Josephine Fock
femme politique danoise
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Josephine Christina Fock, née le à Aarhus (Danemark), est une femme politique danoise. Membre de L'Alternative, qu'elle a dirigé en 2020, elle a été députée de 2015 à 2018.
Franciska Rosenkilde
| Josephine Fock | |
Josephine Fock en 2014. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Leader politique de L'Alternative | |
| – (9 mois et 13 jours) |
|
| Prédécesseur | Uffe Elbæk |
| Successeur | Torsten Gejl (intérim) Franciska Rosenkilde |
| Députée danoise | |
| – (3 ans, 4 mois et 13 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2015 |
| Circonscription | Jutland de l'Est |
| Groupe politique | L'Alternative |
| Successeur | Julius Graakjær Grantzau |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Josephine Christina Fock |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Aarhus (Danemark) |
| Nationalité | Danoise |
| Parti politique | L'Alternative |
| Diplômée de | Université d'Aarhus |
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Biographie
Josephine Fock suit des études de droit à l'université d'Aarhus, dont elle est diplômée en 1993[1].
Elle fait partie des membres fondateurs du parti écologiste L'Alternative en 2013. Elle est élue députée au Folketing sous les couleurs du parti lors des élections législatives de [2]. Après le scrutin, elle devient la présidente du nouveau groupe parlementaire du parti, ainsi que sa pôrte-parole pour les finances, la fiscalité, la justice et les nouvelles technologies[3].
Elle cède la présidence du groupe parlementaire en à son collègue René Gade[4].
En , elle annonce avoir été recrutée par le Danish Refugee Council et quitter donc son mandat de députée en cours de législature[5]. Elle est remplacée par Julius Graakjær Grantzau le [6].
Le , après qu'Uffe Elbæk ait annoncé son intention de se retirer de la direction de L'Alternative, Josephine Fock annonce sa candidature pour lui succéder[7]. Lors du congrès du parti le , elle est élue en battant Theresa Scavenius au troisième tour de scrutin. Son élection marque un changement de ligne pour le parti qui ne revendique plus le poste de Premier ministre, mais cherhe à se rapprocher du gouvernement dirigé par la sociale-démocrate Mette Frederiksen[8].
Trois semaines après son élection, le quotidien Information publie un article dans lequel des sources anonymes accusent Joséphine Fock d'avoir abusé verbalement et, dans certains cas, d'avoir secoué physiquement des membres et des employés du parti alors qu'elle était membre du Folketing de 2015 à 2018. Fock a déclaré qu'elle ne reconnaissait pas les descriptions qu'on lui faisait et a catégoriquement nié les accusations d'avoir secoué les gens, mais a déclaré qu'elle n'était pas « la meilleure version d'elle-même » pendant cette période[9],[10]. Face à la controverse, une réunion du comité de direction du parti est convoquée le , à l'issue de laquelle le comité déclare maintenir sa confiance envers Fock et inviter les sources anonymes à le contacter[11].
Cependant, après cette première réunion, Magnus Haslebo, ancien attaché de presse du Folketing, et Fanny Broholm, cheffe de groupe du parti au conseil municipal de Copenhague, soutiennent publiquement les accusations de comportement agressif, Haslebo déclarant avoir également entendu des rumeurs sur les personnes secouées[12]. Le , Niko Grünfeld, cofondateur du parti et conseiller municipal de Copenhague, annonce son départ de L'Alternative dans une tribune dans les colonnes de Politiken dans laquelle il écrit que « l'âme du parti a été rongée de l'intérieur »[13]. Le comité de direction de L'Alternative affirme alors que son soutien à Fock n'est que provisoire, mais finit par lui voter une nouvelle fois la confiance le , par 10 voix contre 7, estimant qu'il n'existe pas de preuve d'un comportement déplacé de la part de Fock[14].
Le , marquant leur désaccord avec la direction prise par le parti sous le leadership de Fock, quatre des cinq députés du mouvement (dont Elbæk) annoncent leur départ, laissant Torsten Gejl comme unique député de L'Alternative[15].
Quelques mois après son départ du parti, Elbæk affirme dans la presse avoir toujours eu personnellement peur de Fock et ne pas avoir osé la contredire à certains moments[16].
À peine un an après son élection, elle annonce le sa démission de la direction du parti[17].