John Ashbery
poète américain
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John Lawrence Ashbery[1], né le à Rochester dans l'État de New York et mort le [2],[3] à Hudson dans le même État, est un poète, essayiste, critique littéraire, dramaturge, traducteur et professeur d'université américain, un des fondateurs de l'École de New-York. Il fut chancelier de l'Academy of American Poets[4] et membre de American Academy of Arts and Sciences.
Rochester, État de New York, (États-Unis)
Hudson, État de New York, (États-Unis)
| Nom de naissance | John Lawrence Ashbery |
|---|---|
| Naissance |
Rochester, État de New York, (États-Unis) |
| Décès |
(à 90 ans) Hudson, État de New York, (États-Unis) |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Anglais américain |
|---|---|
| Mouvement | École de New-York |
Œuvres principales
- Autoportrait dans un miroir convexe
Biographie
John Ashbery est né à Rochester[5], dans l'état de New York, fils de Chester, un fermier et de Helen Lawrence Ashbery, une professeur de biologie. Il a décrit son père comme étant sujet à des mouvements d'humeur violente, qui ont rythmé la vie à la ferme. Les périodes les plus heureuses de son enfance étaient celles qu'il a passées avec ses grands-parents maternels à Rochester et à leur chalet d'été au bord du lac de Pultneyville.
À l'âge de 16 ans, il est envoyé comme pensionnaire à la Deerfield Academy (en)[6] , une école privée du Massachusetts. Là , il a commencé à écrire de la poésie sérieusement, inspiré principalement par W. H. Auden et Octavio Paz. Il entre à l'Université Harvard, où il obtient son Bachelor of Arts en 1949, il passe ensuite son Master of Arts (littérature anglaise) à la Columbia University en 1951.
Lors de ses études universitaires, il a rencontré des auteurs comme W. H. Auden[7], Kenneth Koch[8] et Frank O'Hara[9], ces deux derniers deviendront amis pour la vie de John Ashbery et se regrouperont avec James Schuyler[10] , pour créer ce qui allait être connu sous le nom de l'École de New York.
Bénéficiant d'une bourse Fulbright, il part en 1955 en France, il y restera jusqu'en 1957[11].
Les données sur sa vie privée sont très réduites, Ashbery est très avare de détails. On sait qu'il fut conscient très jeune de son homosexualité[13] qu'il dut cacher pendant longtemps[14] dans l’Amérique puritaine des années 1950[15]. Dans les années 1980, il donnera une interview à Christophe Hennesy publiée dans le livre Our Deep Gossip[16], exposant son rapport à l'homosexualité et les rapports de celle-ci à sa poésie.
Son travail a été traduit en plus de vingt langues.
Carrière universitaire
- Brooklyn College, 1974-1990,
- Bard College, 1990-2008.
- Harvard University, 1989-1990.
Œuvres
Poésie
- Commotion of the Birds : New Poems, éd . Ecco Press, 2016,
- Breezeway: New Poems, éd . Ecco Press, 2015,
- Quick Question: New Poems, éd. Ecco Press, 2012,
- Planisphere , éd. Ecco press, 2009[17],
- Collected Poems, 1956-1987, éd. Library of America, 2008,
- Notes from the Air : Selected Later Poems, éd. Ecco Press, 2007, (Prix international « Griffin Poetry » en 2008)[18],
- A Worldly Country, éd. Ecco Press, 2007
- Where Shall I Wander, éd. Ecco Press, 2005,
- Chinese Whispers, éd. Farrar Straus & Giroux, 2003,
- The Vermont Notebook, éd. Granary Books, 2001,
- As Umbrellas Follow Rain, éd. Qua Books, 2001,
- Your Name Here, éd. Farrar Straus & Giroux, 2000,
- Girls on the Run, éd. Farrar Straus & Giroux, 1999,
- Wakefulness, éd. Farrar Straus & Giroux, 1998,
- The Mooring of Starting Out, éd. Ecco, 1997,
- Can You Hear, Bird, éd. Farrar Straus & Giroux, 1995,
- And the Stars Were Shining, éd. Farrar Straus & Giroux, 1994,
- Three Books, éd. Puffin, 1993,
- Hotel Lautreamont, éd. Farrar Straus & Giroux, 1992,
- Flow Chart, éd. Farrar Straus & Giroux, 1991,
- The Ice Storm, éd. Hanuman Books, 1987,
- April Galleons, éd. Farrar Straus & Giroux, 1987,
- A Wave, éd. Farrar Straus Giroux, 1984 (Prix Lenore Marshall Poetry et Prix Bollingen de l'Université Yale),
- Shadow Train, éd. Penguin Books, 1981,
- As We Know, éd. Penguin Classics, 1979,
- Houseboat Days, éd. Farrar Straus Giroux, 1977,
- Self-Portrait in a Convex Mirror, éd. Penguin Books, 1975 (Prix Pulitzer, National Book Award et National Book Critics Award),
- Three Poems, éd. Puffin, 1972,
- The Double Dream of Spring, éd. Ecco Press, 1970,
- Selected Poems, éd. Penguin Books, 1967,
- Rivers and Mountains, éd. Ecco press, 1966 (National Book Award Finalist for Poetry de 1967)
- The Tennis Court Oath, éd. Wesleyan, 1962,
- Some Trees, éd. Ecco Press, 1956 (prix Yale Series of Younger Poets Competition),
- Turandot and other poems, éd. Editions of the Tibor de Nagy Gallery, 1953.
