Jean Commère

peintre et graveur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Commère, né à Paris le et mort à Saint-Mathurin-sur-Loire (Maine-et-Loire) le [1], est un peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur et illustrateur français.

Nom de naissance
Jean Lucien Commère
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean Commère
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Lucien Commère
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Georges Chesneau, Abel Ruel,
Mouvement
Influencé par
Distinction
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Biographie

En 1936, Jean Commère est admis à l'école des beaux-arts d'Angers dans l'atelier du sculpteur Georges Chesneau et la classe de dessin d'Abel Ruel[2], puis il entre à l'École des beaux-arts de Paris deux ans plus tard, dans l'atelier du sculpteur Jean Boucher. À partir de 1936, il participe à de nombreuses expositions collectives en France et à l'étranger.

Le , il est emprisonné pour avoir manifesté pour l'arrestation de Paul Langevin. Libéré en 1941, il rejoint sa famille en Anjou où il est en résidence surveillée.

Denée (Maine-et-Loire)

Il effectue un séjour en Bretagne durant les années 1947-1948 (il s'installe alors pendant quatre années à Denée (Maine-et-Loire)[3]), où il peint des scènes de port et des femmes bretonnes. En 1951 se déroule sa première exposition particulière à Paris à la galerie Monique de Groote. Il obtient, en partage avec Michel Rodde, le grand prix Othon-Friesz pour son tableau Inondations à Denée en 1952. Évoquant le misérabilisme de Bernard Buffet et les jeunes peintres qui lui sont contemporains, Bernard Dorival situe alors Jean Commère, « avec Gabriel Dauchot, Roger Lersy, Maurice Verdier et Raymond Guerrier, parmi les champions les plus remarqués de cet expressionnisme »[4]. Son confrère Michel Ciry restitue qu'il est peintre en plein air : « c'est sur le motif que cet admirable dessinateur réalise ses évocations frémissantes où l'air, l'eau et la terre se trouvent suggérés avec une très efficiente économie de moyens qui est l'apanage des maîtres »[5].

Jean Commère crée le rideau de scène, les décors et les costumes du Concerto aux Étoiles de Béla Bartók à l'Opéra de Paris en 1955. Il brosse les portraits d'Yves Montand et de Simone Signoret pour Les sorcières de Salem en 1956. En 1957, sa toile Le vel d'hiv est acquise par la ville de Paris.

Commère est nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 1958 et participe la même année à la Biennale de Venise. Il en sera promu officier du même ordre en 1979.

Îles Chausey

Il séjourne aux Îles Chausey où il peint des marines de 1959 à 1980[6]. En 1971, la galerie Philippe Reichenbach lui offre une première rétrospective à New York. Il gagne de nombreux prix (prix de la critique, prix du Salon des peintres témoins, prix de la Biennale de Deauville, prix Francis Smith…).

Il retourne dans sa région natale d'Anjou au début des années 1980. En 1983, il exécute une peinture murale d'une longueur de 9,50 m sur le thème du cirque pour le Centre des congrès d'Angers. En 1984, la ville d'Angers offre au pape Jean-Paul II une Descente de croix de Commère.

Marié en 1947 à Suzanne (dite "Suzette") Barbier, il achète en 1954 une maison en Brie au Plessis-Feu-Aussoux (Seine-et-Marne). Il y peint des paysages, des natures mortes, des scènes familiales, une série de Madones. Suzanne, maire du Plessis-Feu-Aussoux de 1965 à 1971, meurt au Plessis en . Jean Commère met fin à ses jours en octobre de la même année.

Œuvres

Fresques murales

Contributions bibliophiliques

Scénographie

Expositions

Château de Val, Lanobre
Château du Plessis-Macé
Prieuré Saint-Cosme de Tours, La Riche

Expositions personnelles

  • Librairie des Éditions de l'Ouest, Angers, 1942.
  • Galerie la Station bleue, Angers, 1947, 1949, 1950[2].
  • Galerie Monoïcos, Monaco, 1949.
  • Galerie Pascaud, Paris, 1950[2].
  • Galerie Monique de Groote, Paris, 1951, 1953, 1955, 1956, novembre 1957 (Cent cinquante dessins et aquarelles)[7],[8].
  • Galerie Lamoureux, Angers, 1952.
  • Lefecre Gallery, Londres, 1956, 1963[2].
  • Galerie Athena, Genève, 1957.
  • Galerie Reichenbach, New York, 1960[2].
  • Galerie David et Garnier, Paris, mai-juin 1961[2].
  • Lefevre Gallery, 1961, 1970.
  • Galerie Philippe Reichenbach, Paris, 1962 (Dessins et aquarelles), 1963 (Œuvres récentes), 1964 (L'univers intime de Jean Commère), 1965 (Les îles Chausey), 1967 (Au fil de l'eau)[2].
  • Galerie Philippe Reichenbach, New York, 1971.
  • Galerie Maurice Garnier, Paris, 1972 (Intérieurs de cathédrales), 1974 (Madones, Maternités), 1976 La Loire)[2].
  • L'œuvre graphique de Jean Commère, Commanderie des Templiers, Coulommiers, 1973.
  • Galerie Alain Daune, Paris, 1980 (Les enfants sauvages)[2], 1981, 1982.
  • Château de Val, Lanobre, été 1981.
  • Jean Commère et la Loire, Galerie Guigné, Paris, 1985[2].
  • Musée du Luxembourg, Paris, 1987.
  • Hommage à Jean Commère, Moulin de Vauboyen, Bièvres, novembre 1987.
  • Jean Commère, quarante ans de peinture, hôtel de ville d'Angers, 1981, août-septembre 1988[2]
  • Centre Paul-Gauguin, Pont-Aven, 1989.
  • Galerie de Crécy, Crécy-la-Chapelle, 1989, 2005, 2007, 2008, mai-juillet 2010.
  • Jean Commère - soixante-quatre œuvres sur papier, Galerie Guigné, Paris, avril-mai 1990[9].
  • Hommage à Jean Commère, chapelle des Dames blanches, La Rochelle, 1995.
  • Château du Plessis-Macé, 1996.
  • Prieuré Saint-Cosme de Tours, La Riche, 1997.
  • Rétrospective Jean Commère, Musée Bossuet, Meaux, 2005.
  • Jean Commère - Scènes de vie, Grand théâtre d'Angers, juillet-septembre 2016[10].

