Jean IV de Chalon-Arlay

aristocrate français des XVe-XVIe siècles From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean IV de Chalon-Arlay, né vers 1443/1444 à Nozeroy et mort , membre de la maison de Chalon-Arlay, est prince d'Orange de 1475 à sa mort, sous le nom de Jean II. Fils du prince d'Orange Guillaume II, il est neveu du duc de Bretagne François II et héritier présomptif du duché de 1488 à 1496.

Faits en bref Gouverneur de Bretagne, à partir de 1488 ...
Jean IV de Chalon-Arlay
Fonctions
Gouverneur de Bretagne
à partir de
Gouverneur de Franche-Comté
-
Titres de noblesse
Comte de Tonnerre (?)
à partir de (?)
Seigneur d'Arlay (d)
à partir de
Prédécesseur
Prince d'Orange
à partir de
Prédécesseur
Biographie
Naissance
Décès
Famille
Père
Mère
Catherine de Bretagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Jeanne de Bourbon (d) (à partir de )
Philiberte de Luxembourg (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Statut
Autres informations
Conflits
Blason.
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Au service de Maximilien d'Autriche, veuf de la duchesse Marie de Bourgogne, il joue un rôle important dans les affaires de Bretagne dès 1481. Après la défaite et la mort de François II (1488), il fait partie des proches conseillers de la duchesse Anne et contribue à ses mariages successifs, d'abord avec Maximilien (1490), puis avec Charles VIII (1491) et Louis XII (1499).

Par sa fille Claude, le titre de prince d'Orange est transmis indirectement (sans lien du sang) à la maison d'Orange-Nassau, jusqu'au roi actuel des Pays-Bas Willem-Alexander.

Biographie

Origines familiales et formation

Jean de Chalon-Arlay naît vers 1443[1],[2] ou 1444[3],[4], au château de Nozeroy[1], dans le comté de Bourgogne (par la suite Franche-Comté[Note 1]).

Il est le fils de Guillaume VII de Châlon (1414-1475), prince d'Orange sous le nom de Guillaume II, et de Catherine d'Estampes[1], fille du comte Richard d'Étampes et sœur du duc François II de Bretagne)[3],[4].

Héritage des biens des Chalon

 la mort de son père, en 1475, il hérite des terres d'Arlay, d'Arguel, de Tonnerre, ainsi que la principauté d'Orange[3].

Vers 1490, il hérite de l'ensemble des biens des Chalon-Arlay, ainsi que la part de la branche des Chalon-Auxerre-Tonnerre qui s'éteint[3].

Ces biens lui permettent de devenir un personnage puissant[3].

Le château de Nozeroy devient le centre de ses domaines[3].

Dans la guerre de Succession de Bourgogne (1477)

En 1477, il est fait, jusqu'à sa mort, gouverneur du comté de Bourgogne, sous l'autorité des Habsbourg[3].

En janvier 1477, à la suite de la mort à Nancy du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, avec qui il est allié, le roi de France Louis XI se trouve en position de force face à la duchesse Marie de Bourgogne, âgée de seulement 20 ans. Il enclenche la guerre de Succession de Bourgogne.

L'armée française occupe le duché de Bourgogne et le roi confisque la totalité des biens de la maison de Chalon-Arlay, ce qui amène d'abord le prince d'Orange à composer avec lui et à se mettre à son service.

Puis il revient auprès de Marie de Bourgogne[Note 2] pour soutenir son projet de mariage avec l'archiduc Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric III et futur empereur lui-même.

Avant la fin de l'année 1477, Louis XI le fait bannir du royaume et pendre en effigie.

Envoyé de Maximilien d'Autriche en Bretagne (1481-1488)

En 1481, Maximilien l'envoie dans le duché de Bretagne.

Il y participe à la conjuration manquée contre le trésorier général Pierre Landais le , à la suite de quoi, en rupture de ban comme les autres conjurés, il signe le traité de Montargis avec la régente de France Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, gouvernant au nom de son frère Charles VIII.

Cette nouvelle trahison lui vaut la confiscation de ses biens en Bretagne, qui lui seront rendus après la deuxième conjuration contre Pierre Landais et son exécution, par un François II affaibli.

