Jean Le Fustec
journaliste et militant breton
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Jean Le Fustec, ou encore Yann ab Gwilherm Lemenig, Iann ar Fustek, Yann ar Fustek, né le à Rostrenen et mort le à Paris, est un journaliste français, investit dans le mouvement breton.
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Yann ab Gwilherm pe Lemenig |
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Marie Krug |
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Il a été le premier Grand Druide du mouvement néodruidique breton.
Biographie
Son père, Guillaume Le Fustec, était huissier de justice. Sa mère s’appelait Catherine Le Bars[1].
Il devient répétiteur, puis, journaliste dans divers journaux à Paris, dont le Magasin pittoresque dont il est secrétaire de rédaction. En 1890, il entre à la préfecture de la Seine comme expéditionnaire, avant de devenir rédacteur[1].
Il crée en 1899 avec François Jaffrennou et Yves Berthou la Gorsedd de Bretagne. Ayant reçu son titre de barde au pays de Galles, devint le premier Grand Druide de Bretagne[2].
En , Jean Le Fustec, grand druide de la Gorsedd de Bretagne, « officia en robe blanche, pectoral et couronne de chêne, consacra une demi-douzaine de bardes et d'ovates, déchaîna un enthousiasme indescriptible » au pied du menhir de Men Marz en Brignogan[3].
Jean Le Fustec meurt le d'une crise d'asystolie[4].
Citations
La race a changé de religion et de politique. Elle ne peut pas changer de tradition; elle ne pourrait que la perdre, et nous assumons la charge de parer à ce malheur par le culte de la littérature, des usages, des costumes, de toutes les manifestations du génie de la race, le premier du monde, quoi qu'en disent certains bretons qui ne cherchent que des tares à la famille humaine à laquelle ils ont le trop grand honneur d'appartenir.
Lettre à Yves Berthou, [5].
Le patriotisme de Race, pondéré, sûr de lui, libéral, n'a pas la chance d'être toujours compris dans son élévation et son intensité.
Brouillons[6].
Quelle est la honte qui détourne la nation de la culture de sa race? Celle de son origine ou celle de son état présent? Quoi qu'il en soit, le Français persiste à se montrer réfractaire à la voix du sang. Pendant que les Bretons maintiennent et renforcent le génie transcendant et la langue spontanée qu'ils tiennent de leurs pères et qui ont été la base de la civilisation européenne, il tourne délibérément le dos à sa race. Il n'éprouve même aucun scrupule à considérer comme tendances étrangères, séparatistes, hostiles, des aspirations qui n'ont d'autre but que de lui rendre la pleine possession de lui-même en lui restituant la conscience de race, son génie propre, son état-civil de peuple et avec lui l'intelligence immédiate de son histoire et de sa doctrine.
Article dans le journal Soleil, 1903[7].