Jean Musy

musicien, compositeur et arrangeur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Musy, né le à Levallois-Perret (Seine) et mort le à Saint-Amand-en-Puisaye (Nièvre), est un musicien, compositeur et arrangeur français de chansons et de musiques de film.

Nom de naissance
Jean Roland François Musy
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean Musy
Jean Musy en 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Roland François Musy
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Enfants
Cécile Musy, Pierre H. G. Musy, Clément Musy
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Il s'est d'abord fait connaître en 1969 grâce à son arrangement de la chanson Les Champs-Élysées interprétée par Joe Dassin, puis travaillera ensuite avec de très nombreux chanteurs populaires comme Nicolas Peyrac, Nicole Croisille, Jean-Michel Caradec ou Yves Duteil. À partir de la fin des années 1970, il compose de plus en plus pour le cinéma et la télévision en devenant le collaborateur privilégié de cinéastes comme Jean-Claude Brisseau, Franck Appréderis et Denis Malleval.

Il a enregistré plus d'un millier de 45 tours et 150 albums, composé près de 200 musiques de films et séries télévisées, ainsi que de nombreuses chansons[1].

Biographie

Enfance et formation

Jean Roland François Musy[2] voit le jour le au sein d'une famille ouvrière[3] à Levallois-Perret[4],[5], une commune limitrophe de Paris. Sa mère est espagnole[6] et son père typographe[7],[8]. Ce dernier possède sa propre petite imprimerie à Levallois-Perret[9]. Sa famille habite un appartement dans un HLM et un jour, ses voisins se débarrassent d'un piano qu'ils ne pouvaient pas loger chez eux en le mettant sur le palier[4]. Vers l'âge de trois ou quatre ans[10], le jeune garçon s'amuse alors à pianoter sur cet instrument, en reproduisant des chansons entendues à la radio ainsi que des Valses de Chopin[4]. Deux ou trois ans plus tard, il remporte le Concours international Léopold Bellan, en jouant une pièce pour piano de Mendelssohn[4]. Repéré par le pianiste Jules Gentil, ce dernier le présente au professeur de piano Serge Petitgirard (père du célèbre compositeur Laurent Petitgirard) qui va lui donner quelques leçons en privé[11].

À l'âge de sept ans, c'est par l'intermédiaire de Serge Petitgirard qu'il fait la connaissance de Jean Nohain, animateur d'une émission hebdomadaire sur Radio Luxembourg[12]. En 1955, ce dernier lui propose d'accompagner à l'antenne des chanteurs à succès comme André Claveau, Robert Lamoureux, John William et bien d'autres[10],[13]. Il interviendra comme pianiste-accompagnateur dans cette émission pendant un an[12].

Il déménage ensuite à Colombes[13], puis intègre le lycée où il découvre le jazz vers l'âge de 13 ans[12]. Cette musique lui a donné « le sens de l'improvisation, le sens de vivre et d'inventer l'instant »[10]. Un jour, le père de François de Roubaix, qui était client de l'imprimerie de son père, invite sa famille à venir voir jouer son fils, qui était à l'époque contrebassiste dans l'orchestre de jazz Nouvelle-Orléans du clarinettiste Maxim Saury au fameux Caveau de la Huchette, un club du Quartier latin[9]. François de Roubaix propose alors à l'adolescent de venir les rejoindre au piano pour « faire le boeuf », en jouant des standards de jazz comme ceux de Fats Waller[9].

Carrière musicale

Les débuts

C'est grâce à François de Roubaix, futur compositeur de la musique du film Le Samouraï, que le jeune Jean Musy (âgé alors de 14 ou 15 ans) donne ses premiers concerts à Paris dans des clubs de jazz comme Le Chat qui pêche (où il remplace Georges Arvanitas à l'orgue Hammond) et Aux Trois Mailletz[9]. À ce moment-là, il s'inspire du jeu de Jimmy Smith et Jimmy McGriff[10] et joue parfois avec des artistes de renom tels que Lee Morgan ou Benny Golson[9].

