Jean Cadier

pasteur et théologien français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Cadier, né le à Vabre (Tarn) et mort le à Montpellier, est pasteur, théologien, professeur de dogmatique à la faculté de théologie protestante de Montpellier. Il est l'un des auteurs des thèses de Pomeyrol.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean René CadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Doyen Faculté de théologie protestante de Montpellier, 1957-1966 ...
Jean Cadier
Fonctions
Doyen
Faculté de théologie protestante de Montpellier
-
Henry Leenhardt (d)
Lucien Rimbault (d)
Président
Société calviniste de France (d)
années 1950-
Membre
Comité de libération de Montpellier (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean René CadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Gustave Cadier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Hélène Cadier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Aimée Cadier (d)
Renée Eberhard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Madeleine Cadier (d) (de à )
Annette Cadier (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Frédérique Cadier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
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Parcours

Jean Cadier est le fils de Gustave Cadier, pasteur de l'Église réformée évangélique, et d'Hélène Peaudecerf[1]. Il s'inscrit à la faculté de théologie protestante de Montauban en 1916, mais ses études sont interrompues par sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale. Il reprend ses études à la faculté de théologie de Montpellier qui a succédé en 1919 à celle de Montauban, et il soutient en 1923 une thèse pour l'obtention du grade de bachelier en théologie, intitulée Notes exégétiques sur le titre de Fils de Dieu dans les évangiles synoptiques[2]. Il devient pasteur de l'Église réformée en 1923, et membre de la Brigade de la Drôme, qui évangélise cette région, souvenirs dont il témoigne dans son ouvrage Le matin vient[3]. Il exerce son ministère à Valdrôme, puis à Loriol. Il participe à l'élaboration de la Déclaration de foi de l'Église réformée de France de 1936, préalable à l'unité des églises réformées françaises de 1938.

Il prend un poste pastoral à Montpellier en 1936, à la chapelle de la rue Brueys et assure une charge de cours de théologie pratique à la faculté de théologie. Sa thèse de licence, soutenue en 1942, est consacrée au catéchisme de Heidelberg[4]. Il réalise une thèse de doctorat de théologie, en 1951, intitulée La Doctrine calviniste de la Sainte Cène, soutenue à l'université de Montpellier[5].

Résistance et thèses de Pomeyrol

Un sermon qu'il prononce en évoque « saint Augustin sentant vaciller sous la poussée des barbares les assises du monde antique, et Ézéchiel appelant à “relever le mur de défense et se tenir sur la brèche” et à “mener la guerre de l'esprit” »[6]. Patrick Cabanel souligne que les « lieux de culte : églises catholiques et orthodoxes, temples luthériens et calvinistes » étaient « les seuls lieux peut-être qui ont joui […] d'une existence officielle, d'une forme d'autonomie et d'une fréquentation large » et où une parole dominicale hebdomadaire s'est dite[7]. Jean Cadier est l'un des rédacteurs des thèses de Pomeyrol (16-).

Il échappe à une arrestation en 1944, et décide alors de rejoindre les maquis de Vabre, où sont actifs Guy de Rouville et son épouse Odile de Rouville[8]. Il en devient l'aumônier, puis, à la Libération, il est aumônier de la 1re armée française, qu'il accompagne jusqu'à Constance en 1945.

Activités théologiques et institutionnelles

Jean Cadier se réinstalle à Montpellier après la guerre et est nommé professeur de dogmatique à la faculté de théologie protestante de 1945 à 1968[6]. Il est doyen de la faculté de 1957 à 1966 et rédacteur de la revue Études théologiques et religieuses.

Il est président de la Société calviniste de France, membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier[6] et membre de la Société de l'histoire du protestantisme français[9].

Vie privée

Il épouse en premier mariage Madeleine Lafitte (1922-1945).

Il se remarie en 1947, avec Annette Warnery (1907-2013), apparentée aux familles Castelnau et Bazille[10], qui fut cavalière aux côtés de Fanfonne Guillierme et ambulancière durant la Seconde Guerre mondiale[11].

Publications

  • (Thèse de baccalauréat) Notes exégétiques sur le titre de Fils de Dieu dans les évangiles synoptiques, Montpellier, 1923, 57 p.
  • La Victoire de la foi, avec P. Caron, J. Deransart et G. Sabliet, Dieulefit, Nouvelle Société d'éditions de Toulouse.
  • L'argent et le réveil, rapports présentés aux « Journées du Christ » de Loriol les 16 et , D. Loux, L. Dallière et J. Cadier, Valence-sur-Rhône : Fédération protestante de Drôme et Ardèche, 1933, 57 p.
  • Jean-Frédéric Vernier (1796-1871) d'après son autobiographie et les souvenirs de son fils Élie, Dieulefit : Nouvelle Société d'éditions de Toulouse, 1934, 231 p.
  • (Thèse de licence) Le Catéchisme de Heidelberg, traduction nouvelle précédée d'une Introduction historique et dogmatique, Dieulefit : Nouvelle société d'édition de Toulouse, 1942
  • (Thèse doctorale) La Doctrine calviniste de la Sainte Cène, Montpellier : Faculté de théologie protestante, 1951
  • Calvin : l'homme que Dieu a dompté, Genève : Labor et Fides, 1958, 188 p.
  • Calvin, Paris : Presses universitaires de France, 1966, 161 p.
  • Le Matin vient, préf. de Jacques Deransart, Paris : les Bergers et les mages, 1990
  • Calvin ou Luther : faut-il choisir ?, avec Albert Greiner, Aix-en-Provence : Éd. Kerygma, 1996
  • Notes exégétiques sur le titre de Fils de Dieu dans les évangiles synoptiques, [S.l.] : [s.n.], [1923]
  • Le réveil et la vie de paroisse, Aouste, Fédération protestante de Drôme et Ardèche, [1933], 13 p.
  • La victoire de la foi, collectif, Dieulefit : Nouvelle société d'éditions de Toulouse, [1950?], 140 p.
  • Sermons, [1990?]
  • Le matin vient, préface Jacques Deransart, Lyon : Éd. Olivétan, impr. 2005, 193 p.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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