Juana Doña

écrivaine espagnole From Wikipedia, the free encyclopedia

Juana Doña Jiménez, née le à Madrid et morte à Barcelone le, est une dirigeante communiste, féministe, syndicaliste et écrivaine espagnole.

Décès
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BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
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Juana Doña
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Biographie
Naissance
Décès
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BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Mundo Obrero (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Conflits
Guerre d'Espagne
Grève de la faim des femmes républicaines de la prison franquiste de Ségovie (1949) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieux de détention
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Dernière femme condamnée à mort en Espagne, Juana Doña était, pour son ami l'écrivain Manuel Vázquez Montalbán, la « seconde dame du communisme espagnol » après la Pasionaria, Dolores Ibárruri[1],[2]. Elle participera également à la fondation du Mouvement de libération des femmes (MLF)[2],[3].

Biographie

Elle entre aux Jeunesses communistes dès ses quinze ans[1],[4],[3] et intègre le Comité Central du Parti Communiste d'Espagne durant la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)[1],[4],[5]. Elle a participé aux combats contre les forces nationalistes de Franco en prenant part à la défense de Madrid avec celui qui allait devenir son mari, Eugenio Mesón, important leader des Jeunesses socialistes unifiées, arrêté après le coup d'état de Segismundo Casado[6] et fusillé par un conseil de guerre franquiste en 1942[1]. En 1940, elle fut une collaboratrice des groupes urbains appelés « Cazadores de ciudad  »[5] dans la Guérilla du Llano.

Rue Juana Doña à Madrid.

Elle est condamnée à mort lors d’un conseil de guerre tenu contre ces groupes en 1945[5], accusée d'un attentat contre l'ambassade d'Argentine[1]. En 1947, à l'occasion de la visite d'Eva Perón en Espagne, et grâce à son intervention[1],[3], sa peine est commuée: elle est condamnée à trente ans de réclusion. Elle reste emprisonnée pendant dix-huit ans[3],[5] et participe en 1949 à la grève de la faim des femmes républicaines prisonnières politiques de la prison de Ségovie.

Après sa libération, elle milite auprès du syndicat des Commissions Ouvrières clandestines[4],[3],[5]. Après la mort de Franco, pendant la Transition, elle est candidate du PCE (Trabajadores de Madrid) au Sénat en 1977[7], travaille à la publication du parti, Mundo Obrero[2],[4],[5], puis intègre à l’Organisation révolutionnaire des travailleurs (ORT)[4],[5]. En 1984, elle participe à la fondation du Parti Communiste des Peuples d'Espagne[5].

Postérité

En 2018, la mairie de Madrid donne son nom à une rue (appelée jusque-là Bataille de Belchite).

Publications

  • 1977, Mujer.
  • 1978, Desde la noche y la niebla (mujeres en las cárceles franquistas), « Depuis la nuit et le brouillard (femmes dans les prisons franquistes) », Prologue d'Alfonso Sastre. Madrid. Ediciones de la Torre.
  • 1992, Gente de abajo (no me arrepiento de nada), « Gens d'en bas (je ne regrette rien) », prologue Manuel Vázquez Montalbán. Madrid. A-Z Ediciones y Publicaciones.
  • 2002, Témoignage dans le livre de Ricard Ninyes Irredentas : las presas politicas y sus hijos en las carceles franquistas[5].
  • 2003, Querido Eugenio (una carta de amor al otro lado del tiempo) « Cher Eugenio (une lettre d'amour à l'autre côté du temps) », prologue de Manuel Vázquez Montalbán. Barcelone. Lumen.

Bibliographie

  • Ramos Mesonero, Alicia (2012). Mémoire Des Prises De Franco. Huerga Et Fierro Éditeurs. (ISBN 9788483749555)

Références

Liens externes

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