Joris Minne
sculpteur et graveur belge
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Biographie
Famille
Georgius Lucianus - ou Joris - Minne est né[2] à Ostende le 11 mai 1897 en la demeure de ses parents, à la Cairostraat n° 32, à 11 h du soir. Son père, Edouardus Minne, était originaire de Gand, alors âgé de 42 ans et qualifié de chef de train, et sa mère était Euphrosina Valerie Govaert, de Bruges, et également âgée de 42 ans. Ceux-ci s'étaient mariés à Bruges en 1879, le marié exerçait alors la profession de maître cordonnier et la mariée est qualifiée de tailleuse d'habits. Trois enfants[3] naîtront de ce mariage, Evariste né à Bruges en 1880, Albertina née à Ostende en 1887 et qui mourra du croup fort jeune encore, et enfin Joris.
Joris connaissait ses origines familiales, avec son grand-père Jean Baptiste Minne cordonnier à Gand et mort[4] en 1878, ou situant aussi fort bien le sculpteur George Minne comme cousin de son père, ou encore faisant état de la légende suivant laquelle, comme Enfant du Prince à Gand, il descendait de l'empereur Charles-Quint[5].
Peu après la naissance de Joris, ses parents quittèrent Ostende pour aller s'établir à Anvers et c'est ainsi qu'il fit-là toute sa scolarité.
Formation et carrière
Joris Minne étudie à l'Académie de dessin de Berchem à partir de 1917[6], notamment auprès de Frans Mortelmans. Il choisit tôt la gravure et les arts graphiques.
Joris Minne est l'un des membres fondateurs de la revue Lumière, lancée par Roger Avermaete en . La revue, publiée en français, est consacrée à l'avant-garde artistique et littéraire.
Il travaille comme bibliothécaire avant de devenir en 1927 enseignant à l'Institut supérieur des Arts Décoratifs dirigé par Henry Van de Velde[6], où il est nommé responsable des ateliers d'art publicitaire et d'illustration du livre.
Il a eu pour élèves Lucien De Roeck et Michel Olyff[7], Chantal de Hemptinne[8], Claire Pâques, Giele Roelofs et Niel Steenberge[1].
Son buste en bronze a été réalisé par le sculpteur diestois Mark Macken.
Œuvre
Joris Minne a essentiellement réalisé des xylographies et des linogravures avant de délaisser la gravure en relief pour s'adonner au burin et à la pointe-sèche.
Il est rattaché au groupe des Cinq (« De Vijf ») qui compte également Frans Masereel, Jan Frans Cantré, Jozef Cantré et Henri Van Straten. Ce groupe a fortement contribué à raviver la xylographie en Belgique[9].