Johnny 67
album de Johnny Hallyday
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Johnny 67 est le 9e album studio de Johnny Hallyday sorti en 1967.
7-13 mars 1967 (titres B)
octobre-novembre 1966 (titres C) Studio CBE-La Gaité (Paris - titres A)
Studio Talent Master Studio (New-York - titres B)
Olympic Sound (Londres - titres C)
| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré |
février-mai-juin 1967 (titres A) 7-13 mars 1967 (titres B) octobre-novembre 1966 (titres C) Studio CBE-La Gaité (Paris - titres A) Studio Talent Master Studio (New-York - titres B) Olympic Sound (Londres - titres C) |
| Genre | Pop, Rhythm and blues, Soul |
| Format | 33 tours |
| Producteur | Lee Hallyday, Mick Jones, Tommy Brown et Giorgio Gomelsky |
| Label | Philips |
Albums de Johnny Hallyday
Singles
- (EP) Amour d'été - J'ai crié à la nuit - Aussi dur que du bois - Je m'accroche à mon rêve
Sortie : 10 juin 1967 - (EP) Petite fille - Je n'ai jamais rien demandé - C'est mon imagination - Lettre de fans
Sortie : 28 août 1967
L'album est réalisé par Lee Hallyday, Mick Jones, Tommy Brown et Giorgio Gomelsky.
Histoire
Source pour l'ensemble de la section (sauf ajouts supplémentaires)[1] :
Pour succéder à l'album La Génération perdue (paru à l'automne 1966) qui a fait forte impression, entre tournées et concerts parisien[N 1], plusieurs dates sont arrêtées aux studios Olympic Sound de Londres et CBE-La Gaité de Paris, en février, mai et juin 1967[N 2], sous la houlette de Giorgio Gomelsky (Londres) et Bernard Estardy (Paris). Lee Hallyday est à la réalisation et Mick Jones et Tommy Brown aux arrangements. En complément, précédent une rentrée à l'Olympia de Paris avec Sylvie Vartan du 15 mars au 16 avril[2], en début de mois cinq chansons sont enregistrées à New York aux studios Talent Master[3],[4]; deux prennent places dans l'album (Aussi dur que du bois, Lettres de fans), deux distribuées en super 45 tours (Je suis seul, Je crois qu'il me rend fou), les précèdent chez les disquaires, tandis que Ne sois pas si stupide (dans sa version studio) reste inédite au disque jusqu'en 1993[5] (elle est chantée au printemps à l'Olympia de Paris et présente dans sa version live sur l'album Olympia 67[6],[7]).
L'album sort le 2 juillet, jour où le chanteur débute une tournée d'été de 50 dates[2] et est l'objet de multiples éditions en France mais aussi à l'étranger. Accompagné en grande partie par l'orchestre qui accompagne Johnny Hallyday sur scène Les Blackburds, le disque mêle pop, rhythm and blues, soul. Au groupe du chanteur s'annexe une formation de cuivre et les percussions de Luis Fuentes.
Amour d'été est l'adaptation française de Love Me Tender ; la version plus rythmée, tout en cuivres, donnée par Hallyday, s'inspire d'avantage de la reprise récente de Percy Sledge que de l'originale de 1956 par Elvis Presley et devient l'un des succès de l'été 67.
J'ai crié à la nuit découle des échanges jusqu'au petit matin du chanteur et de son ami et parolier Long Chris ; le texte désabusé, anhédonique, évoque le contraste entre la vie frénétique de l'artiste et la solitude de l'homme. Je n'ai jamais rien demandé s'inscrit dans la même veine[8].
C'est mon imagination est considérée comme l'une des incursions les plus réussie de Johnny Hallyday dans la pop psychédélique, délire amoureux sur fond de rupture, images hallucinatoires, aux sonorités raffinées et captivantes[9], par l'arrangeur Art Greenslade imaginatif et inspiré.
Je m'accroche à mon rêve, adaptation d'un titre du chanteur de folk américain Tim Hardin (auquel Hallyday doit déjà Si j'étais un charpentier), est une supplique langoureuse qui contraste avec l'irascible Je n'ai jamais rien demandé.
Aussi dur que du bois, Pourquoi as-tu peur de la vie ? et La seule vraie musique (trois morceaux qui dans cet ordre ouvrent la face 2 du vinyle), constituent un triptyque rhythm'n'blues énergique, suivit de deux ballades, La petite fille de l'hiver et Son amour pour un jeu venues à propos calmer le jeux face à cette profusion de rythmes, qui reprend et conclut l'album avec la très soul Petite fille.
Johnny 67 est un « album d'amour et de violence, de désir et d'insatisfaction permanente. Album de soul française enregistré par une icone du rock'n'roll qui n'en finit pas de se remettre en question. » estime Jean-François Brieu.