En 1964, il fait la rencontre du guitariste américain Mickey Baker[14], arrangeur et musicien de studio pour de nombreux artistes de blues, rhythm and blues et variétés[15]. À l'époque, il avait déjà abandonné ses études secondaires[9] et allait bientôt devenir père de sa fille Cécile[14],[10]. Il demande alors à Mickey Baker (qu'il accompagnait lors de concerts de jazz) de lui trouver un travail « plus rémunérateur »[14]. À partir de 1965 et grâce à l'appui du guitariste, il devient claviériste dans l'orchestre de Nino Ferrer et participe à une tournée avec lui pendant une année[14],[13]. Cependant, il n'apprécie pas les autres membres du groupe et quitte Nino Ferrer[14] après avoir enregistré, dans un studio de Dijon[10],[16], l'album Enregistrement public sur lequel figure le fameux Je veux être noir[14],[17].

Le , il adhère à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique puis en devient sociétaire définitif en 1979[18]. Parallèlement, il travaille en tant que pianiste de studio pour enregistrer des bandes originales écrites par de grands noms du métier comme François de Roubaix[9] ou Georges Delerue (notamment sur Le Cerveau de Gérard Oury[10],[19]).

Arrangements de chansons populaires

Portrait de profil en noir et blanc d'un jeune homme souriant portant un smoking et un nœud papillon.
Portrait de face d'une femme entre deux âges portant des lunettes et un chapeau.
Portrait de profil d'un homme d'âge mur aux cheveux gris.
Il a arrangé de nombreuses chansons pour des vedettes comme Joe Dassin (à gauche), Barbara (au centre) et Yves Duteil (à droite).

Grâce aux relations de Mickey Baker, Jean Musy est présenté à Joe Dassin à la fin des années 1960. Il travaille à ses côtés comme pianiste et organiste durant trois ans[14]. En 1969, le producteur Jacques Plait lui demande d'écrire en urgence[20] l'arrangement de la chanson Les Champs-Élysées pour remplacer Johnny Arthey, l'arrangeur anglais de Joe Dassin qui était tombé malade[14],[10]. Ce succès populaire repose pourtant sur un arrangement[21] écrit pour seulement quatre instruments (saxophone soprano, piano, basse et batterie), mais il lui permet de lancer sa carrière d'arrangeur[14]. À l'époque, il signe temporairement ses travaux sous le pseudonyme de « John Musy  », à la demande de Jacques Plait et Joe Dassin[22],[23].

Totalement autodidacte en matière d'orchestration, il bénéficie toutefois des conseils de partenaires de travail plus âgés comme Jacques Denjean qui lui offre deux valises remplies de ses propres partitions pour qu'il puisse s'en inspirer[24]. Ce dernier lui fait aussi découvrir le monumental Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes d'Hector Berlioz[25] qui lui servira de guide pour apprendre son métier[24]. Parallèlement, il apprend aussi à diriger des orchestres en s'inspirant des techniques de chefs d'orchestre chevronnés comme Jean Claudric et même en allant à des répétitions pour observer le grand Leonard Bernstein au cours de ses passages à Paris[8].

À partir de la fin des années 1960 jusqu'au milieu des années 1980, Jean Musy réalise des milliers d'arrangements pour plus de 250 chanteurs[24]. Questionné à ce sujet par son biographe Serge Elhaïk, il décrit le « défilé de nuits blanches » avec des musiciens qu'il admire comme Barbara, Georges Moustaki ou Serge Reggiani et insiste sur le fait qu'il a toujours préféré écrire ses arrangements à partir des textes, tout en étant capable de se plier à la mode le cas échéant[24].

Gros plan de face en noir et blanc d'un homme jeune barbu aux cheveux longs noirs.
Jean Musy à ses débuts.

Par l'intermédiaire du directeur artistique Claude Dejacques[26], il travaille sur des disques importants comme l'album Amours incestueuses[28] de Barbara, où il imagine une orchestration chambriste et intimiste à base de cordes, flûte et guitares[29],[30] habillant des compositions oniriques[31] et parfois dissonantes comme la chanson-titre[27]. Le même directeur artistique lui fait aussi rencontrer Nicolas Peyrac, un artiste avec qui il se dit en « osmose »[32]. En 1975, il lui écrit l'arrangement de So Far Away from L.A. et réalisera également ceux d'autres succès comme Et mon père ou Je pars[32]. La même année, Claude Dejacques lui confie les arrangements d'Une femme avec toi[34], une adaptation d'une chanson italienne interprétée par Nicole Croisille[26]. Et grâce à ce même mentor, il travaille également pour le groupe Il était une fois (sur le single J'ai encore rêvé d'elle où il signe aussi les harmonies vocales[10]), Catherine Lara (tous ses premiers disques dont son premier album Ad libitum[10]), Michel Jonasz (Je voulais te dire que je t'attends) sans oublier Jean-Michel Caradec[10] et Yves Duteil (dont les classiques Prendre un enfant, Tarentelle ou La Langue de chez nous)[26] avec qui il entretiendra une longue amitié[35].

