Javier Ortega Smith
avocat et homme politique espagnol
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Francisco Javier Ortega Smith-Molina, né le à Madrid, est un avocat et homme politique espagnol.
| Javier Ortega Smith | |
Javier Ortega Smith en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député aux Cortes Generales | |
| En fonction depuis le (6 ans, 10 mois et 7 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Circonscription | Madrid |
| Législature | XIIIe, XIVe et XVe |
| Groupe politique | Vox |
| Secrétaire général de Vox | |
| – (6 ans, 7 mois et 1 jour) |
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| Président | Santiago Abascal |
| Prédécesseur | Iván Espinosa de los Monteros |
| Successeur | Ignacio Garriga |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Francisco Javier Ortega Smith-Molina |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Madrid (Espagne) |
| Nationalité | espagnole argentine |
| Parti politique | Vox (2013-2026) |
| Diplômé de | Université d'Alcalá de Henares Université pontificale de Comillas |
| Profession | Avocat |
| modifier |
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Il est secrétaire général du parti Vox de 2014 à 2022.
Vie privée
Fils et petit-fils d'avocats proches du régime franquiste, Javier Ortega Smith est né à Madrid d'un père espagnol et d'une mère argentine[1]. Il détient la double nationalité. Ses trois frères ont fait carrière dans les affaires, devenant propriétaires d'entreprises[1]. Il est cousin de Juan Chicharro Ortega, général de réserve et directeur de la Fondation nationale Francisco Franco[2].
Études
Javier Ortega Smith obtient une licence en droit à l'université d'Alcalá de Henares. Il est diplômé de l'École de pratiques juridiques ICAI-ICADE (Escuela de Prácticas Jurídicas del ICAI-ICADE).
Il effectue son service militaire obligatoire à la base militaire de San Pedro, à Colmenar Viejo[3].
Parcours politique
À la fin des années 1980, Javier Ortega Smith collabore à la revue Así, éditée par la Falange Española de las JONS. Il y exalte la figure de José Antonio Primo de Rivera et glorifie le parti de la Phalange des années 1930[4].
Il est candidat aux élections européennes de 1994 sur la liste du Foro-CDS[5].
Il participe en à la fondation du parti d'extrême droite Vox, dont il est vice-président de la direction provisoire[6]. Il est désigné secrétaire général du parti trois ans plus tard[7].
Lors du procès des leaders indépendantistes catalans qui débute le , Javier Ortega Smith exerce l'accusation populaire au nom de Vox[5].
En 2e position sur la liste du parti Vox menée par Santiago Abascal dans la circonscription de Madrid pour les élections générales de 2019, il est élu député. Il est réélu lors des élections générales anticipées du 10 novembre 2019 pour la XIVe législature.
Le , Santiago Abascal le remplace par Ignacio Garriga au secrétariat général et le nomme vice-président de Vox, confirmant par ailleurs qu'il sera candidat à la mairie de Madrid aux élections de 2023[8]. Il est pressenti en comme rival d'Abascal pour la présidence, mais affirme publiquement qu'il n'a pas l'intention de postuler, après quoi il est intégré au comité exécutif en tant que membre, perdant son titre de vice-président[9].
À la fin de l'année , il est relevé de ses fonctions de porte-parole adjoint du groupe parlementaire[10] puis de membre du comité exécutif[7]. Après qu'il a refusé de se conformer à la décision de la direction de Vox de céder ses responsabilités de porte-parole de son groupe au conseil municipal de Madrid, la commission exécutive prononce le son expulsion du parti. Cette décision est confirmée deux semaines plus tard par la commission des garanties[11].
Prise de position
Javier Ortega Smith est un militariste convaincu[1]. Il soutient que l'histoire de l'Espagne est « inextricablement liée à l'épée et à la croix »[12]. Dans un discours donné en 2018, il loue le « rôle prépondérant » des forces espagnoles lors la bataille de Lépante en 1571, qu'il voit comme une victoire sur la « barbarie » (l'Empire ottoman)[13].
Il défend la mémoire de José Antonio Primo de Rivera, le fondateur du parti phalangiste, qu'il décrit comme « l'un des grands hommes de l'histoire »[14]. En octobre 2019, il provoque une polémique en accusant Las Trece Rosas (treize jeunes femmes exécutées par le régime franquiste en aout 1939), d'avoir été des « tortionnaires », des « meurtrières » et des « violeuses ». Le régime franquiste lui-même les accusant seulement d'avoir défendu la république espagnole lors de la guerre civile[15]. Il défend certains aspects de la junte militaire d'Argentine lors d'une conférence donnée à Buenos Aires en août 2019[16].
Il est opposé au droit à l'avortement. Il lui a été reproché de banaliser les violences conjugales[17]. Il fustige les immigrants comme étant « porteurs de graves maladies infectieuses »[18].
Il organise en 2012 des manifestations devant l’ambassade de l'Argentine contre la présidente Cristina Fernández de Kirchner, qu'il accuse de soutenir le Venezuela et l'Iran, et appelle à l'expulsion de l'Argentine du G20[1]. Il défend des positions pro-israéliennes[1].