Autour de l'album
- Discographie
- Références originales
édition mono : 33 tours Philips 70 434 L[10] (au verso de la pochette et label 2 du vinyle, il est indiqué pour le deuxième titre de la face B C'est ce qu'ils nous ont dit chérie - adaptation française de You better believe it baby[11],[12] - pour les éditions suivantes le morceau est renommé Pourquoi as-tu peur de la vie ?[13],[14])
édition stéréo : 33 tours Philips 842 157 PY[15]
seconde édition mono stéréo : 33 tours Philips 844 772 BY[16]
- Rééditions
Années 1970 : 33 tours Philips 6325 191[17]
1990 (première édition au format) CD : Philips 846 294-2[18]
2000 : édition CD fac-similé : Mercury Universal 546 985-2[19]
2019 : Triple CD Mercury Universal Johnny 67 5381634 (CD 1 album original Johnny 67 remasterisé inclus les singles 1967 en bonus - CD 2 live Olympia 1967, CD 3 live Palais des Sports 1967)[20]
Titres
| No | Titre | Paroles | Musique | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1. | Amour d'été (A) (Love Me Tender) | Georges Aber (adaptation) | Elvis Presley, Vera Matson | 3:16 |
| 2. | J'ai crié à la nuit (A) | Long Chris | Johnny Hallyday | 3:04 |
| 3. | C'est mon imagination (C) (Just My Imagination) | Georges Aber (adaptation) | Brian Morris, Harvey Freed | 3:08 |
| 4. | Je m'accroche à mon rêve (C) (Hang On To A Dream) | Georges Aber | Tim Hardin | 2:11 |
| 5. | Je n'ai jamais rien demandé (C) (My Way Of Giving) | Long Chris (adaptation) | Steve Marriott, Ronnie Lane | 2:52 |
| 6. | Lettre de fans (B) (Teenage Letter) | Georges Aber (adaptation) | R. Richard | 2:15 |
| 7. | Aussi dur que du bois (B) (Knock on Wood) | Georges Aber (adaptation) | Eddie Floyd, Steve Cropper | 2:54 |
| 8. | Pourquoi as-tu peur de la vie ? (A) (You Better Believe It Baby) | Georges Aber (adaptation) | Joe Tex | 2:55 |
| 9. | La seule vraie musique (A) (Sweet Soul Music) | Georges Aber (adaptation) | Otis Redding | 2:26 |
| 10. | La petite fille de l'hiver (A) | Long Chris | Éric de Marsan | 2:59 |
| 11. | Son amour pour un jeu (A) | Georges Aber | Mick Jones, Tommy Brown | 3:03 |
| 12. | Petite fille (C) | Georges Aber | Mick Jones, Tommy Brown | 2:39 |
- Titres bonus de l'édition CD en 2000 :
| No | Titre | Paroles | Musique | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 13. | Si j'étais un charpentier (C) (If I Were A Carpenter) | Long Chris (adaptation) | Tim Hardin | 2:19 |
| 14. | Hey Joe (C) (Hey Joe) (*) | Gilles Thibaut (adaptation) | Billy Roberts | 3:04 |
| 15. | Ne sois pas si stupide (B) (Don't Mess With Cupid) | Georges Aber (adaptation) | Eddie Floyd, S. Cropper, Parker | 2:31 |
| 16. | Je suis seul (B) (What Is Soul) | Georges Aber (adaptation) | Ben E. King, Bob Gallo | 2:18 |
| 17. | Je crois qu'il me rend fou (B) (Such A Fool For You) | Georges Aber (adaptation) | Tina Turner, Ike Turner | 2:30 |
Musiciens
Source pour l'ensemble de la section (sauf ajouts supplémentaires)[1] :
- Studio CBE - La Gaité Paris (titres A)
- Ingénieur du son : Giorgio Gomelsky - Réalisation : Lee Hallyday
- The Blackburds (orchestre de Johnny Hallyday)
- Mick Jones : guitare
- Gérard Fournier : basse
- Tommy Brown : batterie
- Raymond Donnez : claviers, harmonica
- Jean Tosan : saxophone
- Gérard Pisani : trompette
- Pierre Ploquin : trompette
- Jacques Ploquin : trompette
- Gilles Pellegrini : trompette
- Luis Fuentes : trombone, percussions
- Studio Talent Master New York (titres B)
- Ingénieur du son : Bob Gallo - Réalisation : Lee Hallyday
- Roger Hawkins : batterie
- Wayne Jackson : trompette
- Andrew Love : saxophone ténor
- Tommy Cogbill : basse
- Jimmy Johnson : guitare
- Studio Olympic Londres (titres C et *)
- Ingénieur du son : Giorgio Gomelsky - Réalisation : Lee Hallyday
- Orchestre The Blackburds
- Mick Jones : guitare solo
- Gérard Fournier : basse
- Tommy Brown : batterie
- Raymond Donnez : claviers, harmonica
- Brian Auger : orgue
- Jean Tosan : saxophone
- Gérard Pisani : trompette
- Pierre Ploquin : trompette
- Jacques Ploquin : trompette
- Gilles Pellegrini : trompette
- Luis Fuentes : trombone, percussions
- Jimi Hendrix : guitare acoustique (musicien additionnel sur *)