Grâce à un autre producteur, Jacques Bedos (l'oncle de Guy Bedos), il collabore avec Georges Moustaki, Serge Reggiani et Maxime Le Forestier[10], puis écrit les arrangements de la célèbre chanson Bruxelles de Dick Annegarn[26], ainsi que ceux de plusieurs disques d'Isabelle Mayereau[26].

Chef d'orchestre pour l'Eurovision

En 1975, il participe au Concours Eurovision de la chanson à Stockholm, en accompagnant la chanteuse française Nicole Rieu, dont la chanson Et bonjour à toi l'artiste obtient la 4e position du classement[36]. En 1978, il est le chef d'orchestre du chanteur belge Jean Vallée qui se classe en 2e position avec son titre L'amour ça fait chanter la vie au Palais des congrès de Paris[37].

Musiques pour le cinéma et la télévision

Portrait de face d'un homme d'âge mur aux cheveux poivre et sel.
Portrait en buste d'un homme âgé aux cheveux blancs en smoking et portant des lunettes.
Les réalisateurs Costa Gavras (à gauche) et Gérard Oury (à droite) ont été parmi les premiers à lui confier des musiques de film.

Jean Musy a également beaucoup travaillé pour le petit et grand écran. Il débute en 1970 en écrivant des bandes originales pour plusieurs courts métrages documentaires[38], avant de faire la rencontre déterminante du compositeur Francis Lai[39] au milieu des années 1970[40]. Remplaçant l'arrangeur Christian Gaubert pendant plusieurs années, c'est lui qui signe les orchestrations pour synthétiseur et orchestre à cordes[41],[42] de la célèbre bande originale du film érotique Bilitis[39], qui se vendra à des millions d'exemplaires[39].

C'est grâce à Francis Lai qu'il parvient à se faire un nom dans l'univers du cinéma[39], en travaillant d'abord comme simple arrangeur pour des films importants comme ceux de Claude Lelouch (Robert et Robert[39], À nous deux[43] et Les Uns et les Autres[40]), mais aussi pour des productions plus modestes comme Les Ringards de Robert Pouret[39]. Il est ainsi repéré par Gérard Oury qui lui confie les arrangements de la bande originale de La Carapate, composée par Philippe-Gérard[39]. Quelques années plus tard, il lui écrira la musique de la comédie Vanille Fraise, où il arrange plusieurs chansons populaires italiennes qui seront interprétées par les Gipsy Kings[39].

En 1979, Costa-Gavras lui demande de composer la bande originale de son film Clair de femme[39], pour lequel il signe un thème principal lent, à base de flûte de pan, qui accompagne les sentiments amoureux des deux personnages principaux[44]. Un an plus tard, il écrit la musique du film Le Cœur à l'envers de Franck Appréderis, sa première collaboration avec un réalisateur qui a beaucoup compté dans son parcours. Pendant une trentaine d'années, il composera pour lui de nombreuses bandes originales pour des séries télévisées comme, entre autres, Commissaire Moulin ou Madame le Proviseur, mais également le téléfilm Le Temps du silence qu'il considère comme l'un des « plus beaux films sur lequel [il] a eu la chance de travailler »[39].

Au cours de l'année 1980, il revient aux arrangements en signant ceux de l'album Paris - New York de Francis Lai [45],[8]. L'année suivante, il compose une partition d'inspiration romantique pour cordes et piano[46], accompagnant les images du film Chanel solitaire de George Kaczender, sans oublier le thème de la fameuse série Pause café de Serge Leroy, avec Véronique Jannot[39]. Il s'illustre également dans des longs métrages populaires comme Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré[49], une comédie loufoque pour laquelle il écrit une « musique complètement décalée par rapport aux images »[50], y compris une version parodique de la chanson Je n'ai pas changé, interprétée dans le film par Jacques Villeret avec un accent particulièrement exagéré[51].

