Jean Signovert

peintre, dessinateur et graveur français (1919-1981) From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Signovert est un artiste peintre, dessinateur et graveur abstrait classé dans l'École de Paris, né le à Paris, où il est mort le .

Décès
(à 61 ans)
Paris 16e
Nom de naissance
Jean Émile SignovertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean Signovert
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Naissance
Décès
(à 61 ans)
Paris 16e
Nom de naissance
Jean Émile SignovertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Abel Renault
Mouvement
Distinction
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Biographie

Orphelin de père, le jeune Jean Signovert prépare un brevet de mécanicien, qu'il obtient en 1939, tout en fréquentant l'atelier d'Abel Renault qui l'initie à la gravure[1]. Tout s'interrompt en 1939 avec la Seconde Guerre mondiale, pour laquelle il est mobilisé, et ne reprend qu'en 1943-1944 avec l'entrée à l'École des beaux-arts de Saint-Étienne[1].

C'est son ami Roger Chastel, rencontré en 1946, qui présente Jean Signovert à Aimé Maeght, lequel l'expose immédiatement et durablement dans sa nouvelle galerie. Maîtrisant le dessin et la gravure, mais aussi d'un tempérament de « parigot blagueur et tendre attirant naturellement les amitiés »[2], Signovert pénètre rapidement tant le monde des artistes (Georges Braque, Jacques Villon, Henri Laurens, Alberto Giacometti, Nicolas de Staël, Alexander Calder, Roger Bissière, Jean Arp...) que celui des écrivains (Francis Ponge, Pierre Reverdy, René Char...). En même temps que se constitue à la Galerie Maeght un groupe de jeunes peintres et sculpteurs abstraits que Maeght exposera régulièrement sous le nom de Les mains éblouies et où, à Jean Signovert, se joignent Pierre Dmitrienko, Bernard Quentin, Serge Rezvani, Robert Baudinière, Raymond Mason et Jacques Lanzmann, la galerie lance une revue périodique intitulée Derrière le miroir, dont le responsable est alors Jacques Kober et dont le n°59, publié en 1957, sera enrichi de lithographies originales de Jean Signovert. Jacques Kober, Jean Signovert et Pierre Golendorf entreprennent alors ensemble la création des Éditions Réclame Paris qui, quoique d'une vie éphémère (1948-1950), éditent Paul Éluard, Eugène Guillevic et Aimé Césaire[3].

En même temps qu'il développe son œuvre, Jean Signovert se consacre, sur la presse à bras de son atelier, à tirer les gravures de Georges Braque[4], Jean Arp[5], Maurice Estève, Serge Poliakoff ou Olivier Debré, entre autres.

En 1980, il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts, fonction qu'il n'a malheureusement pas le temps d'exercer, décédant peu après l'ouverture de son atelier. Lors de son inhumation, c'est son ami Jacques Busse qui prononce l'éloge du disparu : « L'artiste professionnel qu'il eut à cœur de se montrer toute sa vie dut, pendant de longues années, mettre son talent de graveur au service de grands aînés ou de compagnons plus favorisés. Non seulement il n'en conçut jamais de rancœur, mais il reconnut toujours avec bonheur que sa connaissance de la gravure lui avait, d'une part facilité les conditions matérielles de sa vie d'artiste, d'autre part apporté de nombreuses amitiés précieuses »[2].

Expositions personnelles

  • Galerie La Citadella, Ascona, 1950.
  • Musée des beaux-arts de Poitiers, 1950.
  • Galerie Jeanne Bucher, Paris, 1953[1].
  • Galerie Diderot, Paris, 1955[1].
  • Galerie Ex-Libris, Bruxelles, 1958[1].
  • Galerie Hans Rodvin, Anvers, 1958[1].
  • La Hune, Paris, 1963[1].
  • Galerie Melisa, Lausanne, 1965[1].
  • Atelier d'encadrement René Houziaux, Paris, octobre-novembre 1965.
  • Galerie Parnasse, Paris, 1970[1].
  • Galerie Anne Colin, Paris, 1972[1].
  • Maison de la culture de Bourges, 1972[1].
  • Musée Tavet-Delacour, Pontoise, 1973[1].
  • Galerie Prouté, Paris, 1974[1].
  • Galerie Christiane Colin, Paris, 1975[1].
  • Galerie Arcadia, Paris, 1978[1].
  • Hommage à Jean Signovert, Musée Tavet-Delacour, Pontoise, 1982.
  • Signovert - Gouaches, fusains, gravures, Galerie Callu Mérite, Paris, 1990[1].

Expositions collectives

Livres illustrés

Médailles

Jean Signovert a créé pour la Monnaie de Paris des médailles en hommages aux artistes peintres Jean Fautrier, Georges Braque, Alberto Magnelli, Robert Fontené et Roger Chastel[2].

Réception critique

  • « Discret mais exigeant envers son art, recherchant l'essentiel à travers des schémas linéaires sous-tendus par un chromatisme grave, il laisse une œuvre abstraite épurée et sensible… Inlassable chercheur, il fut un dessinateur-graveur prolifique. À la rigueur de ses motifs géométriques répondent sa fantaisie colorée, son sens si personnel des effets de matière comme l'emploi du grattage, la transparence de l'aquarelle ou la matité de la gouache. » - Lydia Harambourg[1]
  • « Peintre et graveur, Jean Signovert fut avant tout un chercheur. S'il collabore avec Braque, Arp, Poliakoff, Estève et Chastel dans le domaine de l'estampe, il tire pour lui-même des leçons de composition, tantôt guidé par la rigueur géométrique, tantôt poussé par la fantaisie des formes et des couleurs. » - Gérald Schurr[13]
  • « C'est dans les centaines de planches qu'il a gravées que l'on trouve le plus pur de son art. Continuateur d'une rigueur de tradition française, il a voulu perpétuer l'acquis du cubisme et de l'abstraction dans des articulations aisées de formes nobles, que la discipline du noir et blanc défend de l'accidentel, mais que sensibilise la somptuosité de la technique dominée. L'austérité du noir et blanc qu'il s'imposait en gravure, parce que pour lui la gravure c'était d'abord le trait, c'était avec jubilation qu'il s'en évadait dans ses peintures, puisque la peinture c'était la surface. » - Jacques Busse[2]

Prix et distinctions

Musées

Collections publiques

Collections privées

Notes et références

Annexes

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