Jim Jordan

homme politique américain From Wikipedia, the free encyclopedia

James Daniel Jordan dit Jim Jordan, né le à Urbana (Ohio), est un homme politique américain, membre du Parti républicain.

Faits en bref Fonctions, Président de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis ...
Jim Jordan
Illustration.
Portrait officiel (2015)
Fonctions
Président de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 12 jours)
Législature 118e et 119e
Prédécesseur Jerry Nadler
Représentant des États-Unis
En fonction depuis le
(19 ans, 2 mois et 12 jours)
Élection 7 novembre 2006
Réélection 4 novembre 2008
2 novembre 2010
6 novembre 2012
4 novembre 2014
8 novembre 2016
6 novembre 2018
3 novembre 2020
8 novembre 2022
5 novembre 2024
Circonscription 4e district de l'Ohio
Législature 110e, 111e, 112e, 113e, 114e, 115e, 116e, 117e, 118e et 119e
Prédécesseur Mike Oxley
Sénateur de l'Ohio

(5 ans, 11 mois et 28 jours)
Circonscription 12e district
Prédécesseur Robert R. Cupp
Successeur Keith Faber
Représentant de l'Ohio

(5 ans, 11 mois et 28 jours)
Circonscription 85e district
Prédécesseur Jim Davis
Successeur Derrick Seaver
Biographie
Nom de naissance James Daniel Jordan
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Urbana (Ohio, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Université du Wisconsin à Madison
Université d'État de l'Ohio
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Depuis 2007, il représente le 4e district de l'Ohio à la Chambre des représentants des États-Unis, dont il dirige la commission judiciaire.

Biographie

Pendant ses études de droit, il est lutteur de haut niveau[1].

Jordan commence sa carrière politique au sein de l'Assemblée générale de l'Ohio, d'abord comme membre de la Chambre des représentants pendant trois mandats de 1995 à 2000, puis comme membre du Sénat de 2001 à 2006.

Jordan est élu au Congrès au cours des élections de 2006, succédant au républicain Mike Oxley qui ne se représente pas.

De 2011 à 2013, il est le président du Republican Study Committee, un groupe d'élus conservateurs notamment connus pour leur position en faveur d'une réduction des dépenses du gouvernement fédéral[2]. En janvier 2015, il fait partie des 9 membres fondateurs du Freedom Caucus[3], un groupe d'élus ultra-conservateurs qu'il dirige pendant le 114e congrès[4].

De 2014 à 2016, il est membre de la commission d'enquête de la Chambre sur l'attaque du consulat américain de Benghazi en 2012.

En 2018, après que le président de la Chambre Paul Ryan a annoncé ne pas être candidat à sa succession[5], Jordan annonce sa candidature qui prendra toutefois fin avec la défaite des républicains lors des élections de mi-mandat. Il maintient cependant sa candidature au poste de leader des républicains de la Chambre mais il est battu par Kevin McCarthy[6].

En mars 2020, il remplace son collègue Doug Collins comme ranking member (principal représentant du parti minoritaire) de la commission judiciaire de la Chambre[7]. Il occupe cette fonction jusqu'en janvier 2023 où il devient président de la commission après la victoire des républicains aux élections de mi-mandat.

Le , Donald Trump le décore de la médaille présidentielle de la Liberté dans les derniers jours de son premier mandat[8].

Après l'éviction de Kevin McCarthy du poste de président de la Chambre des représentants en octobre 2023, il déclare sa candidature à son remplacement[9] et obtient notamment le soutien de l’ancien président Donald Trump[10]. Le 11 octobre, il est cependant battu par Steve Scalise lors d'un vote informel auprès des représentants républicains[11]. Après le retrait de Scalise, il est désigné par un nouveau vote le 13 octobre, sans obtenir la majorité des voix nécessaire à son élection[12]. Lors du vote devant les représentants, il échoue à être élu une première fois le 17 octobre, en obtenant 200 voix sur les 217 nécessaires[13], puis une seconde fois le lendemain avec 199 voix favorables[14]. Le 20 octobre, après un troisième vote infructueux, Jordan est désavoué par les républicains et se retire de la course[15].

Positionnement

Jordan fait partie de l'aile trumpiste du parti républicain et des soutiens indéfectibles de Donald Trump[16]. Pendant la première présidence de ce dernier, il essaye de discréditer les enquêtes sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016 et organise un sit-in pour empêcher une audience d'enquête de destitution de Trump sur la controverse téléphonique Trump-Zelensky.

En , il est l'un des 126 républicains de la Chambre des représentants à signer un amicus brief pour soutenir un procès intenté devant la Cour suprême par le procureur général du Texas Ken Paxton pour contester les résultats de l'élection présidentielle du remportée par Joe Biden contre Donald Trump[17]. La Cour suprême rejette cette requête[18]. Quelques heures après l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump le , Jordan fait partie des 147 membres républicains du Congrès à voter contre la certification des résultats de l'élection[19]. Il refuse ensuite de coopérer avec la commission spéciale de la Chambre des représentants des États-Unis sur la prise d'assaut du Capitole qui le cite à comparaitre en mai 2022[20].

Devenu président de la commission à la justice, il se concentre tout particulièrement sur les auditions visant Joe Biden, son fils Hunter, le FBI et les juges qui ont inculpé Donald Trump[21].

Il fait partie du Freedom Caucus, qui rassemble au Congrès la frange la plus radicale du Parti républicain[21].

En juillet 2025, il a publié un rapport pour la Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants des États-Unis intitulé The Foreign censorship threat : how the european union's Digital Services Act compels global censorship and infringes on american free speech (La menace de la censure étrangère : comment le règlement sur les services numériques de l'Union européenne impose une censure mondiale et porte atteinte à la liberté d'expression américaine), présentant le Digital Services Act (DSA) européen comme un outil de censure permettant aux régulateurs européens de supprimer des contenus mondiaux, rentrant de fait en conflit avec le premier amendement de la Constitution des États-Unis garantissant la liberté d'expression.

Historique électoral

Chambre des représentants

Davantage d’informations Année, Démocrate ...
Résultats dans le 4e district de l'Ohio[22]
Année Jim Jordan Démocrate Lib
2006 59,99 % 40,01 %
2008 65,17 % 34,63 %
2010 71,49 % 24,74 % 3,77 %
2012 58,35 % 36,49 % 5,16 %
2014 67,67 % 32,33 %
2016 67,99 % 32,01 %
2018 65,41 % 34,59 %
2020 67,85 % 29,31 % 2,83 %
2022 69,02 % 30,08 %
2024 68,46 % 31,54 %
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Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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