En 1989, il entame une riche collaboration avec le cinéaste Jean-Claude Brisseau, pour qui il écrit d'abord une musique empreinte de gravité[52] pour le drame Noce blanche, où il est contraint d'utiliser une simple maquette à base de cordes synthétiques pour des raisons de budget[53]. Par la suite, il composera également les bandes originales de la plupart des autres films de Brisseau, de L'Ange noir qu'il enveloppe d'une partition « hitchcockienne »[54] jusqu'à À l'aventure[50]. Il apprécie chez lui sa « grande sensibilité » qui « laisse toujours une place importante à la musique »[50]. Quelques années plus tard, il devient le compositeur de prédilection de Denis Malleval, un réalisateur qui lui confie la musique de nombreux téléfilms dont, entre autres, Les Innocents, La Boule noire, Mon frère bien-aimé ou La Bonne Dame de Nancy[50].

Mort

Il meurt à l'âge de 76 ans le à Saint-Amand-en-Puisaye[2],[55], et est inhumé au cimetière de Levallois-Perret, à quelques mètres de la sépulture de Maurice Ravel[56].

Vie privée

Jean Musy s'est marié à plusieurs reprises[57]. Il a d'abord épousé une ancienne amie d'école qui a donné naissance à sa fille Cécile[10],[14], celle-ci est aujourd'hui chanteuse et organiste au sein du groupe de rock Curlee Wurlee[58]. Sa seconde femme Laurence Matalon est parolière, il l'a rencontré chez Eddy Barclay quand il travaillait sur les arrangements de l'album Le coeur battant (1970-1971)[59] de la chanteuse Éva[10].

Son premier fils Pierre[58] exerce la profession de cadreur et journaliste, tout en étant lui-aussi musicien[58]. Il a eu également un second fils prénommé Clément, avec l'autrice-compositrice-interprète Claire d'Asta[58].

Œuvres de concert

Jean Musy dans la St Mary's Church à Bury St Edmunds, préparant l'oratorio Edmund, la légende d'un roi.

Amoureux du silence[50] et de musique classique[61], Jean Musy a composé plusieurs pièces pour le concert[62], ainsi que des musiques de scène comme Celluloïd (1987) de Fanny Joly[63].

Il a écrit, entre autres, le spectacle musical Qumrân d'après les manuscrits de la mer Morte, avec la participation de l'écrivain Didier Nebot[62],[64]. Il a réalisé également des adaptations musicales des poésies de Rainer Maria Rilke ainsi que de certaines nouvelles de Stefan Zweig, dans lesquelles il mêle les « voix avec des textes » et des « sons de la nature »[62].

En 2012, la chanteuse Anne-Marie David invente un nouveau concept qu'elle intitule Mon cinéma sans image. Il permet à un public « voyant », placé dans une salle obscure avec un masque sur les yeux, de partager les émotions de personnes non-voyantes au cinéma[65]. En d'autres termes, il s'agit d'une musique de film qui ne s'appuie pas sur l'image mais sur l'imaginaire[62]. Soutenu par la Fédération française des aveugles, Mon cinéma sans image permet aussi aux malvoyants de les aider à « voir » des films[66], en récréant l'image disparue « à partir de la force des mots »[67]. Ce concept a donné lieu à plusieurs représentations, dont une adaptation d'Un mariage à Lyon (d'après Stefan Zweig) en 2014. Jean Musy réalise ensuite un conte pour enfants d'après Cendrillon, diffusé au Festival des créations télévisuelles de Luchon en 2016, puis le spectacle Avec les yeux de Marie (dialogué par Anne-Marie David, mis en musique et réalisé par Jean Musy) également présenté à Luchon en 2017[67].

En 2019, son oratorio Edmund, la légende d'un roi pour orchestre, chœur, solistes et piano, sur un livret d'Anne-Marie David, est créé d'abord à Boulogne-sur-Mer[68], puis à l'église Saint-Denis d'Amboise[69]. Il s'inspire de la vie d'Edmond le Martyr, un roi devenu l'un des saints patrons des Anglais[68].

Discographie

Information Les informations mentionnées dans cette section figurent dans l'ouvrage "Les Arrangeurs de la chanson française" de Serge Elhaïk[70] et peuvent être confirmées par la base de données Discogs.

