Joseph Marie Audin-Rouvière

médecin français enrichi par le commerce d'un purgatif From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Marie Audin-Rouvière, né le à Carpentras et mort dans le quartier de Chaillot à Paris le [1], est un médecin, commerçant et gastronome français.

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Joseph Marie Audin-Rouvière
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Biographie

Élève de Barthez et de Lamure à la faculté de médecine de Montpellier, il obtint sa licence de médecine avec une thèse « sur l’empyème et la paracentèse. » Venu à Paris en 1789 dans l’espoir d’y être reçu docteur de la Faculté, il prit ses inscriptions, et suivit les leçons de Portal, Louis, et Pelletan ; mais la Révolution ayant fermé les universités et les écoles, Audin-Rouvière n'eut alors d'autre ressource que de concourir pour le prix que la Société de médecine, dans la dernière année de son existence, avait proposé sur la « topographie physique. » Malgré l'agitation politique, Fourcroy lui obtint un dédommagement pour son mémoire. Il publia en 1794 « La médecine sans le médecin ou manuel de santé, ouvrage destiné à soulager les infirmités, à prévenir les maladies aiguës, à guérir les maladies chroniques, sans le secours d'une main étrangère »[2], ouvrage qui devint populaire et obtint un grand nombre d'éditions. Il s'y fait l'apôtre de l'inoculation, et dénigre l'usage des sangsues médicinales[3].

Vivotant à Paris, il servit deux fois dans les campagnes napoléoniennes, dont il ramena le brevet du toni-purgatif de Johann Peter Frank. Il commercialisa ce médicament sous le nom de grains de vie ou grains de santé, qu'il donnait comme un remède universel. Alors, grâce à une réclame très active dans la presse, il amassa une fortune[4] : il savait se procurer des correspondants, tant dans les départements que dans les pays étrangers, pour y établir des dépôts de son médicament. En 1807, il professa encore l’hygiène au Lycée de Paris, dont il avait été l’un des fondateurs ; mais devenu riche par le cumul des fonctions de médecin consultant et de pharmacopée, Audin-Rouvière se mit à recevoir le tout-Paris à des dîners gastronomiques signalés en leur temps dans l’Almanach des Gourmands (1811) ; Grimod de la Reynière y vante ses grains de santé comme « le meilleur et le plus aimable des purgatifs. »

Il était aussi membre du bureau des consultations médicales, et de la loge maçonnique « Les Frères Artistes » de l’Ordre sacré des Sophisiens[5],[Note 1].

Notes et références

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