Joseph Bertrand

mathématicien français From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Louis François Bertrand, né le à Paris et mort le à Paris 6e[1], est un mathématicien, économiste et historien des sciences français.

Nom de naissance
Joseph Louis François BertrandVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Fauteuil 40 de l'Académie française, 4 décembre 1884 - 3 avril 1900 ...
Joseph Bertrand
Fonctions
Fauteuil 40 de l'Académie française
-
Président de l'Académie des sciences
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Joseph Louis François BertrandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Enfants
Marcel Bertrand
Léon-Gratien Bertrand (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jean-Marie Duhamel (oncle et beau-père)
Charles Hermite (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Influencé par
Distinctions
Œuvres principales
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Biographie

Jeunesse et études

Joseph Louis François Bertrand naît au 52, rue Saint-André-des-Arts. Il est le fils du docteur Alexandre Bertrand (1795-1831), le frère cadet de l'archéologue Alexandre Bertrand (1820-1902) et l'aîné de sa sœur Louise (1825-1901) qui épouse le mathématicien Charles Hermite.

Il se montre très précoce en parlant couramment le latin à neuf ans. À onze ans, il suit les cours de l'École polytechnique en auditeur libre. Entre onze et dix-sept ans, il obtient deux baccalauréats (ès lettres et ès sciences), une licence et le doctorat ès sciences avec une thèse sur la théorie mathématique de l'électricité, puis est admis premier au concours d'entrée 1839 de l'École polytechnique. Il est ensuite reçu au concours d'agrégation de mathématiques des facultés et premier au premier concours d'agrégation de mathématiques des lycées avec Charles Briot, ainsi qu'à l'École des mines.

Le à Paris 10e, Joseph Bertrand épouse Louise Céline Aclocque. Le couple a un fils : Marcel Bertrand (géologue).

Parcours professionnel

Il est professeur de mathématiques au lycée Saint-Louis, répétiteur, examinateur puis professeur d'analyse en 1852 à l'École polytechnique, maître de conférences de calcul différentiel et intégral à l'École normale supérieure et professeur titulaire de la chaire de physique et mathématiques au Collège de France en 1862 en remplacement de Jean-Baptiste Biot.

Il entre à l'Académie des sciences (section de géométrie) en 1856, où il succède à Charles Sturm. Il en devient secrétaire perpétuel en 1874 (section mathématiques), à la mort d'Élie de Beaumont. En 1884, il est élu à l'Académie française.

Il s'est intéressé à l'histoire des sciences : on lui doit en 1865 un mémoire sur Arago et la vie scientifique et la même année une publication sur Les fondateurs de l’astronomie moderne, des recherches sur L’Académie des Sciences et les académiciens de 1666 à 1793 (1868), et La théorie de la lune d’Aboul Wefa (1872) ; il illustre l'histoire des mathématiques par un ouvrage sur D’Alembert (1889)[2] et un autre sur Blaise Pascal (1890)[3]. En 1897, il donne à la Sorbonne une conférence sur François Viète[4],[5].

Œuvres

En 1845, en analysant une table de nombres premiers jusqu'à 6 000 000, il fait la conjecture qu'il y a toujours au moins un nombre premier entre n et 2n pour tout n entier positif supérieur ou égal à 2. Pafnouti Tchebychev a démontré cette conjecture, le postulat de Bertrand, en 1850.

Pour l'étude de la convergence des séries numériques, il mit au point un critère de comparaison plus fin que le critère de Riemann.

En sciences économiques, il s'est intéressé au problème de duopole.

Principaux ouvrages

Distinctions

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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