En tant qu'arrangeur (sélection)

Il a travaillé avec de très nombreux chanteurs populaires, parmi lesquels Adamo, Isabelle Aubret, Marie-Paule Belle, Gérard Berliner, Philippe Clay, Dave, Daniel Guichard, Marie Laforêt, Jeane Manson, Mireille Mathieu, Demis Roussos, Fabienne Thibeault ainsi que ceux qui figurent dans la liste ci-dessous[71] :

En tant que musicien

Il a réalisé plusieurs disques de musiques instrumentales en solo ou en collaboration[73],[40] :

  • 1968 : Jean Musy plays Breaking My Soul (EP Ephora)
  • 1968 (ou 1969) : Tribute to Ray Charles (LP Concert Hall)
  • 1969 : Dansez le Rock Steady, sous le pseudonyme de John Musy (45 tours CBS)
  • 1970 : Le Cœur d'une femme (45 tours Polydor)
  • 1974 : April Orchestra - Musique pour Radio-TV, vol. 2 (LP CBS)
  • 1974 : April Orchestra - Musique pour Radio-TV, vol. 3 (LP CBS)
  • 1979 : Rendez-vous solitaire avec la musique (LP Riviera L.M.)
  • 1985 : April Orchestra - Présente Soirées Bleues, vol. 63 (LP CBS)
  • 1985 : L'univers musical d'Yves Duteil (LP Pathé)

En tant que compositeur (sélection)

Il a également composé de nombreuses chansons sur des paroles signées d'auteurs comme Pierre Delanoë, Maurice Vidalin ou Laurence Matalon[36] :

Passionné de littérature[62], il a aussi mis en musique l'album Poésies, contes et nouvelles du Québec (CD, 1987), interprété par les artistes canadiens Ghislaine Paradis et Jean Faubert[8].

En ce qui concerne sa musique de film, l'essentiel de son travail figure sur la compilation suivante[40] :

  • 2018 : Rétrospective Jean Musy (CD, Music Box Records)

En tant que chanteur

Jean Musy a aussi chanté lui-même[10] sur ses albums solos comme Le mal d'aimer ou La maison où je suis né, sur des textes écrits par Laurence Matalon[73], son épouse de l'époque[10] :

Filmographie

Information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations ci-dessous proviennent des bases de données de l'IMDb[74], d'Allociné[75] et de l'ouvrage "Des compositeurs pour l'image" d'Alain Lacombe[76].

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

  • 1970 : Au coeur des trois vallées de Quinto Albicocco (avec Christine Fontane)
  • 1973 : Brassens, pourquoi t'as les cheveux blancs ? de Jean-Marie Périer
  • 1974 : Hôtel des invalides d'Édouard Berne
  • 1974 : À l'Est rien de nouveau d'Édouard Berne
  • 1975 : Ouvertures d'Édouard Berne
  • 1975 : Minerve d'Édouard Berne
  • 1976 : L'invitation aux oiseaux d'Édouard Berne
  • 1976 : Le futur antérieur d'Édouard Berne
  • 1976 : Allô Rhône Poulenc bâtiment d'Édouard Berne
  • 1976 : Souvenirs pour des mémoires : Saint-Simon d'Édouard Berne
  • 1976 : Frontières en Europe : les Alpes de Jacques Nobécourt et Erik Durschmied (avec Catherine Lara)
  • 1978 : Opérations programmées d'Édouard Berne
  • 1979 : La France en fête d'Édouard Berne
  • 1979 : Souvenirs des temps présents d'Édouard Berne
  • 1979 : Le point et la ligne d'Édouard Berne et Claude Levet
  • 1989 : Rencontre avec Gustave Courbet de Pierre Guy[77]
  • 2014 : Des jeunes femmes disparaissent de Jean-Claude Brisseau

Télévision

Téléfilms

Séries télévisées

Distinctions et hommages

En 1990, Jean Musy reçoit le Prix de la musique symphonique légère de la Sacem[18].

Dans les années 2010, le musicien devient à plusieurs reprises membre du jury du Festival TV de Luchon[78]. Le , il est récompensé par le Grand prix Sacem de la musique pour l'image pour l'ensemble de son œuvre[79],[80],[81]. Le , il reçoit le Prix UCMF dans la catégorie « Audiovisuel », pour sa bande originale du téléfilm Mon Frère bien-aimé[79],[1].

En , un peu plus d'un an après sa mort, il est mis à l'honneur par Radio France dans le programme Arrangeurs de France[82].

Notes et références

Voir aussi

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