Il prend alors la direction effective des affaires du duché aux côtés du maréchal de Rieux et du comte de Comminges. Le nom Orange est donné à l'un des gros canons de Rennes, de 5 899 livres).

La main de la princesse Anne (héritière présomptive du duché) étant alors le principal argument politique en Bretagne, chacun a son candidat. Orange est partisan d'un mariage avec Maximilien d'Autriche.

Conséquences de la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier (1488)

En détresse militaire et politique face à l'attaque de l'armée française dans le cadre de la Guerre folle (1485-1488), François II lui offre, afin de garantir sa fidélité, les châtellenies de Lamballe, Moncontour, Rhuys et Lespine-Gaudin.

En juillet 1488, François II est vaincu par Charles VIII lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier). Après avoir combattu avec acharnement, Orange tente de se faire passer pour mort, mais est fait prisonnier avec le duc d'Orléans (futur Louis XII).

François II meurt quelques semaines plus tard et sa fille Anne devient duchesse de Bretagne. À partir de l'avènement d'Anne, le prince d'Orange est héritier présomptif du trône ducal, en concurrence cependant avec le vicomte Jean II de Rohan[Note 3].

Il reste en résidence surveillée à Riom jusqu'en .

Début du règne de la duchesse Anne (1488-1491)

Il rentre alors à Rennes, envoyé par Charles VIII de France pour empêcher le mariage d'Anne avec Alain d'Albret et négocier avec elle la situation des troupes françaises dans le duché.

En tant qu'héritier présomptif, il participe au conseil ducal et intervient dans les choix politiques et matrimoniaux de la duchesse. Il est nommé capitaine de Rennes et lieutenant général. Principal ministre avec le chancelier Montauban et Dunois entre 1490 et 1491, il lui conseille le mariage avec Maximilien d’Autriche. Un mariage par procuration a lieu en 1490. En 1491, le roi Charles VIII lance de nouveau ses armées contre le duché, ne voulant pas voir Maximilien, maître des Pays-Bas bourguignons prendre la tête du duché de Bretagne.

Piégé par le siège de Rennes par les troupes françaises, il négocie en le mariage d'Anne avec Charles VIII.

Il est témoin de la duchesse à son mariage qui a lieu à Nantes le . Le contrat de mariage stipule que le prince d'Orange renonce à ses droits sur la Bretagne moyennant une somme de 100 000 livres et la lieutenance générale du duché.

Dernières années (1491-1502)

Ces titres et fonctions lui sont confirmée par Anne, devenue veuve de Charles VIII en 1499.

Il négocie alors avec quelques autres les termes de contrat de mariage de la reine Anne avec le successeur de Charles, Louis XII.

Mort et sépulture

Jean IV de Chalon-Arlay meurt le [5], à l'âge de 59 ans.

Son fils, Philibert, est l'unique héritier des biens des Chalon-Arlay et de la principauté d'Orange[3]. Mineur, sa mère, Philiberte de Luxembourg, gère les titres et les biens[3].

Près de trente ans plus tard, le , Philiberte de Luxembourg passe commande aux sculpteurs Conrad Meit et Giovanni Battista Mariotto d'un monument funéraire en albâtre et d'un gisant pour son époux, sa première épouse femme, Jeanne de Bourbon, son fils, Claude, seigneur d'Arguel, et elle-même, qu'elle fait placer au couvent des cordeliers de Lons-le-Saunier dans le comté de Bourgogne[5]. Ce mausolée, resté inachevé, sera démantelé au XVIIe siècle.

Famille

Descendance

Jean de Chalon-Arlay épouse le Jeanne de Bourbon ( )[4] (fille du duc Charles Ier de Bourbon et de Agnès de Bourgogne et petite fille du duc de Bourgogne Jean Ier de Bourgogne (Jean sans Peur)) dont il n'a pas d'enfant.

Veuf en 1483, il épouse en secondes noces Philiberte de Luxembourg ( )[4] (fille d'Antoine de Luxembourg, comte de Brienne, de Ligny et de Roucy), dame de Montfort, avec qui il a :

Filiation

Titres

En plus du titre de prince d'Orange, il détenait les titres suivants :

Notes et références

Voir aussi

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