Joseph Rytmann
exploitant de salles de cinéma français
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Joseph Rytmann, né le à Borissov[Note 1] dans l'Empire russe et mort à Créteil le [1], est un exploitant de salles de cinéma français.
| Naissance | |
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| Nationalités | |
| Activité |
Propriétaire de salles de cinéma |
| Fratrie | |
| Enfant |
Benjamine Rytmann-Radwanski (d) |
Biographie
De confession juive, ses parents Benjamin et Rebecca Rythmann fuient les pogroms de la Russie avec leurs deux enfants, Joseph et Anna, et la famille s'installe à Paris en 1907[2]. Deux autres enfants naissent, Moïse et Hélène (future sociologue et épouse du philosophe Louis Althusser, qui l'assassinera)[2].
Joseph Rytmann commence à travailler dans des magasins de bois et de textile puis se tourne vers le cinéma[3].
En 1933, il reprend avenue d'Orléans (aujourd'hui avenue du Général-Leclerc), près du carrefour Alesia, le cinéma Montrouge-Palace, ex-théâtre de Montrouge, qu'il renomme Mistral), puis il crée en 1938 le cinéma Miramar à Montparnasse[4].
Spolié pendant l'Occupation, il se réfugie à Saumur[5]. Il récupère ses cinémas après-guerre puis ouvre le Bretagne, le Bienvenüe-Montparnasse et les Montparnos[6], tous rive gauche, dans ou proche du quartier de Montparnasse, ce qui lui vaudra le surnom d'« Empereur de Montparnasse »[2].
Rytmann tient un petit rôle dans le film La Bonne Année (1973) de Claude Lelouch[Note 2].
Sa fille Benjamine Radwanski-Rytmann prend la direction du circuit Rytmann de 1984 à 2009. En 2010, les cinémas sont vendus à Pathé-Gaumont, à l'exception du Bretagne[7] (il ferme en 2023)[3],[5].
Bibliographie
En 2021 paraît Rytmann, l'aventure d'un exploitant de salles à Montparnasse, d'Axel Huyghe et Arnaud Chapuy, édité par L'Harmattan, dont Claude Lelouch signe la préface[8],[5].