Essais et autres écrits
- Selected Prose, éd. University of Michigan Press, 2004,
- John Ashbery in Conversation with Mark Ford, éd. Between the Lines Productions, 2003,
- Other Traditions: the Charles Eliot Norton Lectures, éd. Harvard University Press, 2000,
- Reported Sightings, Art Chronicles, 1957-1987, éd. Alfred A. Knopf, 1989,
- The Best American Poetry 1988, (anthologie), éd. MacMillan Publishing, 1988,
- David Schubert: Works & Days, éd. Quarterly Review of Literature, 1983,
- Three Plays, éd. Sun and Moon Press, 1978,
- Avant-garde Art, éd. Collier Books, 1971,
- A Nest of Ninnies, éd. Dutton, 1969.
Traductions
- Collected French Translations : Poetry, éd. Farrar, Straus and Giroux, 2014,
- Collected French Translations : Prose, éd. Farrar, Straus and Giroux, 2014,
- Illuminations, d'Arthur Rimbaud, éd. W. W. Norton Company, 1975
Œuvres traduites en Français
Ses œuvres ont été publiées en plus de 20 langues[19], dont le français.
- Fragment : Clepsydre : poèmes français, trad. de Michel Couturier, Paris, Seuil, 1975, 90 p.
- Quelqu'un que vous avez déjà vu, trad. de Pierre Martory et Anne Talvaz, Paris, POL, 1993, 214 p.
- Heure locale, trad. d'Anne Talvaz, Bordeaux, Un bureau sur l'Atlantique, 1997, [29] p.
- Autoportrait dans un miroir convexe, trad. d'Anne Talvaz, Saint-Pierre-la-Vieille, Atelier La Feugraie, 2004, 163 p.
- Trois poèmes, trad. de Franck André Jamme et Marie-France Azar, Marseille, Al Dante, 2010, 131 p.
- Le Carnet du Vermont, illustré par Joe Brainard, traduction française par Olivier Brossard, Joca Seria, 2013
- Le serment du Jeu de paume, traduction française et postface par Olivier Brossard, Éditions Corti, "Série américaine", 2015
- Vague, traduction française, postface et notes de Marc Chénetier, Joca Seria, 2015.
- Autobiographie dans un miroir convexe, traduction française de Pierre Alferi, Olivier Brossard et Marc Chénetier. Postface de Marc Chénetier, éditions Joca Seria, Collection américaine, 2020.
Prix et distinctions
- 2017 : la médaille d'honneur de The Raymond Roussel Society de New York[20].
- 2011 : le National Book Award pour l'ensemble de son œuvre[21]
- 2008 : le prix Griffith (poésie)[19]
- 2008 : le prix Robert Creeley de la fondation Robert Creeley[22]
- 2008 : Doctorat honoris causa de l'université Yale[23]
- 1995 : la médaille Robert Frost de la Poetry Society of America[24]
- 1992 : le Prix Antonio-Feltrinelli pour la poésie[25].
- 1985 : le prix de poésie Lenore Marshall[26] de l'Academy of American Poets
- 1985 : le Prix Bolligen[27]
- 1976 : le prix Pulitzer[28]
- 1975 : le National Book Award[29]
- 1975 : le National Book Critics Award[30]
Bibliographie
- John Ashbery Dead: 5 Fast Facts You Need to Know, par Danilo Castro pour Heavy, 2017[31],
- John Ashbery’s Convex Mirror, par Katy Waldman pour Slate, 2017[32],
- John Ashbery, esteemed and inventive poet, dies at 90, par Corinne Segal pour PBS NewsHour, 2017[33],
- Décès de John Ashbery, maître de la poésie américaine, par Thomas Romanacce pour le Figaro, 2017[34],
- Post script, John Ashbery, par Dan Chiasson pour le New Yorker, 2017[35],
- How Should We Grieve John Ashbery ?, par Evan Kindley pour New Republic, 2017[36],
- Remembering JA, par David Lehman pour The American Scholar, 2017[37],
- Listening to John Ashbery, par Christian Lorentzen pour la revue Vulture[38], 2017[39],
- John Ashbery' whisper out of time, par Ben Lerner pour le New Yorker, 2017[40],
- John Ashbery Is Dead at 90; a Poetic Voice Often Echoed, Never Matched, par David Orr et Dinitia Smith pour le New York Times, 2017[41],
- John Ashbery, un miroir s'éteint, par Elisabeth Franck-Dumas et Olivier Lamm pour Libération, 2017[42],
- John Ashbery a changé les règles de la poésie américaine, par Gabriel Hassan pour le Courrier International, 2017[43],
- « John Ashbury, poète américain », in Le Monde, Disparitions & carnet, , p. 24.
- Poet John Ashbery dies age 90, article du Guardian, 2017[44],
- “The end of friendship with self alone”: Autobiographical Erasures in John Ashbery’s “Fragment”, par Antoine Cazé pour la Revue électronique d’études sur le monde anglophone, 2007[45],
- Antoine Cazé, John Ashbery : à contre-voix de l'Amérique, Paris, Belin, 2000, 127 p,
- John Ashbery, interview menée par John Tranter pour la revue Jacket2, 1985[48],
- John Ashbery, The Art of Poetry No. 33, interview menée par Peter A. Stitt pour la Paris Review, 1983[49]
- le cap C, par Dominique Fourcade. Chandeigne éditeur,
- Pierre Vinclair, Autoportrait de John Ashbery. Une cérémonie improvisée, éditions Hermann, 2021.
Audios et vidéos
- PennSound[50]
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la littérature :