construite d'abord posée sur 6 ou 8 colonnes de bois (conifères de la forêt du Sapey toute proche) puis l'on construisait en pierre de tuf les murs du rez-de-chaussée en laissant apparentes les colonnes qui étaient ainsi ajustables par des pierres plates glissées dessous. Le grand volume sous la toiture servait de grange à foin, le rez-de-chaussée abritait les hommes et les bêtes. Les denrées précieuses comme les costumes traditionnels, avec coiffe en dentelle et robe à queue de canard pour les femmes et veste de laine écrue pour les hommes, le grain, les jambons, le pain étaient remisés dans des « greniers » indépendants, sur courts pilotis de pierres plates, tout en madriers bien ajustés, étanches aux insectes et aux souris, loin des risques d'incendie.[réf. nécessaire]

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 156 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-de-Cuines à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 856,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Jarrier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Jean-de-Maurienne[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (69,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (43,4 %), forêts (25,2 %), prairies (16,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,3 %)[10].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    La paroisse est mentionnée dès les XIe et XIIe siècles. On trouve ainsi les formes In villa Garriaci, Garriacum, In Garriaco[11],[12]. Au siècle suivant, l'église est mentionnée sous la forme Ecclesia de Jarriaco (1184)[11],[12]. Le toponyme se trouve sous la forme Jariaci (1417), Jarrier (1575), Jarriès (1697)[11],[12].

    Le nom de la commune semble provenir d'un nom de domaine d'origine gallo-romaine Garriacum, ayant appartenu à un certain de Garrius ou Garius[11],[12].

    En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Zharyé, selon la graphie de Conflans[13].

    Histoire

    Les premières mentions du village remonte aux XIe et XIIe siècles, où il est mentionné dans le Cartulaire de Maurienne[11].

    La bulle pontificale de Lucius III, de l'année 1184, confirme la juridiction épiscopale de Maurienne sur dix-sept paroisses dont Jarrier (Ecclesia de Jarriaco)[11],[14].

    Peu avant le hameau de Notre Dame, la chapelle Rose, dite encore chapelle de la Varde ou encore chapelle Saint-Roch, posée sur son éperon rocheux, sur fond d'Aiguilles d'Arves enneigées. C'est le plus vieux édifice construit de Jarrier.

    Révolution française

    La Révolution française touche également Jarrier. Le , du bois est réquisitionné, ainsi que du blé et des cloches, par les autorités révolutionnaires. La commune ayant fait preuve de mauvaise volonté, elle est contrainte de nourrir un caporal et 5 fusilliers.

    Le , une nouvelle réquisition de mulets et de bœufs a lieu ; s'ensuit l'occupation de la commune par des militaires, avec obligation de livrer les cloches et de faire l'inventaire des biens meubles et immeubles du clergé, des confréries et des chapelles[15].

    Première Guerre mondiale

    Lors de la « Grande guerre », 150 soldats sont partis au front, 30 y ont trouvé la mort. Un monument aux morts est érigé en 1920 et placé sur le mur extérieur de l'église à droite de la porte jusqu'à ce qu'il soit déplacé en 1991.

    Seconde Guerre mondiale

    Le , quatre jeunes Jarriens engagés dans la Résistance (René Viallet, Émile Viallet, Michel Julliard, Maurice Gaden) sont fusillés au tunnel de Charvin, aujourd'hui dénommé sur proposition des élus de Jarrier le « tunnel des 4 Jarriens ».

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1988 ? Maurice Léard    
    mars 2008 en cours
    (au décembre 2019)
    Marc Picton SE  
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    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Jarrienches et Jarriens[16].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

    En 2023, la commune comptait 506 habitants[Note 5], en évolution de +0,6 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
    922822822824935956943956966
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    904925927928937941933822769
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    696686570586525517460438358
    1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 2023
    423436450462464479503502506
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Jarrier possède des sentiers de randonnées. De nombreux chemins arpentent la commune, et mènent au Grand Châtelard (2 143 m), au col de Cressua (2 065 m) ou encore à la forêt communale.

    La proximité de la commune avec le domaine skiable Les Sybelles participe également à son activité touristique lors de la période hivernale.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Chapelle Saint-Roch en hiver.
    La chapelle de Notre-Dame des Chambeaux en décembre 2015.

    Église Saint-Pierre-et-Saint-Clément, dans un style baroque[21]. Logo monument historique Classé MH (1990)[22].

    La commune de Jarrier possède un riche patrimoine avec notamment un grand nombre de chapelles appartenant au style baroque.

    Parmi elles, se trouvent les chapelles de :

    • Saint-Roch (ou Saint-Sébastien), située au hameau de la Varcinière ;
    • Notre-Dame-des-Grâces, située au hameau de Chéloup[23] ;
    • Notre-Dame des Chambeaux, située au hameau des Chambeaux ;
    • Saint-Bernard, située au hameau des Hérouils ;
    • Saint-Antoine, située au hameau de la Toulaz.

    Une balade très prisée des promeneurs reliant un bon nombre de ces dernières existe sous le nom du Circuit des Chapelles.

    Personnalités liées à la commune

    Culture

    Fondée en 1875, la lyre grégorienne de Jarrier est une véritable institution de la commune, et est considérée comme « la plus vieille dame » du village de Jarrier. La musique interprétée est une musique de fanfare.

    Les musiciens de la lyre grégorienne, qui sont une quarantaine, se distinguent par un costume traditionnel, qu’ils portent lors des sorties estivales. Ce costume est celui que portaient leurs aïeux. Il se compose d’une veste de drap écru, tissé de façon artisanale, d’une ceinture de tissu rouge et d’un chapeau de feutre noir. Le côté folklorique de la lyre grégorienne contribue à sa réputation et permet de perpétuer les traditions jarriennes.

    Appellations d'origine contrôlée

    La commune se trouve sur le territoire d'appellation d'origine contrôlée pour le beaufort[24].

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 269-274. ([PDF] lire en ligne)
    • Daniel Dequier et Jean-Henri Viallet (ill. Roland Gaden), « Un Village en Maurienne : Jarrier : son histoire, ses traditions », dans Mémoires et documents de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, coll. « L'histoire en Savoie » (no spécial), (ISSN 0046-7510)

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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