Joseph-Mathias Noirot

prêtre et philosophe français 1793-1880) From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Joseph-Mathias Noirot, couramment appelé Abbé Noirot, est un prêtre professeur de philosophie français né le à Latrecey (Haute-Marne) et mort le à Paris.

Sépulture
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Pseudonyme
Abbé NoirotVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Joseph-Mathias Noirot
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
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Pseudonyme
Abbé NoirotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Prêtre (à partir de ), philosophe, enseignantVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Joseph-Mathias Noirot est né le à Latrecey[1]. Il est le fils de Laurent Noirot, arpenteur puis «commissaire terrier du duc de Penthièvre», propriétaire terrien assez aisé, et Claudine Agnès Demartinecourt[2] et le neveu de Jean Étienne de Martinecourt.

Ordonné prêtre en 1817[3], il est vicaire pendant deux ans[4].

De 1820 à 1822, il est professeur dans l'enseignement public au collège de Moulins[5]. À la suite d'ennuis de santé il est affecté aumônier au Collège royal de Lyon de 1822 à 1826[6]. Il redevient professeur de philosophie à Grenoble en 1827 mais revient à Lyon après un an[5].

D' à , il enseigne au Collège royal de Lyon (le lycée Ampère à partir de 1848)[4]. Dès 1829, l'abbé est chargé d'un cours à l'école de commerce de Lyon[6].

Sa manière d'enseigner le fait appeler le « Socrate chrétien »[4]. Il est influent sur le catholicisme libéral de son temps[4],[7], en particulier l'élite catholique lyonnaise : l'abbé Odon Thibaudier, Camille Rambaud et Frédéric Ozanam[6].

Il commençait chaque cours en récitant le Veni Sancte Spiritus, à genoux au pied de la chaire[4].

Il est nommé inspecteur général en 1852[3], puis recteur d'académie à Lyon en 1854[4],[8] grâce à son ancien élève Hippolyte Fortoul[7]. À la retraite en 1856, il aide en philosophie les étudiants du Cercle du Luxembourg[4].

Il meurt le à Paris, et est inhumé selon ses vœux à Latrecey[9].

Faits notables

Noirot a obtenu entre 1841 et 1847 le statut d’ « académicien libre » à l'académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, pouvant participer à toutes les séances, mais sans droit de vote[10].

Frédéric Ozanam fut son élève. Joseph-Mathias a été la personnalité la plus marquante de sa jeunesse[11].

Noirot eut aussi comme élèves Antoine Blanc de Saint-Bonnet qui devint philosophe, ou encore Antoine Bouchacourt, médecin français.

Hommages

Œuvres de l'abbé Noirot

  • Leçons de philosophie, professées au lycée de Lyon, publiées avec son autorisation par Jean Baptiste Tissandier, Lyon, A. Brun, 1852.
  • Discours prononcé à la séance solennelle de rentrée des Facultés de théologie, des sciences, des lettres... de Lyon, Lyon, Impr. de A. Vingtrinier, 1854.
  • Lycée impérial de Lyon. Discours prononcé à la distribution des prix, le , Lyon, impr. de A. Vingtrinier, 1855.
  • Discours prononcé à la séance solennelle de rentrée des Facultés de théologie, des sciences, des lettres... de Lyon, Lyon, Impr. de A. Vingtrinier, 1855.

Notes et références

Voir aussi

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