Expositions collectives

Réception critique

  • « Son style nerveux l'apparente au "Baroque" des meilleures époques. Il est pour nous, parmi les jeunes, le "maître des jaunes". » - René Barotte[20]
  • « Pour lui, la douceur angevine n'est pas un mythe. Le sentiment qu'il en a explique ses recherches picturales. Commère est, en effet, un chercheur. On a dit de lui qu'il était le peintre du jaune parce qu'il fut le premier à peindre des tableaux entièrement de cette couleur. Mais il exécute souvent des toiles polychromes ou même réduit sa palette au bleu et au noir. Sa principale préoccupation consiste à trouver un style qui concilie le fond et les formes, la couleur et le dessin. » - Yvon Taillandier[7]
  • « Ce jeune peintre très doué a un sens inné et exceptionnel de la couleur, un dessin personnel, sensible et aigu : son art est issu de l'amour de la nature et de la vie et le classe parmi les vrais peintres indépendants. » - André Dunoyer de Segonzac[21]
  • « L'œuvre de Commère est profondément engagée, dans le haut sens du mot, et dans le seul qui doive concerner l'artiste. Sa force et son ardeur sont de l'homme qui la crée, à chaque instant de sa création, à chaque matérialisation, devenue perceptible, d'une émotion, d'un rêve, d'une émotion, d'un rêve, d'une vibration profonde dont tout l'être a d'abord frémi. » - Maurice Genevoix[22]
  • « Son art, presque plus proche du dessin que de la peinture, s'articule autour de teintes jaunes acidulées qu'il emploie sans modération. » - Patrick-F. Barrer[12]
  • « ...L'un des peintres majeurs de notre génération... Il était un maître que l'éblouissante aisance qu'il manifestait en toutes réalisations n'empêchait pas d'être profond quand le sujet traité l'exigeait. Et puis, à ses étincelantes qualités de peintre, il convient d'ajouter les non moins exceptionnels mérites du dessinateur qu'il fut, ce qui lui permit d'être également un graveur comme en compte fort peu chaque génération. En somme, un artiste vraiment complet. » - Michel Ciry[23]
  • « L'eau demeure pour lui une grande source d'inspiration et anime nombre de ses paysages : vues de Venise, marais solognots, bords de la Loire toujours changeants sous l'effet de la lumière. » - Lydia Harambourg[2]
  • « Sa palette s'est éclaircie dans les jaunes et dans les verts avec les années, sa touche s'est allégée, sa composition laisse une grande place aux fonds blancs. Un style aisé qui donne une rare séduction à ses portraits, à ses sous-bois et à ses paysages d'eau. » - Gérald Schurr[24]
  • « Après des œuvres de jeunesse, réalisées dans une pâte épaisse de tons purs, aux sujets cernés, débute la "période jaune". Paysages ou personnages apparaissent éclairés d'or, pâle ou chaud, transcendés par les enchantements de la lumière. Des toiles presque monochromes qui témoignent des exceptionnelles qualités d'un dessinateur qui compte au nombre des plus talentueux de sa génération. Son trait, nerveux, sensible, aigu, renvoie indéniablement à Francis Gruber, artiste qu'il admire tout particulièrement. Convaincu de la supériorité de la figuration, Commère ne sera jamais tenté par les sirènes de l'abstraction, même s'il prend conscience, les dernières années de sa vie, de la marginalisation de ses convictions dans un Paris ouvert à d'autres visions. » - Êric Mercier[16]

Prix et distinctions

  • Prix Othon-Friesz, 1952[12].
  • Chevalier des arts et des lettres, 1958.
  • Prix "À une peinture", Salon des peintres témoins de leur temps (pour la grande toile Au maquis à l'aube du jour le plys long), 1963[2].
  • Prix de la Biennale de Trouville, 1972.
  • Prix Francis-Smith, 1974.
  • Officier de l'Ordre des arts et lettres, 1978.
  • Grand prix international du Gemmail d'art sacré, 1978.

Musées

États-Unis

France

Drapeau de l'Italie Italie

Royaume-Uni

Drapeau de la Suisse Suisse

Autres collections publiques

Collections privées

Références

Annexes

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